‹ De la haute éducation intellectuelle (volume 3)Chapitre 40 sur 103 · TREIZIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

TREIZIÈME LETTRE

L'histoire.

Mon cher ami,

Ma dernière lettre vous a fait un peu crier ; mais vous ] avez été forcé de convenir qu'en définitive j'avais tout à fidt raison, et j'espère vous avoir décidé, non pas à sortir d'und vie molle, oisive, inoccupée, perdue, qui, grâce à Dieu, rfa jamais été la vôtre, mais à vous donner enfin à un travail sérieux et suivi, dans un esprit de foi, et comme à un grand devoir de l'homme et du chrétien.

Je vous ai indiqué déjà, comme sujet possible de beaux et intéressants travaux, la littérature et la philosophie ; je vais aujourd'hui proposer à votre choix de nouvelles matières d*études, moins graves que la philosophie, plus sérieuses cependant que la littérature, bien que ce soit là aussi de la littérature, et à mon sens de la plus grande et de la plus virile : je veux parler de l'histoire. Et je vais d'abord vous dire quelques mots de la nécessité d'une telle étude pour vous et pour vos amis.

LETTRE Xlll. — L'HISTOIRE. 805

NÉCESSITÉ DE L*ÉTUDE DE L*BISTOiaE

L*histoire est un champ immense, et qui de nos jours a été très-explorë ; c'est l'histoire qui a de préférence attiré les hommes de notre temps, et provoqué les travaux qui bonoreront le plus ce siècle. Mais, je ne saurais trop le redire, ma pensée n'est pas d'imposer à un homme du monde Tétade de tous les ouvrages que je dois ici recommander; ce sont simplement des indications que je donne et des invitations que je fais. C'est à chacun de prendre sa part dans ce vaste champ, de se tracer un bon plan, de s'ouvrir un bon sillon, et de le suivre.

Du reste, mon ami, je n'emploierai pas un temps superflu à démontrer l'intérêt et le charme de cette étude pour tout homme qui a du loisir : c'est une nécessité, aujourd'hui surtout, de ne pas demeurer étranger à la science historique, et de la posséder au moins dans un certain degré, qae le développement des relations internationales et de la y\B politique chez tous les peuples rend plus que jamais indispensable. Qui n'est d'avance convaincu à cet égard?

« L'histoire, disait déjà le premier orateur et le premier « philosophe de Tancienne Rome, l'histoire est la lumière « des temps, la contemporaine du genre humain, la déposi- « taire des événements, le témoin de la vérité, l'âme des « souvenirs, la grande conseillère de la vie humaine, la

< messagère des siècles passés. »

« Sans elle, disait encore Cicéron, nous vivons dans une t honteuse ignorance de tout ce qui nous a précédés : et « est-ce là autre chose qu'une puérilité éternelle, qui fait

< de nous des enfants, et des étrangers pour le reste de « Tunivers ? »

H. É., III. i%

Les grands génies du xvii* siècle ne pensaient pas autrement.

On connaît les admirables pages de Fénelon, dans sa Lettre à VAcadémiey sur l'étude de l'histoire. Je ne saurais tropf mon ami, vous recommander de les relire. Elles sont, dignes de vos méditations. Je n'en citerai ici que ces courtes et remarquables paroles :

« L'histoire est très-importante ; car c'est elle qui nous ff montre les grands exemples , qui fait servir les vicas « mêmes des méchants à l'instruction des bons, qui dëa brouille les origines, et qui explique par quel chemin les « peuples ont passé d'une forme de gouvernement à une « autre. »

On sait quel cas Bossuet faisait de l'histoire, et combien il la conseillait aux particuliers comme aux princes. Selon lui, « un honnête homme ne peut ignorer ni son pays ni le « genre humain. » Et une des grandes louanges qu'il donne à la jeune Henriette d'Angleterre, dans l'oraison funèbre , de cette princesse, c'est d'avoir eu un goût sérieux pour '. celle étude. « C'était, dit-il, le dessein d'avancer dans cette a étude de la sagesse qui la tenait si attachée à la lecture

