‹ De la guérison de la surdi-mutité et l'éducation des sourds-muetsChapitre 5 sur 23 · I.NTKODCCTION · texte numérisé non relu

I.NTKODCCTION

qui compte plus de soixante années de travaux et de succès ; nous n’avons dû omettre aucun des témoignages qui se sont produits dans l’enceinte où siégeaient les juges, de même qu’en dehors de ce prétoire orageux : tout ce que l’on a écrit ou dit pour ou contre avait sa place marquée dans notre recueil, de sorte que les personnes qu’intéressent ces débats, cette question , ces infortunés, trouveront dans ce volume tout ce qui se ratlache à cette grande affaire.

Au delà de ce rôle de collectionneur, pour qui l’exactitudè est une nécessité absolue, se trouve le droit de la critique ; nous en avons usé avec modéralion , avec convenance (espérons que l’on nous rendra cette justice), nous bornant à relever des inexactitudes, à contrôler des assertions hasardées, à recliûer des fails, à présenter des objections, en un mot, à faire prévaloir autant qu’il est en nous les intérêts de la vérité. Nous ne nous flattons pas d’être sans passion, l’humanité ne comporte guère un si orgueilleux stoïcisme, et d’ailleurs cette chaleur de zèle, cette vivacité d’impressions, sont souvent le stimulant obligé des bonnes choses ; mais enfin nous avons voulu ne voir dans cette question académique que ce qui s’y trouve réellement, c’est-à dire la possibilité de la guérison d’une infirmité déplorable , aux soins de laquelle nous avons consacré une notable partie de notre carrière médicale.

C’est à ce titre seulement qu’est due notre intervention dans une cause qui n’est véritablement pas la nôtre. L’Académie impériale de médecine seule avait à s’inquiéter de ce nouvel appel fait à son zèle, et surtout à sa patience. En vain elle avait déjà répondu à toutes ces questions, en vain trois des commissaires de 1828 pouvaient parler des travaux auxquels ils avaient pris part, en vain les souvenirs de beaucoup de ses membres allaient faire revivre la séance où M. Husson lut son rapport, et, si tout cela ne suffisait pas, M. Gérardin était en mesure de mettre sous les yeux de l’Académie le rapport même qu’il avait été chargé, conjointement avec .M. Jourdan, de joindre à la seconde édition du Traité des maladies de l’oreille et de l’audition, d’Itard, publiée en 1842.

Mais, dit-on, la science ne peut rester stationnaire ; il se produit sans cesse de nouveaux faits qui deviennent l’occasion de

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découvertes nouvelles; les observateurs attentifs signalent un progrès, ils le publient, l’exploitent; il faut bien, dès lors, que les corps savants soient avertis, et disent leur avis sur ces perfectionnements, dont l’humanité est appelée à recueillir lebéncüce.

Sans doute cela est nécessaire, sans doute il faut que l’Académie sanctionne ces decouvertes ; nous l’avions si bien compris que, dès le mois d'aoùl 18i7, alors que le docteur B’ancbet commençait à s’occuper de nos élèves sourds-muets, à leur appliquer ce qu’il appelait sa nouvelle méthode de traitement, nous écrivîmes la lettre suivante à 31. le ministre de l’intérieur :

« 3Ionsieur le ministre,

» Par votre lettre du 31 juillet dernier, vous avez enjoint à M. le directeur «le l’Institut royal di's sourds-muets de confier à 31. le docteur IMancliet un «ertain nombre d’élèves destinés à subir, à titre d’issai, l’application d’une méthode qui lui est particulière pour le traitement de la surdi-mutité.

» PermelUz-moi, monsieur le ministre, de vous soumettre à cette occasion les léfîexions suivantes ;

» Toutes les fois qu’un médecin croit avoir trouvé une méthode curative nouvelle, il en fait part à l’Académie royale de médecine, spécialement instituée pour apprécier ces découvertes, et cette compagnie savante nomme une commission pour assister aux expériences de l’inventeur. La surdi-mutité a clé l’objet d’un grand nombre de tentatives de ce genre, et telle est la marche que l’administration a toujours suivie en pareil cas. Vous avez autorisé le directeur de l’Institution à recevoir les commissaires nommés à cet effet, et le médecin de l’établissement n’a pas manqué d’assister à tous leurs travaux.

» Je désire vivement que 31. le docteur Blanchet soit plus heureux que MM. Itard, Deleau et autres médecins qui, comme moi, ont vainement essayé de guérir les sourds-muets. Pourquoi, dans la circonstance actuelle, procéder autrement que vous ne l’avez fait jusqu’ici? Pourquoi ne pas investir l’Académie royale de médecine du droit de juger s’il y a lieu de soumettre nos élèves à des expériences nouvelles? Les essais de

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M. Blanchet auront alors un caraclère scienlifique inconteslable. Pour ma part, je m’empresserai tic lui offrir le concours de mes efforts et de mon zèle afin d’arriver <à un but si désirable.

