‹ De la houilleChapitre 34 sur 116 · FORMATION DES ANTHRACITES · texte numérisé non relu

FORMATION DES ANTHRACITES

tation anomale, que M. Brongniart a signalée, loin d*étré un élément de confusion dans ce problème géologique, en donnerait plus tôt la clef, si Ton considère l'état anthraciteux de ces couches, non pas comme un métamorphisme postérieur aux dépôts, mais comme un métamorphisme contemporain.

Il est indubitable que toutes ces immenses perturbations de la région des Alpes furent, sinon préparées, du moins précédées par des phénomènes du même ordre; en d'autres termes, il exista dans cette région des communications de la surface avec le foyer intérieur. Ces phénomènes durent nécessairement se traduire par un suréchauHement général de la contrée, qui produisit, à la fois, le développement anomal des végétaux houillers et leur transformation en anthracites.

Autour de la Mure, les dépôts qui accompagnent les anthracites ne sont réellement pas dans un état d'alté* ration qui puisse justifier l'idée de leur formation par le métamorphisme postérieur de couches qui auraient été primitivement à Tétat de houilles ou de lignites; et, dans les points où il y a réellement une profonde altération de tout le système des roches, comme au col du Chardonnet, le combustible est passé à l'état de graphite luisant et tachant, qui parait le véritable état métamorphique des combustibles minéraux.

Cette hypothèse d'un métamorphisme contemporain, qui aurait ramené, dans une contrée secondaire, les conditions de température de la période antnraxifère, s'accorde tout

à fêi\ avQC les observations précédemment citées sur lea caractères métamorphiques que présentent les houilles au contact des roches ignées. Nous avons dit , en effet , que \^ houilles, traversées par les porphyres ou les diorites, n'étaient pas précisénieat ranqepées à l'état anthraciteux, mais se rapprochaient des caractères du coke et du gra*

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n resterait à éclaircir quels sont les véritables caractères du métamorphisme des anthracites des Alléghanis, anthracites qui sont considérés par \f» géologues américains comme des houilles grasses transformées par un métamorphisme postérieur. N'y a*tpil pas plutôt, dans les bassins liouillers de cette région, une disposition qui aurait permis aux couches inférieures d'aflleurer vers Test, tandis que toutes les couches qui afTIeurent vers Touest seraient lea couches supérieures? Les dépôts houillers offrent beaucoup d'exemples de ce déplacement des axes de dépôt, et, 4ès lors, tous les faits connus rentreraient dans la classification normale.

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