« de l'histoire Elle y perdait insensiblement le goût

c des romans et de leurs fades héros, et soigneuse de se « former sur le vrai, elle méprisait ces froides et dange- « reuses fictions. »

J'avoue que bien souvent, dans ma vie, en voyant les longues heures que les femmes et les hommes du monde perdent à la lecture de ces feuilletons et de ces romans, si vains et si vides, c'est le moins qu'on puisse dire de la plupart, et dont il ne resle absolument rien, quand il n'en reste pastles impressions dangereuses, j'ai déploré qu'on n'employât pas plutôt ce temps à des lectures historiques, qui, bien choisies et bien conduites, auraient non moins de charme et un bien autre profil.

LETTRE XIII. - l'histoire. 207

Car l'histoire n'est pas seulement une lecture inslruclive, pleine de graves et fortes leçons ; c'est encore une lecture très-attrayante, très-curieuse, mais de la plus légitime et de la plus noble curiosité, et si variée, que l'intérêt ici est sans cesse renouvelé.

Mais, en dehors de l'intérêt profond qui s'attache aux études historiques, comment ne pas sentir quelle lacune ngnorance de l'histoire laisse dans une intelligence, quelles que soient d'ailleurs son aptitude et sa vocation particulière?

Je ne parle pas seulement ici de ceux pour qui une étude approfondie de l'histoire est une nécessité de position : par exemple, quiconque aspire à la vie politique ; tout jeune homme qui entre dans la diplomatie, et veut être non de ceux qui s'y amusent, mais de ceux qui s'y honorent et y servent leur pays ; et encore les magistrats, les avocats, les hauts administrateurs, etc. Je parle de quiconque veut simplement se tenir au courant de ce qui se passe dans le Blonde, et comprendre quelque chose aux besoins et aux aspirations de son époque.

Car le présent a ses racines dans le passé ; un siècle est îe que l'ont fait les siècles qui l'ont devancé ; une généraion hérite du bien et du mal transmis par les générations intérieures ; les institutions qui se développent ou qui menant ont leur cause de ruine ou de vie dans les faits qui ont précédé. En un mot, une grande solidarité lie ensemble ous les âges, et l'histoire est une toile ininterrompue où m les fils qui vont faire la trame de demain tiennent à îeux qui ont fait la trame d'hier.

Aujourd'hui surtout, que le monde est ouvert de tous ^tès, que les relations entre les peuples ne connaissent plus de barrières, que l'ancien et le nouveau monde ressentent mutuellement le contre-coup de leurs agitations inférieures, que la France est partout, par ses colonies, ses

H. É., III. ^i*

flottes, ses armée^i ses o^issiprinaire^, jl est in^if^pens^l)] d*ayoir 4^ll cQnn.^îss^nces hii$U)riques variées et ètepduej si Tpn i^e veut pas rester étranger aux graD4es qiie^tipn

cont«nioQr»iQe^, pt mr p^»m )es éyéQpineqt^ ^n» ]^s coye

prendre.

