‹ De la guerre et des armées permanentes (volume 4)Chapitre 46 sur 54 · Î0 TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

Î0 TROISIÈME PARTIE

qu*aujourd'hui. Ce qui est surtout élevé maintenant au rang de vérité première, c'est que la sûreté et la liberté du commerce international sont absolument incompatibles avec les éventualités de la guerre. Déjà la plupart des nations civilisées s*entendent pour exercer sur les mers une police générale et commune, destinée à empêcher la traite des noirs. Ce n'est là sans doute qu'un remède impuissant contre un mal qui se continue sur une moindre échelle peut-être mais avec plus de cruauté, par la nécessité d'échapper à une plus stricte surveillance en soumettant à plus de gêne les malheureux esclaves enlevés à TAfrique. Hàtons-nous de dire qu'il n'existe qu'un moyen de mettre fin à la traite, c'est l'entière et définitive abolilion de l'esclavage. Mais, en attendant que ce but soit atteint, le concert des principales nations européennes pour traquer sur les mers les marchands de nègres n'en dénote pas moins une pensée d'humanité et un progrès réel. Or, tout en tenant compte des différences et du plus grand nombre de difficultés, n'y a-t-il pas, dans ce fait solennel d'entente de grandes nations, une indication de ce qui leur reste à faire pour la police bien autrement importante de leurs territoires, et une preuve de la possibilité d'y réussir? Il ne s'agit plus que d'étendre l'application du même principe.

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