LIV. Ier. — L'iUSTOlRi
capable de servir dans la suite de frein et de barrière contre la licence audacieuse de l'incrédulité, qui prend tous les jours de nouveaux accroissements, et qui nous menace de la perte entière de la foi. »
Nous n'ajouterons rien à ces graves paroles de Rollin.
2° A Thistoire sainte succède l'histoire profane; et d'abord rhistoire des peuples les plus célèbres et les plus reculés dansl'anliquité.
C'est ce qui se nomme Y histoire ancienne. Le professeur aura le soin de n'en faire ressortir que les faits et les personnages principaux, en glissant sur le reste : autrement cette histoire ne finirait pas.
3° La môme recommandation s'étend à la classe d'histoire romaine, qui vient naturellement après l'histoire ancienne, et renferme un si grand nombre d'événements.
Le professeur, quand il arrivera à l'histoire des empereurs, n'insistera point sur ce qui concerne Vhistoire de V Eglise, que nous assignons à la classe suivante : il sera aussi fort délicat et plus que discret dans le détail de la biographie des Césars et de la vie sociale de cette époque.
Le rang que Vhistoire ancienne et Vhistoire romaine tiennent dans la suite des temps, la liaison nécessaire qu'elles ont avec les ouvrages classiques, ne permettent pas de différer l'enseignement de ces histoires. Elles se trouvent même dès la sixième classe en harmonie directe avec les auteurs qui sont entre les mains des enfants : ils traduisent VEpitome historiée grœcœ, le De Viris, le Cornélius Kepos, le Selectœ, etc.. La connaissance de ces deux histoires est d'ailleurs indispensable à l'intelligence de tous les autres auteurs grecs et latins, qu'ils ne tarderont pas à expliquer.
4° Enfin nous avons réservé pour la quatrième, Vhistoire de VEglise, à cause de son importance qui demande des enfants un peu formés déjà ; ayant déjà quelque sérieux dans l'esprit et dans le cœur, et capables de prendre intérêt aux
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grandes choses de cette histoire. Nous ne l'avons point placée plus tard, parce qu'elle Tait suite a l'histoire romaine on marche de front avec elle, et prépare l'histoire du moyen âge et l'histoire moderne.
On comprend que l'attention dos élèves et le soin du professeur doivent moins se porter sur la partie dogmatique ou disciplinaire de l'histoire de l'Eglise, que sur les grand* fait*, les grands personnages, les grandes vertus. Ost ainsi qu'on esquissera l'histoire des principaux concil.-s et de leurs triomphes sur les hérésies, sans entrer plus qu'il ne reviendrait dans les savantes explications théologiquos que les enfants ne pourraient comprendre : c'est ainsi qu'on fera passer sous leurs yeux, la suite glorieuse des plus illustres martyrs, des saints du désert les plus fameux, des grands pontifes, des grands docteurs, et des principaux fondateurs d'ordre religieux.
J'ajouterai, avec Rollin : a qu'assurément, ce ne serait pas étudier et enseigner cette histoire comme on le doit, que d'en rapporter les faits simplement comme des faits historiques ; de ne les proposer aux jeunes gens que comme des objets de leur curiosité ou de leur admiration, sans les leur montrer comme les appuis les plus fermes de leur croyance, comme les titres domestiques de leur véritable noblesse, comme les gages certains de leur grandeur future. »
Un professeur intelligent pourra se servir ici, avec grand profit pour ses élèves et pour lui-même, du livre de Fleury sur les Mœurs des Israélites et des ehrétiens : c'est un véritable chef-d'œuvre, et je voudrais le voir entre les mains de nos enfants, pendant tout le cours de leur éducation.
L'étude des quatre histoires dont nous venons de parler, est depuis longtemps fondée dans la plupart des maisons d'cducalion chrétienne ; et l'expérience n'a fait que confirmer les avantages qu'on y avait d'abord reconnus. 11 ne peut guère y avoir de controverse à cet égard.
