‹ De la houilleChapitre 35 sur 116 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les couches de fouille ne sont plus dans ia position où elles ont été formées. — Définitions générales des accidents qui ont modiûé leur allure. Inclinaisons. Plis. Renflement! et étranglements. Crains et couf^ fiées. Failles. Brouillages. — Relalions qui existent entre la structure

. de la houille et les accidents des couches. — Description des crains. Déformations diverses que peuvent présenter les couches. — Cessation naturelle d'une couche. — Plis simples. Allure en fond de bateau. -— Relèvement avec un pendage unique. — Plis doubles et multiples. Allure en Z. Crochons et ennoyages des couches ployées. Tracé des plans et des lignes d'ennoyage. — Renversement des couches. — Failles. Divers exemples de rejets. Failles parallèles et failles perpendiculaires à ia direction. Application de la théorie de Schmidt. — Dénudalions postérieures aux accidents des dépôts houillers. — Suppression de certaines parties des couches.— Études sur les allures actuelles que présentent les dépôts.^ Cubage des couches. Nécessité de cuber séparément les divers étages d'une formation. Distinction des parties accessibles aux moyens d'exploitation.

Bien qu'il existe encore quelque» incertitudes sur les détails des phénomènes qui pnt produit les couches de houille, on peut considérer con)me démontré que ces cou» ches ont été formées par une végétation sur place, et sous une lame d'eau de peu d'épaisseur, c'est-à-dire dans des conditions analogues à celles des tourbières actuelles.

Si les couches de houille étaient restées dans leurs posi-

tions premières, elles seraient donc sensiblement horizontales, et ne présenteraient d'autres solutions de continuité que des lacunes naturelles, dont on pourrait même pressentir Texistence d'après Taltération graduelle des conditions du dépôt. L'exploitant, une fois engagé dans le plan d'une couche, aurait dès lors une tâcho bien simple à remplir, puisqu'il pourrait poursuivre ses travaux dans toute l'étendue de cette couche, dont l'exploration se ferait d'une manière continue et de proche en proche.

Mais il n'en est pas ainsi. Les dépôts houillers ont éprouvé, depuis leur formation, des perturbations de toute nature ; ils ont été soulevés à des niveaux souvent considérables, comprimés et ployés par des pressions énergiques, fracturés et sillonnés par des cassures et des failles, traversés par des roches éruptives. Aujourd'hui, nous trouvons tous ces dépôts tellement modifiés par ces diverses perturbations, que c'est un travail, souvent très compliqué et très difficile, que do suivre les couches d'une extrémité à l'autre d'un bassin, de déterminer, sur des points éloignés, les relations comparatives des divers gttes; enfin, de reconstituer, par la pensée, les dépôts dans leur situation première.

Sous le point de vue de l'exploitation, la connaissance des accidents qui ont affecté les couches de houille est de la plus grande importance, car ces accidents ont divisé leur plan en tronçons plus ou moins considérables, et ces tronçons, isolés les uns des autres, constituent aujourd'hui des champs d'exploitation distincts. Sur les limites de ces champs d'exploitation la houille a disparu, et l'in-

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