‹ De la guerison de la surdimutite et de l'education des sourdsmuets expose de la discussion qui a eu lieu a l'Academie imperiale de Medicine; avec notes critiques, reflexions, additions, et un resume generalChapitre 26 sur 29 · DISCOURS DS M. PELISSIER · texte numérisé non relu

DISCOURS DS M. PELISSIER

il écouter les conseils de ses supérieurs et fait-il, sans regret, le sacrifice de mouvements oratoires qui plaisaient le plus à son imagination. Mais celte docilité à des avis sages ne paralyse pas son zèle ; il refait avec une facilité merve.lleuse les passages retranchés, il retrouve des inspirations nouvelles, laissant a ses judicieux critiques une égale estime pour son caractère si souple et |tour la fécondité d'un esprit qui multiplie ses ressources a mesure qu'd en est besoin.

Extrait du discours de ■ I/. Pelissier pour la stance solennelle de la distribution des prix aux élèves de l' Institution impériale des sourds-muets de Paris, le mercredi 10 août 1853.

Mesdames et Messieurs,

L’année scolaire de l’enfant sourd-muet , comme celle du parlant, est signalée par deux solennités bien douces, bien touchantes, et qui versent a pleines mains la consolation , la joie et l’espérance dans les cœurs des familles qui y sont conviées.

L'une , la plus auguste, la plus sainte , n’a lieu qu'une fois dans la vie, mais elle se renouvelle tous les ans , et c'est pour l'enfant béni du ciel comme un phare protecteur qui éclaire sa barque fragile à travers les écueils du monde. Pour lui , en effet , il u'ist pas de souvenir plus beau, plus attendrissant, que re!ui de la première communion ; et ces Ilots de bonheur auxquels tous les parents particqient sans mélange, a qui les doit-il, si ce u'esl a celte admirable religion qui , tendant les bras a ses pareils, a fait retentir dans l'éternité ces mémorables paroles : laissez venir à moi les petits enfants! Oh ! n’arrétrz pas les petius enfants qui vont a Dieu, car ce suuldes cœurs candides, des esprits simples , et ces espriis , ces cœurs-la vous ne les trouverez nulle part plus disposés a aller à Dieu que parmi nos enfants sourds-muets.

L’autre solennité, celle qui nous réunit en ce moment dans cette modeste enceinte, fera, elle ausd , déborder aideurs de contentement et de satisfaction le cœur des innombrables nourrissons de l’uiiiveisite, télés blondes qu'ombrageront bientôt de vertes couronnes, mains enfantines qu'on remplira de livres et d’images, joues fraîche» et ruses que les mères couvriront de baisers et de pleurs , tendres et fragiles intelligences qui s'élancent vers l'inconnu , qu'elles appelleront plus tard le beau, le bien et le vrai ! Oh ! je sais que le bonheur qu’on vient chercher dans celle l'été n’fol pas toujours sans mélange, et qu'ici connue partout il y a des vainqueurs et des vaincus ; mais les lauriers qu'on vous distribue, enfants, re-

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