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Ce premier point des études historiques une fois atteint* lliistoire devient plus difficile à étudier dans la période des temps plus voisins de nous : dès lors, renseignement devient plus spécial et aussi plus délicat.
Les études historiques, reçues maintenant au delà de ces premières histoires, embrassent : V histoire du moyen âge, V histoire des temps modernes, et ^histoire particulière de France. On peut y ajouter un tableau de Yhistoire universelle, dans lequel seront résumées toutes les histoires particulières dont l'enseignement a précédé.
L'étude de ces diverses histoires a évidemment de grands avantages : nous en dirons brièvement quelque chose.
5* L'histoire du moyen âge fait suite naturellement à l'histoire romaine, et renferme tous les faits qui se sont accomplis depuis les temps de la chute de l'empire romain, jusqu'aux temps modernes: en effet, c'est alors seulement que les nouveaux rapports des peuples et des Etats entre eux, desquels est né le système politique actuel de l'Europe, ont donné une face nouvelle au monde européen. C'est la transition des temps anciens aux temps modernes.
On sait que le commencement et la fin de cette histoire ne peuvent être déterminés rigoureusement, parce qu'ils dépendent du moment que chacun assigne à la prédominance de ces nouveaux rapports. On est toutefois convenu de commencer cette grande période historique, au moment 1 où les invasions des barbares se succèdent sans interruption, et bientôt victorieuses de l'empire, ne tardent pas à lui substituer de nouvelles dominations ; et on la termine à la prise
* Il est important de prendre à cette époque l'histoire des barbares, et de suivre leurs courses a travers l'empire, pour se former une idée juste de leurs divers établissements, où on trouve la naissance et le berceau des peuples et des États modernes.
Ces mouvements ont été minutieusement et exactement décrits dans le livre de M. de Péligny : Études sur l'époque mérovingienne.
de Constantinople par les Turcs ottomans 395-1453 . C'est alors en effet qu'ont été à peu près fixées les principales divisions politiques de l'Europe actuelle.
L'étude de cette histoire avait été longtemps négligée ; la stérilité apparente des annales de cette époque; le peu d'intérêt qu'elle semblait offrir, faute d'écrivains qui eussent assigné aux événements leur véritable caractère d'importance et de grandeur ; le morcellement de tous les royaumes de l'Europe, qui jetait des complications et des obscurités difficiles à. èclaircir dans le récit des faits ; les malheurs de ces temps, tout avait fait considérer le moyen âge comme une époque qu'il fallait se résoudre à ignorer.
Les idées ont bien changé sur ce point: l'historien politique a senti la nécessité d'aller étudier au moyen âge, l'origine et la formation des états modernes, leurs lois, leur organisation sociale : l'historien catholique y a vu, au milieu de grands désordres et de grands malheurs, une époque magnifique de foi et de charité toujours croissante; l'époque mémorable où l'Eglise a rendu les plus grands services à l'humanité, aux lettres, aux sciences, aux arts, où, au milieu de la nuit des temps, elle a brillé d'un plus divin éclat, et à force d'héroïques vertus, a sauvé toute la civilisation d'une ruine certaine.
Quatre grandes périodes partagent et dominent l'histoire du moyen Age.
4° Apparaissent d'abord les barbares; leurs invasions, leurs établissements, puis bientôt leur conversion, et le nouvel ordre de choses qui les met en possession définitive de l'empire romain (406-768).
Il faut placer ici, je ne dirai pas le grand siècle, mais le grand règne de Charlemagne. Ce règne au commencement du ixe siècle durait depuis trente-deux ans, et ses plus grands résultats étaient accomplis. Il faut signaler le puissant effort fait par ce génie incomparable, pour arrêter le
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cours de la barbarie, el fonder, avec les éléments qu'elle lui fournissait, l'ordre et la civilisation : tentative infructueuse, mais néanmoins digne de toute notre admiration!
