DÉBRIS VÉGÉTAUX DES DÉPOTS HOUILLERS. 2C
Les végétaux en place ont conservé leur forme cylindrique (fig. 1 5) ; ils ont presque toujours leurs racines dans une couche de schiste ou de grès fin et charbonneux ; leurs tiges traversent les diverses couches superposées, et les roches ont pénétré dans Tintérieur, de manière à en fossiliser d'une façon différente les parties engagées dans un milieu différent. Il en résulte que ces tiges se divisent en tronçons successifs ou disques, les uns^ transformés en grès, les autres en psammite ou en argile schisteuse. Â une certaine hauteur, ces végétaux sont ordinairement brisés, comme dans l'exemple précédent; quelquefois, cependant, les branches se sont conservées, et l'arbre est à peu près complet.
Les végétaux fossiles, debout ou couchés, cylindriques ou aplatis , présentent presque toujours, sur leur surface extérieure, une pellicule charbonneuse. Cette pellicule de houille, souvent très pure, forme une écorce de plusieurs millimètres d'épaisseur; elle est évidemment le résultat de la décomposition des tiges, dont l'intérieur a été remplacé par les roches. Lorsque les végétaux verticaux se sont développés sur une couche de houille, si l'exploitation vient leur enlever leur support naturel, comme l'écorce charbonneuse qui les entoure a détruit leur adhérence aux roches extérieures, ils tombent dans la mine. Ces végétaux implantés sur la houille sont assez fréquents, et désignés par les mineurs sous le nom de cloches j à cause de la forme conique de leur partie inférieure.
La suppression complète du tissu ligneux dans les végétaux verticaux et l'aplatissement des tiges couchées, con-
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cprdeDt pour démoqtrer que ces végétaux devaieut être preux, à riqtérieiiri o|i repplis d'uae moelle peu dense , Qonune les auslogm^^ (le Tépoque actuelle.
Formation des couches de hoalUc*
L*étude des végétaux fossiles de Tépoque houillère nous donne une idéiB assez précise de Tétat du globe à cette époque. Cette flore, composée seu^en^ent de cinq cents' espèces identiques dans toutes )es latitudes, se développait sur des pl^ine^ fnarécageuses, analogues à pos tourbières, et devait former des taillis épais, au-dessus desquels s'élançaient des fougères arborescente^ , djss sigjilaires , des }épido,4endron ^t des calamités gigj^ntesques. Une température élevép, une atmosphère hi^miide et surchargée d'acide carboq^ue, dpnpaient une activité toute particulière à ces foyers de végétation.
Nous avons signalé, d^ns les végétaux fossiles debout ou couchés, Texistencè fréquepte d'une enveloppe charbonneuse qui semble avoir pris la place de Técorce. La surface extérieure de cette écorce exprime les caractères superficiels des liges, mieux que la surface de l'argile ou du psammite qui remplit l'intérieur. Ainsi, dans la fig. 16, la pellicule charbonneuse est encore fixée à la base de l'empreinte; on voit, à sa surface, les cicatrices formées par l'articulation de la base des. feuilles, cicatrices où sont encore marquées les trois ouvertures qui donnaient passage aux vaisseaux vers l'intérieur du tronc. L'écorce charbonneuse n'est pas visible a la partie supérieure,