AVANT-PROPOS
Sur ce gio)i0 o^ ifoii p^if IWi faA9(9ll1iMI im Ul Main réfwad A flou et la Jof e et la vie,
PfiM 8U ii^rat^» «ll0i9M ^9P^ Hmm Mifli S'en yoDt semant partout l'épouvante et la voit.
n y a quelques années à peine, on pouyait croire la eause de la guerre définitHrement perdue. Les lumières que la discussion provoquée par les Sociétés des Amis de la paix des Etats-Unis et de l'Angleterre ay ait jetées sur toutes les grandes questions qui se rattaclient à ce sujet semblaient avoir pénétré dans tous les esprits. Grâce aux généreux et persistants efforts des Worcester, des Burritt, desSturge, des SeUon, des La Rocfaefoucault, les peuples commençaient à «^entendre, et paraissaient vouloir enfln en^loyer à s'entr'aider et à se fkire du bien toute Tactivite qu'ils avaient déployée jusqu^là pour se créer de mutuels embarras et se faire du mal. Mais voilà que de nouveau l'Europe «e hérisse de forêts de baïonnettes, dont les sinistres éclairs répandent au loin la menace de formidables égorgements. De toutes parts on équipe des flottes,
4 AYART-niOFOS.
on lève des troupes, et l'on n'entend plus que le son lugubre et sauvage du tambour. Il n*y a pas seulement recrudescence de revues mUitaires, de puériles parades et d'un vain étalage de brillants costumes, mais il y a recrudescence réelle de jalousies et de haines ; les fléaux de la discorde et de la destruction sévissent de nouveau, et le génie hideux de la guerre secoue de nouveau sa torche incendiaire sur toutes les contrées de l'Europe. Qu'est-il donc survenu pour qu'on soit en si peu de temps passé de dispositions universellement pacifiques à un régime de nouvelles fureurs, et qui donc a eu intérêt à ranimer cet esprit de vertige universel?
Les apAtres de l'union des peuples ne doivent ni se décourager ni surtout sommeiller pendant ce temps de funeste arrêt, mais ils doivent au contraire renouveler avec plus d'ardeur que jamais les saints combats de la paix. Le Congrès établi à Londres a rouvert la lice. En répondant à son appel, j'ai pensé qu'il était de bon exemple que des écrivains appartenant à une des nations les plus belliqueuses accourussent des premiers pour engager cette dernière lutte de la civilisation contre la barbarie. Je me suis dit que si l'un d'eux, après avoir partagé avec tous le mérite du bon vouloir et du courage, prenait rang parmi les vainqueurs, cette circonstance même tournerait peutêtre au profit de la cause, et que ce serait au moins pour la France le meilleur honneur et la plus digne expiation des mauvais exemples qu'elle a si longtemps donnés au monde par son humeur guerroyante.
J'ai divisé cet écrit en trois parties principales : 1^ Précis historique sur l'origine et l'accroissement des armées permanentes dans l'Europe moderne.