Puis, à partir du ixe siècle, les invasions normandes, qui commencent après la mort de Cliarlemagne et finissent au xc siècle; les invasions hongroises, qui leur sont contemporaines; les invasions danoises chez les Anglo-Saxonsqui durent jusqu'au xie siècle; et la suite des invasions sarrazines (France, Sicile, Italie).
Ces temps sont pleins de mouvement et de vie. Les bouleversements de l'empire, la physionomie extraordinaire de ces peuples nouveaux, leurs mœurs farouches, surtout leur conversion au christianisme, et L'admirable victoire que l'Evangile et la croix remportent sur eux par le dévoûment des saints et le zèle des missionnaires apostoliques, rendent cette première période digne du plus haut intérêt et del'enthousiasme même de la jeunesse chrétienne.
2° Le régime féodal (800-1 20O) C'est ici le point difficile et obscur de l'histoire du moyen âge, et ce qui semble le moins à la portée des jeunes gens. Toutefois, dans cette période, se détachent comme sujets intéressants: la vie féodale dans ce qu'elle a de poétique et de noble ; les bienfaits el la puissance de l'Eglise ; et aussi les arts et les lettres cultivées par les Arabes en Espagne, — quoique ce ne soit ici qu'un fait isolé en quelque sorte, lequel ne constitue pas un des traits généraux et dominants de cette époque; — mais surtout le fait immense de l'affranchissement du pouvoir spirituel et l'établissement de ce que l'on a appelé la monarchie pontificale par saint Grégoire VII.
3° Les croisades, qui sont la période héroïque du moyen
* Je ne prétends pas assigner ici arbitrairement une date rigoureuse au régime féodal, qui, a proprement parler, commence et finit plus tard que cela par toute l'Europe.
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âge : il suffit de les nommer pour en comprendre le grani intérêt.
1° La rivalité ou /es guerres entre la France et l'Angleterre.
S'il n'y a pas eu, à proprement parler, de rivalité entre la France et l'Angleterre, il y a eu deux siècles de guerre : ces guerres au moyen âge ont eu trois phases successives; ^0 guerre féodale entre les deux couronnes, aux xir et xme siècle, depuis Henri II d'Angleterre, vassal plus puissant que son suzerain, jusqu'à Philippe-le-Bel ou à peu près; 2° guerre de succession à la couronne qui remplit le xive siècle, et qui sous Charles VII et avec Jeanne d'Arc, devient au xve siècle, 3° guerre nationale1.
Voilà les grands faits historiques qui dominent l'histoire du moyen âge. Us sont évidemment d'un intérêt capital, d'une immense importance. Rien n'est plus ardemment étudié aujourd'hui; il est impossible de les ignorer, mais c'est une étude et un enseignement très-difficile*.
La lutte du sacerdoce et de l'empire, à la suite des glorieux efforts des papes en faveur de la civilisation européenne, de la liberté des peuples, et de l'affranchissement de l'Eglise; et le grand schisme de l'Occident : voilà les faits les plus graves, les plus difficullueux, et dont le récit demande une plus grande circonspection.
* On a fait un long ouvrage sur la Hivalité de la France et de l'Espagne; ce titre est fort juste : la France et la maison d'Autriche se sont longtemps disputé la prépondérance en Europe. Mais cuire la France et l'Angleterre, il n'y a rien eu de semblable au xiv* et xv' siècles. Elles ne se sont disputé que la couronne et le territoire de lu France. Cette guerre, comme eu général toutes celles du moyen âge, a le caractère d'isolement, auquel a succédé le système d'équilibre qui lie toutes les nations européennes entre elles, et, d'une querelle particulière et de peu d'importance, fait presque toujours une guerre générale. — Il faut ajouter que cette guerre d'ailleurs, dans sa période intéressante et dramatique, ne succède pas immédiatement aux croisades. Toute cette division n'est point chronologiquement rigoureuse ; on n'a point voulu non plus la donner comme telle.
