‹ De la houilleChapitre 52 sur 116 · CUBAGE DES COUCHES BE HOUILLE · texte numérisé non relu

CUBAGE DES COUCHES BE HOUILLE

tionnement se prêtera d'autant mieux aux conditions de Tépuisement , que les étages supérieurs des mines fournissent généralement plus d'eau que les étages inférieurs.

On s'effrayait beaucoup, il y a quelques années, de l'emploi des machines dans l'intérieur des mines; mais si l'on considère que les chaudières peuvent être toujours maintenues au jour, ou dans les travaux supérieurs (les tuyaux qui portent la vapeur pouvant avoir sans inconvénient une très grande longueur), on ne verra plus dans cette simpli6cation qu'une innovation sans danger. Il existe d'ailleurs, à Blanzy par exemple, des machines d'épuisement établies d'une manière complète dans l'intérieur des mines.

Reste la question relative à la descente et à la remoûte des ouvriers. Elle a été en partie résolue dans les mines duHarz, du Cornwall et de la Belgique. Au Harz, les travaux du Samsôn ont atteint 800 mètres de profondeur et se poursuivent toujours. Une machine, composée de deux échelles à mouvement alternatif % permet aux ouvriers de remonter sans fatigue du niveau de 500 mètres. M. Yarocquier a perfectionné l'appareil allemand par une application très heureuse qu'il en a faite aux mines de houille de

' La description de celle machine se trouve aujourd'hui dans tous les ouvrages relatifs à l'exploitation. Ces deux échelles sont attachées aux extrémités d'un même balancier, et assez rapprochées pour qu'on puisse* passer facilement de l'une à l'autre. Dès lors, quand une des échelles est en haut de sa course, l'autre est en bas, et un mineur, supposé placé sur la première et passant sur la seconde, sera enlevé de la longueur de la course. Kepassant sur l'autre, il fera une nouvelle ascension, et ainsi de suite, il sera élevé au jour sans qu'il ait d'autre exercice à faire que de passer horizontalement d'une échelle k l'autre.

MariemoDt près Gharleroi. Ces appareils sont donc usuels, bien qae très rares encore; ils résolvent le problème, car les mines d'Anzin , qni atteignent aujourd'hui 500 mètres de profondeur, pourraient exploiter à 1 ,000 mètres de profondeur, sans fatigues ou pertes de temps nouvelles, avec on appareil de 500 mètres de portée.

Depuis deux ans, M. Mehu a établi près d'Anzin (fosse Davy) un appareil à mouvement alternatif, qui sert, à la fois, à remonter les wagons pleins et à descendre les vides. Cet appareil, qui a résolu à la fois le problème d'une extraction très active et d'une circulation facile des ouvriers, devient une nouvelle facilité pour Tapprofondissement des exploitations.

En conservant d'ailleurs les échelles fixes , ne peut-on pas organiser , dans Tintérieur des mines , des logements d'ouvriers qui permettraient à ceux-ci de ne remonter au jour que deux fois par semaine. On s'eflfraye de cette condition comme d'une chose pénible; mais l'ouvrier qui descend avant le jour et remonte lorsqu'il fait nuit ne se fatigue-t-il pas inutilement ?

En résumé, toutes les difficultés des exploitations ont été résolues, à mesure qu'elles se sont présentées, de manière à démontrer que l'approfondissement peut encore atteindre des niveaux bien inférieurs à ceux de 400 , 500 et 600 mètres; et Ton peut affirmer que les profondeurs de 800 et 1 ,000 mètres pourraient être attaquées dès à présent. Mais il ne faut pas se dissimuler que ces conditions d'une grande profondeur seront très onéreuses aux exploi*'

Page 1