‹ De la guerre et des armées permanentes (volume 4)Chapitre 16 sur 54 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

PERSONNEL Et MàTÊRIBI:.

Homineé.

Etats-majors • • • • ^»^^

Gendarmerie (Sfô légions départementales, 2 bataillons mobiles à Paris et 6 compagnies en Algérie). 22,589

infanterie (100 régiments de ligne, 40 bataillons de chasseurs d'Afrique, 3 régiments de zouaves, 3 bataillons d'infanterie légère, 12 compagnies de discipline, 5 compagnies d'ouvriers) 254,985

Cavalerie (58 régiments de carabiniers, dragons, cuirassiers, lanciers, chasseurs et hussards, 2 escadrotis de guides, école de cavalerie, dépôts de remonte) 61,187

Artillerie (15 régiments, 14 batteries en Algérie, 12 compagnies de pontonniers, 12 compagnies

A reporter. . . * . 342,627

hommes.

Beport 342,627

d'ouvriers, une demi-compagnie d'armuriers, A

escadrons du train des parcs). 32,066

Génie (3 régiments, i compagnie d'ouvriers, 15

compagnies en Algérie) 9,290

Equipages militaires (parcs de construction, 5 escadrons du train, 3 compagnies d'ouvriers). . . 5,071

Vétérans (14 compagnies) 1,794

lÈlèrvices administratifs (aumôniers, officiers de santé,

infirmiers, officiers d'administration, etc.). • . • 4,932

Légion étrangère d'infanterie en Algérie 6,110

Infanterie indigène en Algérie (3 bataillons). ... 3,000 Cavalerie indigène en Algérie (3 régiments de spahis) 3,560

Gardes de Paris 2,130

Recrues incorporées dans le cours de Tannée. . . 50,000

Total 460,580

Il peut y avoir en outre, parmi les hommes de vingt à cinquante ans, une garde nationale de plus de 2 millions d'hommes, dont 1 million mobilisable parmi les jeunes gens de vingt à trente ans. Mais cette institution n'est point prise au sérieux et elle ne le sera jamais tant que subsistera le système actuel de l'armée permanente* J'aurai à revenir sur cette grave question dans la troisième partie de cet ouvrage.

36 places de premier ordre et un grand nombre

de forts et de batteries de côtes; 150 casernements non fortifiés ; 4 écoles militaires (Saiut-Cyr, La Flèche , Saumur et Metz ) ; 49 hôpitaux militaires ;

156 DEUXIÈME PARne.

13 magasins généraux des effets d'habillement et de harnachement ;

4 manufactures d'armes ;

3 parcs d'équipages militaires; 20 dépôts de remonte ; 58 magasins de fourrage;

3 fonderies; 17 poudreries et raffineries de salpêtre.

L'effectif du personnel appartenant à la marine, et employé soit à la mer, soit sur terre (équipages de ligne, artillerie et infanterie de marine, génie, service de santé, etc.), est de 57,725 hommes. Réuni à celui de l'armée de terre, il forme un total de 518,305 hommes».

29 vaisseaux; 57 frégates; 59 corvettes; 42 bricks ;

6 cannonières-bricks ; 35 bâtiments légers; 71 avisos; 35 bâtiments de transport.

5 ports de mer militaires (Toulon, Rochefort, Lorient, Brest et Cherbourg) ; 12 chantiers de construction des bâtiments de l'Etat;

* Depais la déclaration de la guerre, ce noiiîbre a éié fort augmenté. Dans le discours d^ouverture du Sénat et du Corps législatif, prononcé le 26 décembre 1854, il était dit que l'armée se composait alors de 581,000 soldats^ et que la marine avait 69,000 matelots embarqués. De plus, en annonçant un second emprunt national, on demandait une nouvelle levée de 140,000 hommes. Ainsi Peffectif des armées de terre et de

1 établissement pour la fabrication des machines à vapeur (Indrel); Forges (La Chaussade) ; 3 fonderies (Ruelle, Nevers et Saint-Gervais) .

DÉPENSE

Sur un budget en recettes de i, 446,129,431 fr.

L'armée de terre prend 327,943,863 fr.

Et celle de mer 117,181,001

Total 445,124,864 fr.

Mais la véritable dépense annuelle militaire n'est nullement donnée par ce dernier chiflTre, qui serait sans doute déjà fort élevé, puisqu'il absorbe près du tiers du revenu total. On va voir qu'il doit être plus que doublé. Nous avons à tenir compte : 1® de l'intérêt des valeurs improductives, enfouies soit dans le matériel de l'armée ou de la marine, soit dans le domaine militaire ou naval, soit dans les terrains et matériaux des places fortes et des forts, terrains et matériaux qui sont distincts du domaine proprement dit; 2** de l'intérêt de la dette publique, causée par la guerre ; 3® de la somme correspondante à la perte de travail du personnel de l'armée de terre et de mer. Or voici les données sur lesquelles ces trois éléments doivent être évalués :

La valeur du matériel et du domaine proprement dit de l'armée et de la marine est estimée 1 ,210,435,305 fr. (marner s'élevait, en 1855, à près de 800,000 hommes. Ce chiffre est encore dépassé en I85d, puisque Ton appelle^ sur la classe de 1855^ 140,000 hommes, nombre supérieur à celui des libérations et des pertes de la dernière campagne.

168 DEUXIÈlfE PARTIE.

tériel, 872,427,661 fr.; domaine, 338,007,644 fr.) Celle dçs terrains et matériaux des places fortes et des forts est beaucoup plus considérable; elle s'élève à environ 3,000,000,000 fr. Ce dernier chiffre, réuni au précédent, donne, pour la valeur improductive du domaine et dti matériel de la guerre, un total de 4,210,435,305 fr. L'intérêt de cette somme , calculé à 4 pour 100 seulement, est de 168 ,417,412 fr.

La dette publique est de 5,696,633,896 fr.*. L'intérêt de cette dette est de 372,314,577 fr.

Le total du personnel de l'armée de terre et de mer est, comme on Ta vu plus haut, de 518,305 hommes. La valeur moyenne du travail annuel d'un homme adulte varie gelon les pays : elle est, terme inoyen, environ de 500 fr. en Angleterre, de 300 fr. ei^ France, en Belgique, e^ Hollande et eu Allemagne, et de 200 fr. dans la plvipart des autres contrées de TEurope. La sopme correspondante à la perte du travail du personnel de l'armée de terre et de mer, à 300 fr. par homme, est donc d# 155,491,500 fr.

^ Non compris les deux nouveaux emprunts nationaux, faits en 185iet 1855^ et s*élevant ensemble à 750 millions;; en sorte que la dette publique monte aujourd'hui à près de 6 milliards et demi, dont riniérèi annuel est de plus de 400 millions.

Les dettes publiques des divers États européens ont été causées presque uniquement par la guerre. Je dois dire cependant que plusieurs centaines de millions de celle de la France proviennent d^emprunts faits à diverses époques pour des travaux civils^ parliculièrement pour construction de chemins de fer. On pourrait donc les distraire du chiffre de la dette à attribuer à la guerre. Mais comme ils compensent à peine les 750 millions empruntés récemment pour frais de guerre, on peut conserver le chiffre de 5,696,633»S96 fr.

STATISTIQUE DES iTA^USgpBlIEim MILITÀIRES. 150

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