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Quant aux querelles des Guelfes et des Gibelins, ce n'est, ou qu'un épisode de la grande lutte, qu'il est inutile d'en séparer, ou un des faits de l'histoire d'Italie, qui n'a rien de plus épineux et de plus délicat à raconter que les autres.
Ce qu'il faut bien savoir ici et bien enseigner aux jeunes gens, c'est que l'esprit chrétien a été le fond du moyen âge; et que c'est ce généreux et puissant esprit seul, qui a sauvé le monde, en le préservant de l'ignorance et de la barbarie prêtes à éteindre la civilisation et la religion ellemême.
Cette étude est spécialement réservée à la classe de troisième, et ne peut être enseignée convenablement qu'avec un précis très-bien fait sous tous les rapports, exact, clair, €t d'un bon esprit; que les élèves apprennent par cœur, et auquel le professeur ajoute avec discernement les développements qu'il jugera à la portée de ses élèves, mais toujours avec sobriété.
5° Immédiatement après l'histoire du moyen Age, nous plaçons Y histoire moderne, qui embrasse tous les temps qui se sont écoulés depuis la prise de Constantinople jusqu'à nous, et comprend l'histoire de tous les Etats de l'Europe, de leurs révolutions intérieures, de leurs rapports entre eux depuis U53 jusqu'en 4789.
On est généralement convenu de commencer après la chute de Constantinople V histoire des temps modernes, et de la conduire jusqu'à la révolution française, époque où commencerait Y histoire contemporaine.
Quelques personnes ont cependant pensé qu'il vaudrait mieux faire commencer Yhistoire moderne au règne de Charles VIII et à l'époque des guerres d'Italie. A l'appui de leur opinion, il faut remarquer que la prise de Constantinople par les Turcs n'est pas, de soi, un fait qui établisse comme un point de partage au milieu de l'histoire des nations européennes ; que les grandes découvertes de la poudre
à canon, de l'imprimerie, du Nouveau-Monde, etc., précèdent ou suivent d'assez loin; qu'enfin, si on examine de près l'histoire intérieure des principaux Etats de l'Europe, on voit, pendant la période qui s'écoule entre la prise de Constantinople et les guerres d'Italie, que la plupart de ces Etats sont encore dans l'isolement, comme l'Espagne, qui achève sa lutte contre les Maures et arrive lentement ;'i l'unité; comme la France qui, sous Louis XI, voit la chute de la maison de Bourgogne et la ruine de la féodalité, etc., etc. ; comme l'Angleterre, qui s'agite dans les guerres civiles des deux roses. En Allemagne, le règne de Frédéric 111 ne produit n'en; et l'Italie n'est pas encore le champ de bataille de tous les peuples qui doivent s'y rencontrer. Le fait qui ouvre véritablement l'histoire moderne, est la rivalité des maisons de France et d'Autriche, et cette rivalité naît du partage des dépouilles de la maison de Bourgogne, après la mort de Charles le Téméraire, en U77.
Quoiqu'il en soit de la date précise qu'on assigne au commencement ou à la fin de cette histoire, il est certain qu'elle commence dans la seconde moitié du xve siècle, et s'achève vers la Un du xvme.
Cette partie de l'histoire s'étend à un si grand nombre de peuples et de lieux, que ce ne serait rien moins que l'histoire universelle, si l'on prétendait l'embrasser tout entière. Aussi en détachons-nous l'histoire de France proprement dite, qui aura sa place ailleurs et qui, comme histoire nationale, ne peut aller se confondre et se perdre pour ainsi dire parmi la foule des autres histoires.
Nous nous occupons donc prèliminairemcnt de l'histoire des temps modernes, et quand cette histoire touchera aux événements et aux grands intérêts qui regardent la France, elle se contentera de les indiquer et d'en ajourner le détail à un autre temps; et sa tâche sera de traiter exclusivement des faits contemporains et en quelque sorte collatéraux.