» Permettez-moi, monsieur le ministre, d’ajouter un seul mot. Si ces expériences de M. Blanchet, faites d’après vos ordres, avaient quelques conséquences ffu-beuses pour nos élèves, ma responsabilité près de leurs familles serait-elle assez couverte par vos prescriptions ministérielles, et ne serais-je pas autorisé, pour ma garantie et dans rinlérètde la science, à en référer au président de l’Académie de médecine? Je vous soumets cette réflexion avec confiance, persuadé que, dans une question toute scientifique, vous vous en rapporterez à l’expérience de nos juges naturels et compétents.

» J’ai l’honneur d’ètre, monsieur le ministre, etc.

j> P. Mexièue. »

Cette réclamation n’eut aucun succès; M. B’ancbet, qui faisait perdre à rios élèves un temps précieux en les enlevant à leurs travaux habituels, reçut en quelque sorte par anticipation le titre qui auraitdùètre la reicompense d’une découverte réelle; administrativement parlant, il fut déclaré inrenlevr d'une nou~ telle méthode dt guérison de la surdi-mutité, elcpiandalorsnous crûmes devoir nous adresser au sous-secrétaire d'Etat au département de l’intérieur, de qui relève noire Institut, la réponse de ce fonctionnaire fut telle qu’il nous parut évident que toute protestation resterait inutile.

Les troubles politiques survenus peu de temps après ne devinrent menaçants que pour nous, bien que l’on ait parlé des dangers que courut alors M. Blanchet; il serait facile de dire pour qui fut le danger, qui l’a fait naître,qui en a profité; mais laissons là ces tristes souvenirs qui ne sont pas du domaine de la science et que nous n’eussions jamais songé à rappeler sans les insinuations d’un orateur de l’Académie. Bevenons à ce qui nous touche réellement, nous, les médecins chargés de soigner les sourds-muets; nous, les hommes qui se doivent tout entiers à ces pauvres enfants que le gouvernement nous confie.

A l’époque où l’administration nous appela à continuer l’œuvre d’Itard, nous nous livrâmes avec toute l’ardeur dont nous

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sommes capable à l’étude de celte science nouvelle pour nous ; nous trouvâmes dans l’ouvrage de notre savant prédécesseur et dans diverses publications venant de lui tous les renseignements nécessaires à l’accomplissement des devoirs qui nous étaient imposés. Itard, après quarante ans de soins, en était venu à un profond découragement; il avait reconnu par expérience que la plupart de ses idées premières étaient bien plutôt des désirs et des illusions que des réalités. Nous étions nous-même arrivé à un âge où ces spéculations d’un esprit généreux, sérieusement examinées, se trouvent réduites à leur valeur absolue; par conséquent il ne nous fallut pas vivre longtemps avec les sourdsmuets, et surtout avec leurs professeurs habituels, pour comprendre l’inutilité des moyens destinés à les guérir. J ai commencé en quelque sorte par où Itard avait fini; j’ai vu une multitude d’enfants à qui l’on avait fait subir les traitements les plus douloureux, les plus barbares, les plus absurdes et les plus inutiles; j’ai compris que mon devoir était tout différent; aussi n’insislai-je pas longtemps sur une thérapeutique qui ne devait trouver sa justiûcation que dans le plus grossier empirisme, ou dans des motifs d'intérêt privé que la conscience réprouve. Cependant je n’étais pas devenu sceptique à ce point que je me crusse autorisé â nier toute possibilité d’une guérison en pareil cas : dès que j’eus connaissance des tentatives de M- Bianchet, je m’adressai directement à ce médecin pour l’engager à faire de la science sérieuse ; plus tard, quand je vis de quoi il s’agissait, j’écrivis directement au ministre pour réclamer l’intervention de l’Académie, et enfin quand j’eus reconnu que je n’étais pas écouté, je revins àla charge auprès de 31. Bianchet et je lui dis, entre autres choses, ces propres paroles ; «Faites de la science, » communiquez vos procédés aux juges naturels du corps mé- » dical, demandez une commission académique, la seule com- » pétente; prenez un point de départ dûment établi, travaillez » sérieusement aux progrès de cette partie delà science, faites » constater les résultats obtenus, et, soyez-en certain, quelle » que soit votre manière d’agir à mon égard, mon concours ne » vous fera jamais défaut. >>

Cette lettre est du 8 mars 1848 ; elle resta sans réponse ; mais dois-je penser qu’elle détermina 31. Bianchet à quitter la voie où il avait marché jusque-là? Au mois de décembre de la

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même année, l’Académie de médecine fut invitée par le ministre de l’intérieur à s’occuper des travaux de ce médecin ; üne nous convient pas d’examiner comment ce mandat fut rempli, nous ne pouvons que renvoyer le lecteur au discours de M. le professeur Malgaigne, juge éclairé des travaux qui ont servi de base au rapport de M. Piorry, aux dissertations critiques de M. Jules Guérin, de JIM. Bégin, Ferrus et Bonnafont, qui n’ont rien laissé à dire sur ce sujet, et enfin aux conclusions substituées par l’Académie à celles qui avaient été rédigées par le rapporteur.

