‹ De la houilleChapitre 25 sur 116 · ORIGINE DES COMBUSTIBLES MINÉHAUX · texte numérisé non relu

ORIGINE DES COMBUSTIBLES MINÉHAUX

quatre bancs distincts, une couche ayant moins d'un mètre de puissance. 11 nous faut donc chercher Torigine de la houille dans une action successive , qui a pu s'exercer d'une manière générale et uniforme sur toute retendue d'un bassin, et superposer les uns aux autres chaque décimètre et même chaque centimètre de l'épaisseur d'une couche. Une couche sera plus ou moins puissante, suivant que l'action génératrice aura agi pendant une plus ou moins longue période de temps.

Les combustibles minéraux stratifiés alternent avec des dépôts arénacés résultant de transports et de sédiments. Or, une couche d'anthracite, de houille ou de lignite, corn* prise entre deux actions sédimentaires, ne peut pas avoir une origine qui s'éloigne beaucoup de ces actions , car il a

fallu nécessairement que les phénomènes qui donnaient naissance aux combustibles pussent s'exercer sur des sur* faces horizontales, et plus on moins couvertes d'eau. Ainsi, l'étude des conditions ordinaires des dépôts arénacés démontre qu'ils ont été déposés suivant des plans sensiblement horizontaux; nous sommes donc forcés, en compa* rant une couche de schiste houiller aux couches limoneuses qui se forment aujourd'hui dans les mers, de nous représenter les surfaces premières des schistes, sur lesquels la houille s'est formée, comme des plaines tellement unies, qu'aucune de celles qui sont émergées aujourd'hui ne peut leur être comparée.

Nous serions ainsi amenés à considérer Torigine de la houille comme sédimentaire, tant cette origine se trouve

182 CLASSIFICATION DBS COÎlBÛStlfiLBS «IRÈnAUX.

itatimemeiit liée à celle des dépôts qui loi servent de tdit et de ttibr, qui s'y intercalent sous fortne de nerFs et debarreSy ou qui, se méla&geant avec les substances combustibles, donnent lieu à des variétés terreuses. Mais, ici, une différence fondamentale se présente : les grès et les ^histes houillers sont arénacés, c'est-à-dire formés de iiiàtëriaux préexistants, que les eaux enlevaient aux terrains émettes au-dessus des bassins de dépôt; c'est ainsi que nous y retrouvons, comme éléments constituants, le feldspath , le qiiarz et le mica des terrains antérieurs. Mais , potir les houilles, il n'en est pas ainsi : qui aurait fourni ftni eaux le carbone qui forme le trait principal et caractéristique de leur composition? Ici la matière fae préexistait jpas; il faut donc trouver dans des phénomènes spéciau.t, hon-seulement l'explication du mode de formation des couches, mais jusqu'à l'origine des éléments constituants.

Nous trouverons cette double explication dans la végétation dont les roches de l'époque houillère ont conservé dbs empreintes si nombreuses, et dans la manière dont les produits de cette végétation ont été accumulés et décomposés. Pour bien nous rendre compte de ces phénomènes, il nous faut d'abord jeter un coup d'œil sur la nature des végétaux fossiles, et les comparer aux végétaux de l'époque actuelle. Cette comparaison nous permettra d'apprécier les principales conditions physiques de la surfaice du globe pendant la période houillère, et houS fournira quelques éléments de plus pour nos conclusions théoriques.

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