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Nous exceptons l'histoire des guerres d'Italie , sous Cliarles VIII, Louis XII, François Ier et Charles-Quint, jusqu'au traité de Cateau-Cambrésis, en 4559. Ces guerres appartiennent nécessairement à l'histoire générale de l'Europe encore plus qu'à l'histoire de France.
De même que nous avons cru devoir enseigner l'histoire de France à part, nous avons cru aussi devoir enseigner à part Vhistoire moderne, et ne pas la rattacher secondairement à Vhistoire de France, comme cela serait peut-être possible; parce que de si grands événements religieux et politiques se sont passés dans les pays voisins, qu'ils méritent d'arrêter les regards et de fixer l'attention ; et doivent être non-seulement indiqués, mais étudiés à fond : l'histoire moderne ainsi conçue nous a paru digne d'être l'objet d'un cours particulier.
Nous la réservons à la classe de seconde, et nous croyons qu'elle doit être faite comme l'histoire du moyen âge, avec un précis mis entre les mains des élèves, et dans les mêmes conditions de temps, et de prudence. Je n'ai pas besoin d'ajouter tout ce qu'elle peut avoir d'intéressant et d'utile pour la jeunesse.
Cette histoire est remplie des plus grands faits qui puissent saisir la curiosité de celui qui ne sait voir que les faits; et qui puissent en môme temps exercer la méditation des esprits qui savent réfléchir sur les événements de l'histoire, sur leurs caases et sur leurs conséquences.
Les faits sont clairs, frappants, dramatiques même ; c'est l'histoire des révolutions politiques et religieuses de l'Allemagne et de l'Angleterre ; c'est l'histoire de la prétendue réforme, de ses variations, et de ses violences dans tous les pays; c'est la préparation éloignée et immédiate de la révolution française; c'est l'histoire de ce qu'on nomme la renaissance; T histoire des découvertes modernes, de la conquête des Amériques, de la fondation des colonies euro-
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pèennes; c'est aussi la décadence de la puissance ottomane, sa chute à Lépante, et le triomphe de la chrétienté dans sa lutte constante, irréconciliable, contre le Turc. Les exploits de Seandcrberg et d'Huniade avaient continué ceux des croisés : les victoires de Sobieski achevèrent cette œuvre héroïque. Epoque évidemment pleine d'instruction : la plus nécessaire à faire connaître aux jeunes gens, afin qu'ils puissent comprendre un jour les temps où nous vivons. Quoi de plus important à bien savoir que l'histoire du protestantisme, de Luther, de Zwingle, de Calvin, de Henri VIII, d'Elisabeth?... Epoque pleine aussi d'intérêt : quoi de plus intéressant que le siècle de Léon X et des Médicis? Que la découverte du nouveau monde et les grands progrès de la navigation? Pourrait-on d'ailleurs ignorer sans honte les noms de Ferdinand et d'Isabelle, et la vie de Xiraénès, de Charles-Quint et de François 1er, des Guise, de Marie Stuart, de Philippe II, de saint Ignace de Loyola, de Charles Ier, de VilJiers de l'Isle Adam et de Jean La Vallelte, de Solimau, de Gustave-Adolphe, de Charles XII et de cent autres que je pourrais citer? Presque tout le xvic siècle, le xviie tout entier, et le xvur jusqu'en 4774, ont un tel intérêt que je n'insiste pas.
Ce sont là Jes hommes et les événements dont s'occupe l'histoire moderne : leurs noms suffisent pour faire comprendre leur immense importance,
6e Histoire spéciale de la France. Dans les deux classes précédentes, l'on a vu de l'histoire de France les laits les plus frappants, ceux qui ont le plus d'influence sur l'histoire générale de l'Europe. Dans cette classe I on s'arrête davantage à son histoire particulière, comme il convient à des hommes nés en France, destinés à vivre en France, à s'entretenir avec des Français, à agir avec eux. On y cherche de plus près les lois, les mœurs, les usages de la France, et surtout ses grands hommes; on y étudie