SITUATION DES BASSINS HOUILLMS
et tertiaires ; de telle sorte qae ces bassins peuvent se présenter dans trois conditions bien différentes : soit qu'ils se trouvent encore assez complètement découverts pour que Ton paisse suivre tous les contours de leur encaissement dans le terrain de transition , et en parcourir la surface dans tous les sens ; soit qu'ils aient été recouverts sur une partie plus ou moins grande de leur étendue; soit, enfin, qu'ils aientété complètement enfouis sous les dépôts secondaires ou tertiaires, sans qu'aucun indice de la surface trahisse leur existence sous-jacente.
Les bassins assez découverts pour qu'on puisse suivre leurs contours ne sont pas très nombreux, et nous ne pouvons guère citer en France que le bassin anthraxifère de la basse Loire, le bassin houiller de la Loire, celui de Gressessac, et surtout les petits bassins clairsemés dans l'intérieur des massifs de transition, tels que le bassin de Quimper, et ceux qui, sur le plateau central, se succèdent depuis Mauriac jusqu'à Montaigu.
Les grands bassins , situés sur la lisière des massifs de transition, et, par conséquent, sur le littoral des mers secondaires et tertiaires, ont presque tous été en partie recouverts par les dépôts qui se sont formés dans ces mers. Le bassin belge et celui de Sarrebruck au nord ; ceux de Brassac , de l'Âveyron , de Saône-et^Loire, du Gard et de Roujan, dans le centre et le midi ; à l'ouest ceux de la Vendée et de Littry ; à Test celui de Roncbamps, ne sont connus que sur une portion de leur surface, le reste étant engagé sous les terrains postérieurs.
320 BÉPOTS HOUILLEBS RECOUVEBTS.
Qaant aox bassins qui auraienl été complétemeDt enfouis sous les dépôts secondaires, sans qu'aucune partie décour verte ait révélé son existence, ou n'en connaît aucun ; il est cependant probable qu'il en existe ; mais les travaux qui auraient pour but de pareilles recherches sont trop incertains pour qu'on les entreprenne, alors que beaucoup de surfaces houillères reconnues restent encore inexplorées.
Les questions géologiques peuvent donc être posées dans les trois hypothèses suivantes : l"" l'exploration directe d'une surface houillère découverte; 2' l'exploration par travaux souterrains d'une surface recouverte, mais dont l'existence est indiquée par des indices superficiels ; ' 3^ enfin le calcul parement hypothétique du résultat possible de recherches faites à priori sous les terrains secondaiies, Qt sans aucun indice.
Tout ce qui a été dit dans les chapitres précédents répond à la première de ces hypothèses , celle de l'exploration directe d'une surface houillère restée à découvert. Cependant, malgré les circonstances toutes favorables que présente l'étude de ces surfaces, il s'en faut que toutes les questions relatives à l'allure et à la recherche des couches y soient résolues; les bassins les plus exploités réservent encore des problèmes importants pour les travaux de l'avenir, et, à côté des parties les plus productives, il reste encore des étendues et des épaisseurs considérables à explorer. Ainsi, dans le bassin de la Loire, le terrain houiller est inconnu sur plus de la moitié de son épaisseur moyenne, et plus d'un tiers de la surface a été l'objet de travaux si