Tout ceci est en quelque sorte le point historique de la question; voyons maintenant ce qui appartient plus spécialement à l’Académie, la part que ses membres ont prise dans l’examen de cette môme question, le caractère du débat engagé devant la compagnie, les décisions prises par celle-ci, et enfin le résultat d’une des luttes les plus ardentes, les plus prolongées dont les doyens de ce corps savant aient gardé la mémoire.

Ainsi que nous l’avons dit dès le début, des personnes plus spécialement aptes à donner un avis motivé sur ces matières peu connues attirèrent l’attention de l’Académie sur l’importance de celte affiiire, sur les conséquences graves qui pouvaient découler des conclusions du rapport; ce corps savant comprit aussitôt qu’il fallait examiner avec soin un travad auquel l’administration paraissait attacher une grande importance, et dès lors il n’y eut plus à redouter de surprise. Des orateurs se chargèrent de traiter ce sujet à fond, de remonter aux sources, de descendre aux détails; le côté philosophique de la surdi-mutité ne fut pas plus omis que le côté pratique; la question fut embrassée dans son ensemble, et le rapport fut critiqué avec une verve, soutenu avec une vivacité qui auraient pu tenir longtemps l’assemblée en suspens, si quelques uns de ses membres n’avaient déployé toutes les ressources de leur esprit et de leur talent pour faire triompher le parti opposant.

Comment n’est il venu à l’idée de personne de s’armer du rapport de M. Husson, de montrer ce qui avait été fait et si bien fait par des hommes non moins compétents que leurs successeurs, d’établir en quelque sorte l’inutilité de cette lutte nouvelle, puisque l’ancienne avait donné gain de cause aux demandeurs actuels ?

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Peut-être n’a-t-on pas jugé à propos de se servir de ce document dont l’Académie a le droit de se montrer fière, bien que le temps n’ait pas tout à fait confirmé la sentence des premiers juges; il aurait fallu avouer, et il en coûte, que ce succès proclamé en 18*28 n’avait plus pour lui la sanction du temps et de l’expérience, rjue ces promesses, si bien accueillies de prime abord, n’avaient pas justifié de trop faciles espérances. De pareils retours sont chose commune en médecine, les archives des sociétés savantes comptent beaucoup de ces triomphes passagers do la science sur les infirmités de notre pauvre nature ; tout a été guéri tour à tour, souvent avec enthousiasme, plus souvent encore avec une bonne foi des plus respectables, et puis les années qui roulent sur ces merveilles les soumettent au contrôle d’une observation plus rigoureuse; ondiraifque ces mêmes conditions ne se retrouvent plus; ce qui avait paru tout simple devient difficile, rare, impossible même, et l’on s’étonne de ces démentis éclatants que renferme l’avenir.

C’est que l’on apprend à mieux voir, à juger plus sainement; c’est que l’esprit de généralisation, qui est l’apanage de la jeunesse, subit à cl.aque instant de nouveaux échecs ; les opinions cèdent la place aux faits; on finit par s’apercevoir qu’il n’y a presque plus de familles, de genres en pathologie, que les espèces et les individus sont tout. On apprend à ne pas tant raisonner sur les sourds-muets, mais bien à examiner un sourd-muet à fond; on laisse bà celte classe d’infortunés pour s’occuper de celui qui se présente; car, comme le premier devoir du médecin est de guérir, on néglige les règles générales pour arriver bien vile aux applications.

L’Académie, qu’il nous soit permis de le dire, ou plutôt quelques uns de ses membres, n’ont pas suivi cette marche dans la discussion dont nous nous sommes constitué l’historien. La partie théorique a usurpé une grande place dans les discours qui remplissent ce volume. C’était en effet ce qu’il y avait de plus facile, de plus séduisant dans une question comme celle-ci; la surdi-mutité était plus aisée à traiter à la tribune que les sourdsmuets dans notre institution ; on pouvait disserter savamment sur les causes aussi obscures que nombreuses de cette infirmité si grave; déclarer que la guérison était sinon assurée, du moins

