DÉBRIS VÉGÉTAUX DES DÉPOTS HOUILLBRS
DébrU yrégéimmjL des dépèta hoalUera.
Les empreintes végétales sont, avons-nous dit, uû àeiê caractères distinctifs du terrain houiller; de plus, leur abondance est généralement proportionnelle à la richesse de ce terrain en couches combustibles. Ces végétaux fossiles se trouvent quelquefois debout^ le plus souvent couchés dans les plans de stratification, et comprimés par le poids des dépôts superposés. Les végétaux debout se rencontrent dans presque toutes les couches de grès et de schiste, mais les empreintes stratifiées et comprimées sont particulièrement concentrées dans les psammites et les argiles schisteuses qui forment le toit et le mur de la houille.
La plupart des impressions de feuilles ont une analogie évidente avec les feuilles des fougères qui abondent encore dans les climats tempérés; tandis que les troncs ^t branches ont un caractère tropical que nous avons déjà si gnalé. Les feuilles sont, il est vrai, séparées des grosses tiges, mais elles doivent en avoir été isolées par l'action des eaux. Cette hypothèse est d'autant plus probable que certains végétaux actuels des contrées équinoxiales, tels que les fougères arborescentes, les cycadéès, les palmiers, etc., nous offrent de nombreux exemples où les caractères des feuilles et des tiges houillères se trouvent réunis.
Les végétaux de Tépoque actuelle ont été classés d'après leur mode de germination : condition qui détermine ensuite leur mode d'accroissement, et, par conséquent, les plus grandes différences qui peuveii4 exister entre elles. Or,
toutes les plantes à Tétat embryonnaire ont la forme d'une graine ou utricule qui^ rencontrant en terre les conditions d^humidité et de chaleur qui lui sont nécessaires, se développe et pousse. Cette germination, ou manifestation de la plante au dehors, présente à l'analyse des conditions bien distinctes; le plus souvent, un axe se développe, sur lequel on distingue trois ou deux parties : Tune, située sur le prolongement de Taxe, est ce qu*on appelle bourgeon ou gemmule; l'autre, ou les deux antres, rejetées sur les côtés, présentent deux petits mamelons ou lobes sur les* quels se développeront plus tard deux feuilles séminales ou cotylédones. Ces feuilles cotylédones ne sont pas semblables à celles qui doivent se développer plus tard sur Taxe vé* gétal, et donner un caractère définitif à la plante ; ce sont des feuilles arrondies ou allongées, qui paraissent uniquement destinées à couvrir le bourgeon, et qui tombent lorsque le bourgeon n'a plus besoin de leur protection. Suivant que le bourgeon est accompagné de deux de ces feuilles ou d'une seule, la plante est dicolylédone ou monocotylédone. Ces principes de la naissance des plantes déterminent leur mode d'accroissement, et, par suite, les conditions de tissu qui permettent de les classer plus tard . Ainsi , dans les plantes dicotylédonées, les tiges ont un caractère tout à fait spécial : si l'on coupe une de ces tiges, on distingue, dans la section, une espèce de moelle qui forme l'axe central, et une série de zones concentriques formées de bois plus ou moins dense, dont la séparation est marquée par des points. Ces zones indiquent l'accroissement annuel de la plante, accrois-