‹ De la haute éducation intellectuelleChapitre 17 sur 80 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Division générale des cours d'histoire.

Voici maintenant Tordre que nous avons suivi avec avantage au petit séminaire de Paris:

Dans les cours préparatoires, l'histoire sainte, y compris la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; et l'histoire de France abrégée.

En sixième, l'histoire ancienne depuis l'histoire de l'Egypte, jusqu'à celle de la Grèce et de Carthage inclusivement.

En cinquième, l'histoire romaine, depuis la fondation de Rome jusqu'à la chute de l'empire romain. En quatrième, l'histoire de l'Eglise.

En troisième, l'histoire du moyen âge.

de deux heures et demie qui suit la classe ; et même, au besoin, pendant les trois quarts d'heure du lendemain consacrés au devoir supplémentaire. Ils étudient dans les trois quarts d'heure qui précèdent la classe immédiatement.

En seconde, l'histoire moderne.

En rhétorique, l'histoire de France.

En philosophie, l'histoire universelle.

Si la mythologie n'a point de place dans ce cours, ce n'est pas qu'on doive la laisser ignorer aux enfants ; mais je ne crois pas vraiment nécessaire de leur en faire un cours spécial. On leur en donne des notions suffisantes, en leur faisant étudier l'histoire ancienne et l'histoire romaine; et ils auront encore assez d'autres occasions pendant le cours de leurs études, pour apprendre ce qu'il faut qu'ils en sachent.

4° Je mets d'abord l'histoire sainte entre les mains des plus jeunes enfants, parce qu'elle est, sans contredit, la plus intéressante de toutes les histoires ; parce qu'elle nous retrace Ja haute origine de l'homme, la sainteté de ses devoirs et la sublimité de ses destinées ; parce qu'elle nous découvre mille traits sensibles de la justice et de la bonté de Dieu ; parce qu'elle contient, en un mot, tout l'ordre des idées saintes, qui doivent naître et se développer avec l'esprit et le cœur de l'enfant, et servir de fond à toutes les idées de sa vie.

Cette histoire se trouve d'ailleurs en harmonie avec l'auteur \atin mis le premier aux mains des commençants : ÏEpitome historiée sacrœ.

Voici ce que Rollin écrivait en prescrivant l'étude de cette histoire pour le premier âge :

c Je demande en premier lieu, si ce n'est pas manquer à la partie la plus essentielle de l'éducation de la jeunesse, que de lui laisser ignorer une histoire si respectable et si intéressante par son antiquité, par son autorité, par la grandeur et la variété des faits, et surtout par l'union intime qu'elle a avec notre sainte religion, dont elle est le fondement, dont elle renferme toutes les preuves, dont elle nous marque tous les devoirs, et pour laquelle elle est si propre à nous inspirer, dès l'âge le plus tendre, un respect infini,

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