GERMER BAILLIÈRE, LIBRAIRE-ÉDITEUR
LONDRES et NEW-YORK, H. Baillière.
A M. GlIElVEAll DE MISSY,
MEMBRE SE l’ACADÉMIE IMPERIALE BE MEDECINE, MÉDECIN HONORAIRE DES HÔPITAUX , ETC.
Monsieur et très honoré maître,
Lorsque la science perdit M. Itard, le 5 juillet 1838 , le conseil d’administration de l’Institution royale des sourds-muets, dont vous faisiez partie, confia à votre prudence le soin de choisir un successeur à cet honorable médecin. Vous avez eu la bonté de me désigner aux suffrages de messieurs vos collègues, votre patronage était une garantie à leurs yeux , et je fus nommé. C’est donc à vous, monsieur, que je suis redevable de la position que j’occupe. Tous mes amis savent à quel point je suis votre obligé ; je saisis avec bonheur cette occasion de vous offrir publiquement l’expression de ma reconnaissance.
Ce recueil, qui vous est humblement dédié, vous prouvera , je l’espère, que je n’ai rien négligé pour justifier la confiance dont vous m’avez donné une preuve si paternelle. Ma seule ambition a été de tenter aux sourds-muets ce que vous y eussiez accompli vousmême, heureux de suivre une voie si habilement et si honnêtement indiquée par mou prédécesseur. Je me sentais soutenu par vos encouragements et par la ferme espérance de faire un peu de bien. Si jamais il pouvait en résulter quelque,honneur pour moi, souffrez que je vous l’attribue, et cependant permettez-moi, monsieur, de vous offrir la sincère expression de mes obéissances et de mon profond respect
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INTRODUCTION