‹ De la houilleChapitre 106 sur 116 · ÉTUDES SUR LE BASSIN DE BLANZY ET DU CREUZOT · texte numérisé non relu

ÉTUDES SUR LE BASSIN DE BLANZY ET DU CREUZOT

des grès bigarrés. D'après cette disposition, il est très probable que le centre de ces dépôts hooillers doit se trouver au-dessou s du grès bigarré, qui recouvrirait ainsi une richesse encore supérieure à celle qui est connue aujourd'hui.

Les gites de Lucy, du Monceau et de Blanzy nous paraissent donc constituer un bassin spécial et subordonné au bassin général, dont les limites se trouveraient marquées, au nord-est, par les exploitations du Ragny et des Crépins, ouvertes dans les couches supérieures. Au-delà de cette limite, on ne connaît plus aucun gtte dans le terrain houiller, bien qu'il continue à former une zone de même largeur, et ce n'est qu'à 5,000 mètres plus loin, au Bois- Bretoux sous Montchanin, que se retrouve la houille.

Le gtte de Montchanin a lui-même des caractères prononcés d'isolement; d'après la description que nous en avons donnée , page 261 , nous avons été conduits à le considérer comme une couche limitée à une longueur de 600 mètres, suivant sa plus grande direction, et dont l'inclinaison présente aussi tous les symptômes d'une faible étendue. Le contraste de la grande puissance de ce gîte qui se renfle jusqu'à 60 mètres (ainsi que l'indiquent les figures 31 et 32), avec son peu de continuité; son allure, ramifiée par le développement de plusieurs couches latérales qui ne se réunissent que par une de leurs extrémités à la couche principale, lui donnent un caractère tout à fait particulier, qui résume les conditions dlrrégulari té du gisement de la houille dans la plus grande partie du bassin de Saône-et-Loire.

En continuant à suivre la zone méridionale dans la direction du nord-est y on traverse encore, à partir du gtte de Montchanin, une longueur de plusieurs kilomètres dans laquelle on n*a trouvé aucun autre g!te; la houille ne reparait qu'au-delà des étangs de Longpendu, avec des caractères encore tous différents.

Le gîte de Longpendu, situé à Mottevilie, est nettement défini par la coupe verticale que nous en avons donnée (PI. VIII). On voit qu'il se compose d'une série de six couches ployées en fond de bateau. Cette coupe est prise à peu près suivant la direction du bassin ; une coupe transversale présenterait une disposition analogue ; de telle sorte, que le gtte forme un fond de bateau complet et isolé, dont l'allure est seulement modifiée par des failles.

Cette allure, relevée dans tous les sens, n'est certes pas une preuve d'isolement absolu, et les couches pourraient se prolonger, au-delà des pendages connus, par des pendages en sens inverse, ainsi qu'il a été indiqué pour le fond de bateau des couches du château près Saint- Chamond, fig. 41 ; mais le caractère de limitation résulte de ce que ces prolongements n'ont pu être retrouvés, et de ce que la houille a une tendance prononcée à s'enchevêtrer et à se perdre dans les roches. Que si l'on compare ce gîte à celui de Montchanin auquel on a voulu le relier, on trouve que tous les caractères en sont aussi difTérents que possible : la houille de Montchanin est demi-grasse, friable, rassemblée en une couche puissante, bien détachée des roches

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