jfi prends une seule question, )^ question pae^^ic^jne. Qd

ne ypU 4^ ^nite tpute^ )e$ questions l^i^^riqpe^ wplîqnéfi dans cette $ei}le question pour qui veut vraiment l'entendre Quels sont f^§ peuples? Quel eist leur tenipépamepti leii caractère et le mélange de sang indien et de sang européei qu} fftit leur type particulier? Que} r^le sQnMlS ftPPeléftJ jouer dan» VAnj^rique? Quel intérêt la France, r%liseott elles & ce qu'ils se cpustjMient, en présence 4e^ ]Ë(at§-IIpiji, d'une f^çon plutôt que 4'uue autre ? Quelle influence représentent-ils? Par quelles phases ont-i^s p^ssé? Qu^ls éyéqi^ nient^ PUt amené rét^t auquel npu§ ypulons porter remè^p? Quelle^ nations les entourent? Çt que spnt eUe$-inén)e§ cies n.^tipns ? etc. Autant de questions népessaires pour sayoir quel gouyerneUïent le l^exique peut cpmporler, et ce qnfl nous pouvons y faire. On remonte ainsi jusqu'^ ]^ guerre de ces colonjes avec TEspagne, jusqu'à la fpn(}^lipn 4es colonies espagnoles, plus on va, plus le chanap s'ouvre, et !« questipns se multiplient. Si l'on est étranger à ces choses du temps passé, on l'est aussi aux choses contemppraipesi et pu en e§jt réduit alor§ k ne savpir, sur les questions |p^ plus gr^yes, que ce (ju'ftpprennent les journauj. Bien p)w on pe .comprend p^s mêm^ les journaux.

fit cependant, quels que soient l'intérêt et l'utilité 4^ études historiques, deux choses spnt certaines : c'est qu'oi sait très-peu l'histoire et qu'on Tétudie très -peu. On sai très-peu l'histoire, l^a raison en est bien simple : qu'a-t-oi pu en apprendre dans les premières études, et surtoQ qu'en a-t-on retenu? On a eu en main des abrégés; on i parcouru en six ou jsept ans, & travers bien dau^rps études

LETTRB XIII. ' L^HISTOIRB. 209

les soixante siècles de Thistoire du monde ; on a su à peu près et en gros les principaux faits, quelques dates, la succession des peuples, les noms de quelques dynasties, de quelques grands hommes ; mais cela n*est pas la vraie science de l^stolre, et cela même se conrond et s^efface bientôt dans la mémoire : si on ferme les livres d'histoire, comme on a fermé tous les autres, bientôt on a tout oublié, on ne sait plus même les faits.

D'ailleurs, la connaissance des faits et des dates, si exacte et si développée qu'on la suppose, n'est guère, en soi, qu'un préliminaire de la science historique. C'est le fondement nécessaire des études ultérieures, mais ce n'est pas la science elle-même^ et si on s'en tient là, on aura gagné peu de chose. Il ne suffit pas de connaître les faits : il faut les comprendre, savoir quelles causes les ont amenés, quels résultats ils ont produits.

Il faut avouer que si l'histoire n'a pas toujours offert le charme qu'elle devrait présenter, cela tient pour beaucoup à ce que les livres d'histoire n'ont pas toujours été écrits comme ils auraient dû l'être. L'aride nomenclature des faits et des dates, la négligence à remonter aux causes, à expliquer les caractères , la brièveté des détails, et surtout l'habitude d'oublier la nation tout entière pour ne raconter que la vie du prince, et du prince en habit de guerre ou de cour, voilà ce qui a ôlé une grande partie de son charme et de son intérêt à l'histoire.

Il y a deux manières, deux méthodes d'écrire l'histoire, sil'on veut qu'elle soit une vraie science, qu'elle explique les événements, et renferme réellement la lumière et l'enseignement qu'elle doit offrir. Il y a l'histoire, telle que récrit Tacite, l'histoire philosophique, qui recherche l'action de l'homme dans le monde, et ne se borne pas à raconter les faits, mais les explique par les mobiles et les ressorts humains; or, quelques pages de cet auteur traduites

2i0 LETTRES A UN HOMME DU MONDB.

en rhétorique ne suffisent pas à cet enseignement. Et il y a, plus haut encore, dans la région où planaient saint Augustin et Bossuet, une philosophie supérieure de l'histoire, qui recherche Faction de Dieu, le plan divin dans le inonde, lit par conséquent plus loin dans les événements, les pénètre à une plus grande profondeur, mais cette haute philosophie, on renseigne et on l'apprend peu dans les classes.

