‹ De la houilleChapitre 54 sur 116 · SECONDAIRES OU TERTIAIRES · texte numérisé non relu

SECONDAIRES OU TERTIAIRES

Situation des basuns houiliers relaUYement aux terrains secondaires el tertiaires. — Relations des lignes géologiques qui limilent les bassins atec les crêtes de partage et les thalwegs des vallées; avec les lignes géologiques indiquées |Nir la superposition des terrains postérieurs. — Bassins houiliers recouverts par des dépôts concentriques. — Bassin de Brassac ; il se prolonge au-dessous des terrains tertiaires jusqu'à Vieille- Brioude. — Bassin de Blanzy et du Greuzot (Saône-et-Loire); sa continuité au-dessous des terrains superposés du trias; son extension vers le 8nd*ouest et le nord-est. — Bassin de la Vendée; réunion probable des dépôts houiliers de Faymoreau et de Ghaotonnay, au-dessous des terrains jurassiques. — Extension des bassins de la Gorrèze et de TA- ' veyron au-dessous des dépôts du trias et des calcaires jurassiques. •— Bassin du Gard; il s'étend, à des distances inconnues, sous les terrains secondaires et tertiaires qui le limilent au sud et à l'est. — Bassin de Sarrebruck, son extension au delà de la frontière de France, dessous le grès des Vosges. — Bassin Belge, son prolongement à l'ouest sous les terrains crétacés de Valenciennes, Douay, etc.; travaux successifs qui ont permis de tracer approximativement les limites souterraines du terrain bouiller. — Recherches du terrain bouiller au-dessous des terrains secondaires ou tertiaires, sans indices directs.

Les terrains de transition qui formaient les surfaces émergées au-dessus des mers de la période houillère , devaient présenter des contours bien différents de ceux des continents actuels. Ces terrains émergés ne résultaient, en

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effet, que de deux systèmes de soulèvements principaux, le système du Hundsruck, dirigé de rouest-35''-sud à Test «SB®- nord; et le système des ballons des Vosges, dirigé de Touest-I S^'-nord à Test-I ô^'-sud. Ce petit nombre de soulèvements avait nécessairement donné aux massifs émergés une grande simplicité de formes ; les côtes et les vallées devaient présenter une continuité de lignes qui n'existe plus aujourd'hui.

Les terrains houillers déposés, soit dans les anfractuo* sites et les lagunes littorales, soit dans les vallées intérieures de ces massifs, doivent nécessairement refléter une partie des configurations continentales de cette période.

Nous avons insisté, dans un des chapitres précédents, sur la disposition des bassins houillers autour des principaux massifs de transition, disposition véritablement littorale qui rappelle celle des grandes tourbières de Tépoque actuelle; nous avons également signalé les formes toutes particulières de certains bassins, dont les zones, étroites et prolongées, indiquent l'existence de rivages linéaires et de sinus plus longs et plus réguliers qu'aucun de ceux que nous présentent les cartes de nos continents, tandis que d'autres figurent des lacs isolés et étages dans les vallées intérieures des massifs. Or, les principales lignes de l'époque houillère qui nous sont ainsi retracées se rapportent assez exactement aux lignes indiquées par la théorie des soulèvements.

Ainsi, nous retrouvons la direction du système du Hundsruck marquée par les grands axes du bassin belge, de-

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pais Liège jusqu'à Valenciennes, direction qui, du côté de Test, se prolonge jusqu'à Eschweiler, et se retrouve à Essen et Mulbeim, dans le bassin de la Ruhr. Cette ligne, de 400 kilomètres de longueur, devait être encaissée par deux^ zones émergées, et former un long sinus parcouru par les eaux continentales, mais dans lequel les eaux de la mer ont souvent pénétré.

Cette direction du Hundsruck est encore reproduite par celle du grand axe du bassin de Sarrebruck, par la direction du bassin de Saint-Étienne et de Rive-de^ier, par celle du bassin du Creuzot et de Blanzy.

La direction du système des ballons des Vosges nous est indiquée par Taxe du bassin antbraxifère de la basse Loire, zone longue et étroite, dont les dépôts ont dà remplir une vallée d'embouchure, d'une forme analogue à celle du bassin belge. Elle est encore tracée d'une manière très précise, par la succession des bassins de l'Aveyron, de Brives et de Juillac, de la Vendée et de Quimper, longue ligne littorale dont fait partie la direction du bocage vendéen'.

SliaatloB des tesslas hoalllers relailTemcni aas icrmlns

secondaires et terUftlres.

Cette position des bassins bouillers principaux sur les contours des grandes îles de transition, a souvent facilité leur recouvrement par des terrains postérieurs secondaires

* La carie de la période carbonifère a él6 tracée par M. Élie de Bcaiiniont el reproduite dans le TrcUté de géologie de M. Beudunl.

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