‹ De la houilleChapitre 51 sur 116 · CUBAGE DES CO0CHE8 DE HOOILLE · texte numérisé non relu

CUBAGE DES CO0CHE8 DE HOOILLE

fond du puits lé Samson qui est mal aéré, on éprouve une augmentation subite qui disparaîtrait sous rinfluenoe d*un courant d*air bien établi. Au foqd des mines d'Anzîn, à 500 mètres de profondeur, la température n'est que de 25 degrés, malgré la grande activité qui y règne ; tandis qu'à Montrambert, et dans beaucoup de mines de la Loire, la température de 35* est très fréquente dans des mines qui n'ont pas 200 mètres de profondeur, mais où Taérage est incomplet. L'augmentation de température ne peut donc être un obstacle à des excavations de 1,500 et même 2,000 mètres, aujourd'hui que la condition d'un bon aé*' rage mécanique est si facile à remplir.

Examinons les autres difficultés.

Les puits de 500 et 600 mètres, quoique encore excep» tionnels, sont cependant assez nombreux dans les mines métalliques du Gomwall et du Harz, soit dans les houil* 1ères du nord de la France et de la Belgique, pour qu'on ait déjà cherché à y résoudre les problèmes de l'extraction et de l'épuisement. Pour le premier , la solution en a été trouvée dans une grande capacité donnée aux bennes, et dans la grande vitesse qu'on leur a imprimée. La capacité a été portée, en Belgique par exemple, à 20 hectolitres ou 1 , 600 kilogrammes de poids utile ; la vitesse, à 2 et 3 mètres» par seconde.

Mais si des machines de 60 ou 80 chevaux appliquées^' à l'extraction ont pu suffire pour des puits de 500 m^es^ il n'en sera pas de même pour des puits de 800 el i,090> mètres; car les moyens d'action pécheront ators^parun*

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détail important, l'emploi des câbles. Un c&ble belge, plat et de 0,16 de largear, pèse 5 à 6 kilogrammes par mètre; de telle sorte , qu'à la profondenr de 1 ,000 mètres , les parties sapërieores, fatiguées par le poids des parties in^ rienres , seront exposées à des roptores fréquentes. L*em* ploi des cordes en fil de fer est, il est vrai, nn progrès précieux , mais pas assez complet pour qu'à des profondeurs doubles la question des câbles ne devienne un embarras réel.

Ces difficultés ne sont cependant pas telles qu'on ne puisse entrevoir, dans les systèmes d'extraction, des modifications qui y obvieraient. Ainsi, on a proposé l'application d'un système pneumatique, comparable au système des chemins de fer atmosphériques, application qui réussirait certainement; mais il est, en tous cas, un moyen de lever tous les obstacles, ce serait de fractionner l'extraction en deux relais par l'établissement d'une machine dans l'intérieur.

Le même moyen serait encore plus efficace pour l'extension des moyens d'épuisement. Si l'on suppose* en effet, le système actuel étendu à 800 ou 1 ,000 mètres de profondeur, il faudra établir des maîtresses tiges de longueur correspondante, ce qui conduirait à des masses énormes. Mais si l'on suppose les pompes établies à des étages successifs, recevant chacune un mouvement direct d'un cvlindre spécial, ou bien même, si l'on fractionne le système actuel de tiges par le moyen d'une ou deux machines intermédiaires, on aura évidemment résolu le problème. Ce frac-

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