Eh bien 1 c'est de cette double façon, quand on est homme, et qu'on est chrétien, qu'il faut reprendre l'élude de l'histoire. Il faut sortir des abrégés et entrer dans la grande histoire, Les abrégés peuvent être encore consultés comme auxiliaires pour la mémoire ; mais il faut lire Thistoire élevée, l'histoire vivante, et apprendre en la lisant à juger les hommes et les choses.

Vraiment, je ne puis m'empécher de le dire ici, il faii' avoir Tesprit bien peu sérieux, ou bien affadi par la trist< littérature contemporaine, pour ne pas aimer à lire les grands historiens. Tant d'ôminents talents se déploient dan: une grande histoire I C'est une œuvre littéraire si considâ rable ! Les beautés y sont d'un ordre si élevé, et si variées Pour moi^à ne considérer là que le plaisir d'esprit, j'avow. que pou d'œuvrcs du génie humain me donnent autant 4 jouissances.

Mais là aussi le champ est sans bornes, et il est néce^ saire de tracer la route et de mesurer la tâche aux homme? du monde qui ne sont pas savants de profession, et veuleC néanmoins ne pas se priver des avantages d'une étude se rieuse de l'histoire, proportionnée à leurs besoins et à leur' loisirs. Essayons donc d'indiquer, sans décourager per* sonne, les degrés qu'on pourrait successivement parcouridans cette étude.

Je vous parlerai, mon ami, dans plusieurs lettres successives, d'abord de Thistoire moderne, puis de Thistoire ancienne , dans rhisloire moderne surtout de l'histoire de

iZ

France, puis des histoires étrangères, et j'achèverai par quelques mots sur la philosophie de Thistoire.

l'histoire DX PRANCB. — QUELQUES INDICATIONS GÉNÉRALES

Les deux grandes divisions de Thistoire, c'est l'histoire ancienne et' l'histoire moderne. L'histoire ancienne finit & Jésus-Christ : la croix apparaît au sommet des temps, marquant le point de jonction des deux versants de Thumanité.

11 y a aussi, mêlées à l'histoire profane, l'histoire sainte

et l'histoire ecclésiastique ; nous en parlerons à part.

Une question se présente tout d'ahord ici. Un homme qui

a déjà une certaine connaissance générale de l'histoire, —

c'est le point de départ, — mais superficielle, et qui veut

enfin apprendre l'histoire sérieusement, doit-il commencer

par l'histoire ancienne ou par l'histoire moderne? Pour moi,

je réponds sans hésiter: par l'histoire moderne.

Et parmi les histoires modernes, celle qu'avant toutes les autres je conseille de reprendre et de pousser aussi loin qu'on le pourra, c'est l'histoire de France. On le comprend. Comment un Français pourrai-il laisser de côté l'histoire de France? Comment peut-on se résigner à ignorer l'histoire de son pays? Ignorez, s'il le faut, toute autre histoire plutôt que celle-là, C'est manquer à l'un des devoirs du patriotisme, ou plutôt c'est ne pas sentir dans son cœur cette flamme sacrée, que de rester volontairement dans une telle ignorance. Et cependant telle est la désuétude des études sérieuses parmi nous, qu'il n'est pas rare de trouver des personnes du monde, qui ont une certaine culture d'esprit, et ne sont néanmoins que très-confusément instruites de l'iiistoire de leur pays.

< Je vois avec douleur, disait autrefois le bon RoUin, que

rhistoîre de France est négligée par beaucoup de personneïi à qui pourtant elle serait fort utile, pour ne pas dire nécessaire. Quand je parle ainsi, c*est à moi-même le premiei que je fais le procès; car j'avoue que je ne m'y suis poini assez appliqué, et j'ai honte d'être en quelque sorte étranger dans ma propre patrie, après, avoir parcouru tant d'autres pays. Cependant notre histoire nous fournit de grands modèles de vertus, et un grand nombre de belles actions qui demeurent la plupart ensevelies dans l'obscurité, soil par la faute de nos historiens^ qui n'ont pas eu, comme lei Grecs et les Romains, le talent de les faire valoir ; soit pai une suite du mauvais goût qui fait qu'on est plein d'admiration pour les choses éloignées de notre temps et de notre pays^ pendant que nous demeurons froids et indiftërents pour celles qui se passent sous nos yeux. »