INTRODUCTION

très probable. On ne manquait pas de preuves à l’appui de celte manière de voir ; les recueils scientifiques avaient élé interrogés avec soin, de sorte que la tbcorie s’appuyaitsur des faits qui, au moins en apparence, servaient de base à une argumentation dont la forme logique dissimulait assez bien le défaut de réalité. Et puis, il faut en convenir, certains orateurs ne se sont pas montrés difficiles dans le choix des arguments que prodiguait leur faconde. Pris au dépourvu, entraînés par les nécessités de la cause, ils ont fait flèche de tout bois, puisant aux sources les plus suspectes, sans s’en douter, il est vrai, mais enfin acceptant comme bons, comme justes, comme inattaiiuables, des jugements dictés par la haine, faisant à des libelles empoisonnés l'honneur d’emprunts qu’un peu plus de critique eût fait reléguer dans les ténèbres d’où ils sortaient; enfin l’.Académie a eu le singulier spectacle d’une lutte dans Inquelle la passion ne ncgligcail rien pour femporter sur le bon sens, la raison, la vérité.

Mais c’est le devoir des compagnies savantes de résister à ces entraînements faciles, de se faire une opinion modérée là où l’enthousiasme voudrait provoquer des manifestations trop souvent dangereuses; on a vu peu à peu se calmer ces ardeurs, l’Académie a donné gain de cause au bon sens, à la réflexion, à la sagesse; elle est restée dans la bonne voie, elle a accueilli l’idée d’un progrès possible, rationnel; elle a maintenu avec fermeté les principes tutélaires de la science et de l’administration en refusant sa haute sanction à des mesures qui pouvaient donner de l’importance à une prétendue méthode curative de la surdi-mutité, et entraîner des bouleversements dans l’Institution impériale que protège le nom de celui qui l’a fondée, que garantissent le talent et le caractère de ses honorables successeurs.

On trouvera à la fin de ce volume, sous forme de résumé pratique, les seuls renseignements que nous soyons en mesure de donner aujourd’hui sur les deux grandes questions en litige, la guérison de la surdi-mutité et le mode d’éducation des sourds-muets. Nous n’avons pas la prétention, assurément, de poser des limites invariables ; ainsi que nous favons dit dans notre première lettre, les droits de l’avenir sont réservés ; mais

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enfin nous montrerons la voie à suivre pour arriver à quelque chose d’utile. En attendant des publications plus rigoureusement scientifiques (!}, il nous sera permis de dire que l’Académie a entendu sur ce sujet bien des choses prématurées, hien des assertions légères; que des orateurs lancés à la recherche de ce qu’ils ont cru la vérité se sont trompés de bonne foi, sans doute, mais enfin se sont trompés, parce que, dans une étude aussi rapide, ils n’avaient pas eu le temps d’apprendre à voir et, par conséquent, de bien voir. C’est surtout en ces matières obscures qu’il faut apprendre à regarder, qu’il faut se défier de ce premier coup d’œil, qui ne saisit que des apparences, qu’il faut craindre des illusions faciles, des surprises inévitables. Quand il s’agit de sourds-muets, on n’improvise pas, il faut examiner beaucoup, longtemps; il faut revenir sans cesse sur ce que l’on a vu, réunir de nombreux témoignages en faveur d’une opinion, si séduisante qu’elle paraisse de prime abord; en un mot, il faut se rappeler ces paroles si sensées d’un véritable observateur de la nature : Pauca expérimenta nos audaces reddunt, temerarios, gloriosos ; pîura incerlos; plurima tandem, ac kumanam fere patientiam superantia, ad aliquid concludendum et agendum nos eminus prœparant (2).

(1) On nous permettra de choisir notre temps pour publier ce livre, auquel nous travaillons depuis quinze années. Ilard en a mis plus de vingt à composer son Traité des maladies de l’oreille. Rien ne nous presse, si ce n’est le temps lui-même qui passe si vite, mais certains ouvrages de médecine disparaissent si promptement pour faire place à d’autres, qu’il est bien permis de donner quelque soin à la composition d une œuvre à laquelle on souhaite un peu plus de durée. Certain compilateur moderne nous a reproché de ne pas avoir mis dans notre traduction de Kramer tout ce que nous possédons sur les maladies des oreilles, sans doute pour donner plus de prix au livre qu’il avait fait avec le nôtre. Nous trouvons juste de lui laisser quelque chose à désirer, ne fût-ce que pour réserver aux traités originaux le faible mérite de la nouveauté. Les copistes peuvent bien attendre.

(2) Muschenbrock, Opéra physica, etc., Lugd. Bat., 1739. J'ai entendu M. le professeur Ândral citer celte phrase d'un si grand sens à la Qn d'un de ses cours de pathologie interne. Le conseil était boa, je l’ai suivi, je l'adresse à qui de droit, avec cette recommandation : Qu’on se le dise!

15 août 1833.

LA:^>ÜÉRIS0N

ET

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