‹ De la houilleChapitre 107 sur 116 · ÉTUDES SUB LE BASSIN DE BLAHZT ET DU CBKUIOT · texte numérisé non relu

ÉTUDES SUB LE BASSIN DE BLAHZT ET DU CBKUIOT

encaissantes par nne argile délitable; la honille de LoDg> pendu est nne hooille maigre, nerveuse, dore, très divisée par des bancs de rochers auxquels elle se soude et se mélange continuellement. Enfin, les deux gftes sont séparés par une lacune dans laquelle les recherches ont été toujours infructueuses.

Le gîte de Longpendu a donc tous les caractères d^uue formation locale, d'autant plus que la concession des Fauches qui lui est accolée présente tous les symptômes d*une lacune stérile. La houille ne se retrouve plus que dans les territoires de Saiat-Bérain et de Saint-Léger qui terminent la zone méridionale.

Le terrain houiller qui, sur toute la longueur de cette zone, était resté, dans les vallées de la Bourbince et de la Dbeune, au niveau des plaines, s'élève, sur les versants de Saint-Bérain et de Saint-Léger, à des hauteurs considérables. Cette disposition accidentée a mis en évidence un grand nombre d'affleurements ; aussi les travaux de cette partie du bassin sont-ils les plus anciens. Les mines de Saint- Bérain ont été ouvertes en même temps que celles du Creuzot ; néanmoins l'importance des produits n'y parait pas en rapport avec la multiplicité des affleurements. Dans toute la partie tourmentée du terrain, on n'a trouvé que des couches peu puissantes, interrompues par un grand nombre d'accidents, et ce n'est que dans la plaine située au-deSsus de Saint-Léger, vers les Puits-Jumeaux, qu'on a rencontré des champs d'exploitation assez suivis et assez réguliers pour qu'on ait pu créer des travaux productifs. On con-

Datt 8ur ce point deux couches de I^^^SO à 4 mètres de puissance.

Il semble exister, dans cette partie du bassin, une certaine solidarité entre Tallure des couches et les accidents de la surface ; les exploitations qui ont eié établies sur les terrains mouvementés de Saint-Bérain et des Quatre-Bras n'ont, en effet, trouvé que des renflements de couches qu'il a fallu abandonner, tandis que les puissances et les pendages ont pris de la régularité dans la plaine des Puits- Jumeaux. Ce fait est d'ailleurs conforme à ce qui se passe dans les couches de Blanzy, qui sont également plus accidentées près de leurs affleurements que sur leur aval pendage.

On voit , en résumé , que dans tonte la longueur des deux zones houillères les gites conservent le même caractère sporadique, et que, partout, ils sont séparés par des lacunes stériles, ou dont la richesse est, du moins, très problématique.

Que conclure de ce caractère d'isolement répété sur tous les points des dedx zones, pour les gîtes les plus puissants aussi bien que pour les gîtes circonscrits : au Creuzot, à Blanzy, à Montchanin, à Longpendu, si ce n'est que les houillères ont été réellement clair-semées à l'époque de leur formation, et qu'elles ont constitué des bassins particuliers, subordonnés au bassin principal?

Si maintenant on considère que ces bassins subordonnés ont tous une forme analogue au bassin principal, c'est-àdire qu'ils sont elliptiques et que leur grand axe suit la4i-

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rectîoD générale des couches, qu'il parait môme exister nue proportion d'à peu près 1 à 3, entre les rapports des deux axes 9 on voit qu'il serait possible de déduire de nos conclusions un grand nombre d'applications locales. Ainsi, en suivant, à partir du Monceau, une ligne perpendiculaire à la direction des couches, on pourrait s'avancer sur les grès bigarrés, placer un puits à un kilomètre des puits les plus avancés, et être encore certain de rencontrer la houille. Sur les lacunes que nous avons signalées comme stériles, il n'existerait, au contraire, que des chances très faibles, précisément parce que, dans ces bassins, le caractère du gisement de la houille est d'offrir un perpétuel contraste entre de grandes accumulations de combustibles sur certains points, et leur suppression complète sur d'autres. Tandis que la houille s'accumulait là sous des épaisseurs de 20, 30 et 60 mètres, ici il ne se déposait que des grès et des schistes. 11 résulte du parallélisme de dépôts si différents un point de comparaison assez intéressant, sur la lenteur avec laquelle certains dépôts arénacés ont été formés. Ainsi, en se reportant aux calculs de M. Ëiie de Beaumont sur la formation de la houille, le gîte de Montchanin, dont la puissance moyenne est de 40 mètres, aurait exigé une période d'environ cinq mille siècles pour sa formation ; or, les dépôts de grès, équivalents à cette couche de houille et enchevêtrés avec ses extrémités, dépôts qui ont dô former le littoral de la houillère, ne se sont élevés que de la même épaisseur dans cette longue période de temps. Dans certains cas, les dépôts arénacés peuvent donc re-

présenter des périodes fort longues, tandis que, dans d'autres cas, lorsque, par exemple, ils contiennent des bois verticaux conservés sur 8 ou 10 mètres de hauteur, il est certain qu'ils se sont accumulés très rapidement.

Allare des eoaehes de houille*

On voit que les principaux accidents qui modifient, dans ce bassin, Tallure normale des couches de houille, et constituent lus traits les plus caractéristiques du gisement, sont inhérents au mode de formation des couches. 11 en existe beaucoup d'autres, mais qui sont postérieurs à cette formation, et nous avons déjà cité les plus saillants, tels que les failles indiquées par la coupe du puits Ravez (PI. XIY). Ces failles ont donné lieu à des problèmes intéressants, et l'un d'eux, celui qui consiste à retrouver les deux grandes couches au-delà de la faille principale qui limite l'inclinaison, est encore à résoudre. Cette grande faille est probablement celle que nous avons précédemment citée sous la dénomination de ptVd-cfr otV, au-delà de laquelle la couche a été retrouvée par le puits Cinq-Sous.

Les couches du Monceau et de Blanzy sont affectées, sur toute la longueur de leur parcours, par un pli dont la disposition est assez exceptionnelle et qui a longtemps jeté beaucoup d'incertitude sur leur allure réelle. Ce pli est un pli en selle, dont le plan d'ennoyage croise la direction du terrain, sous un angle de 1 5^, et change, par conséquent, la direction réelle des couches. L'intersection de ce plan d'ennoyage avec le plan de la surface passe à Lucy, aux

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