Les regrets exprimés si naïvement ,par Rollin, accuseraient d'autant plus aujourd'hui les personnes indifférentes à l'histoire de France, que nous avons ce que Rollin s« plaignait de ne pas avoir, des historiens. De nos jours, le études historiques se sont relevées parmi nous, et le vastchamp de rhistoirc de France a été exploré en tous sens Les sources ont été reconnues, les documents primitifs coa suites. De grand travaux, soit sur l'ensemble, soit sur tellou telle époque de notre histoire, ont été publiés.

Nous avons de grandes histoires et des histoires intermé médiaires entre les grandes histoires et les abrégés. Nous avons des histoires générales et des histoires particulièrei ou locales pour certaines époques ou certaines provinces Nous avons des monographies, des mémoires, des histoires par lettres, par leçons, des considérations sur l'histoire, et< Nous avons enfin les sources originales, non pas seulemen la grande collection bénédictine continuée par TAcadémii des inscriptions, mais la collection des Mémoires jusqu'à Is fin du xin"" siècle, publiée par M. Guizot, celle des chroni-

iz

i.RTTRB Xlir. — L*HI9T0IRE. 243

qoes nationales de M. Buchon, celle dos mémoires depuis le ziii* jusqu'au xviii<> siècle, dont une double édition a été t:| dODDëe par M. Petitot, et par MM. Michaud et Pou. joulat ; les Archives curieuses de ruistoire de France, de MM. Gimber et Paqjou; enfin, pour abréger, la vaste publication des Docments relatifs à rHistoire de Finance, commencée il y a trente ans, et continuée sans interruption par le ministère ûil de rinstruction publique.

Halheureusemeat, Tesprit des ouvrages, que notre temps avuéclore en si grand nombre, est très-divers, et indépendamment des faux points de vue et des erreurs purement historiques, il y en a qui respirent une hostilité déplorable contre l'Eglise. L'histoire est un des terrains que la presse anti-religieuse contemporaine a choisis de préférence, et qu'elle a le plus exploités : elle a fait mentir contre flous rhistoire même. Pour quiconque tiendrait à honneur de prendre place parmi les défenseurs que la religion compte même dans les rangs des laïques, il y aurait là bien des erreurs à dissiper, des mensonges h réfuter, des malentepdus àéclajrcir; erreurs, mensonges, malentendus qui fraîrjenf encore dans une quantité de livres, et que nombre ^""écrivains secondaires répètent, sans les contrôler, parce Qu'ils les ont lus ailleurs.

Et voilà précisément pourquoi, en présence d'opipions ^ussi téipéraires et funestes qu'incertaines et arbitraires, il importe de se munir d'un solide savoir historique; il importe que l'homme du monde, qui lit simplement l'histoire pour s'instruire, choisisse sévèrement ses auteurs. Je dirai là-dessus nettement ma pensée. 1| y a des écrits manifestement anti-chrétiens, jdont je déconseille absolument la lecture aux homipes du monde — sauf les motifs graves qui pourraient permettre à quelques-uns de les avoir entre les mains. Quant aux écrivains qui ont seulement contre nous des préventions fâcheuses et des préjugés d'éducation, mais

qui ne sont pas systématiquement hostiles à TEglise et ne craignent pas de lui rendre justice, — et il est en qai se sont honorés par cette haute sincérité, — s'ils ont fait des travaux historiques importants, je pense qu'un laïque instruit, et d'un esprit mûr, peut les lire, mais je lui conseillerais fort de lire concurremment un auteur sûr qui lui permettrait de les contrôler.

Ma prochaine lettre, si vous le permettez, mon ami, entrera dans le détail des indications nécessaires.

Page 1