BASSIN BOUILLER DE BRAS8AC
lignes de direction des dépôts houillers et celles des dépôts postérieurs, des parai lélismes et des similitades remarquables de configuration; de telle sorte que la forme géographique des dépôts superficiels aide à déterminer celle des dépôts sous-jacents. Le bassin houiller de Blanzy et du Greuzot en grande partie recouvert par des dépôts appartenant à Tépoque du trias ; le bassin de la Vendée dont la partie centrale est enfouie sous le terrain jurassique ; le bassin de Ronchamps presque entièrement caché par le grès rouge ; le bassin de Brassac en partie recouvert par des dépôts tertiaires, sont des exemples où les lignes géologiques, superficielles et apparentes, viennent au secours de l'interprétation des lignes souterraines et cachées.
Lorsque les bassins houillers, au lieu d'avoir été recouverts par des dépôts en partie concentriques, sont croisés transversalement par des directions perpendiculaires , les interprétations de leur régime souterrain, guidées seulement par les directions connues des couches houillères ou de leurs lignes d'encaissement, restent beaucoup plus incertaines. Tel est le cas du bassin belge, recouvert par les dépôts crétacés, et de celui de Sarrebruck, recouvert par les grès des Vosges; ces bassins disparaissent sous les formations secondaires qui les croisent transversalement, et s'enfoncent au-dessous de leur surface à des profondeurs d'autant plus considérables qu'on s'éloigne davantage des lignes de recouvrement. Les parties recouvertes ne peuvent donc être explorées que de proche en proche, et avec des difficultés d'autant plus grandes, qu'un changement d'allure
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qui ne peut être prévu peut rendre beaucoup de travauic infructueux. Nous examinerons successivement, et d'après les exemples que nous présentent nos bassins, ces diverd cas de recherches souterraines.
Le bassin houiller de Brassac, en Auvergne, nous fournit un premier exemple de Tapplication de ces principes. Nous avons précédemment indiqué, page 92, la positioa
de ce bassin dans la vallée de rAllier : le sol houiller est à découvert depuis le confluent de TÂlagnon, où se montrent les premiers affleurements, jusqu'au delà de Sainte- Florine ; il a la forme d'une moitié d'ellipse, coupée perpendiculairement à son grand axe. Ce grand axe, dont l'extrémité est au village d'Âuzat , se dirige vers le sud en se courbant parallèlement au cours de l'Allier et disparaît, à 4 0 kilomètres d'Auzat, sous les terrains tertiaires de Yergonghon.
Cette surfece houillère , parsemée d'exploitations nombreuses a été étudiée avec le plus grand soin par M. Baudin^, qui, le premier, a signalé la construction probable du bassin au-dessous des dépôts tertiaires. Cette continuation se trouve démontrée : 1 "* par la structure dtf bassin, 2"* par la comparaison des lignes géologiques.
Les couches houillères déposées, puis comprimées, forment une série d'affleurements dont les inclinaisons accu-
* Notice géologique sur le bassin de Brassac^ par M. Baudin. Glermont- Ferrand, 1835.
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Sont ane allare en fond de bateau, ei qni, abAtraction faite des irrégularités de détail, dessinent à la sarface une série de courbes en forme de fer à cheval, courbes décrois&aDtes et rapportées à un centre commun qui tomberait vers les terrains tertiaires de Vergooghon. Si donc, ou suit l'axe central, à partir d'Auzat, on voit se superposer successivement les affleurements imbriqués de ta série des dépôts, série que M. Baudin a divisée en trois formations et six étages, ainsi qu'il résulte du tableau, ci-joint où il a résumé toutes les données fournies par les diverses exploitations.
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Le Feu, Bout or, Megecosle, Lapenide, l'Orme, les Bartbes, les Airs. , .
La Leuge, ta Garenne de
Les Lacs, Grostnénil, les Cours, PoDdary, Grigues el la Taupe. . . .
Puy-Morin, Pradelpré, Armots, Chaînas. . , .
Oufsl de la cAle du Pin, près la Combtiie
iCtiarbonnier, la ComMle, Auzal, Jumeaux, Soiiguitt.
Ces divers étages houillers, dont le» plis en fond de bateau BOnt emboutis les uns daus les antres, ont couvert du
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sarfaces décroissaDtes, et M. Baudin a évalaé, pour la partie visible da bassin , la surface couverte par les couches de la formation inférieure à 35 kilomètres carrés; celle de la formation moyenne à 1 2 kilomètres, et celle de la for* mation supérieure à 4 kilomètres carrés.
La partie connue du bassin de Brassac se rapporte donc au type de construction le plus simple et le plus normal, et la position du centre des dépôts, très rapprochée de la ligne du contact des terrains tertiaires, est une première démonstration de la continuité souterraine du terram. L*étude des lignes géologiques et de la configuration superficielle du bassin confirme cette démonstration ; elle peut conduire, en outre, à l'appréciation de la forme et de rétendue de la partie cachée.
Le terrain houiller de Brassac est fortement accidenté, mais les in^alités qu'il présente ne sont plus que des détails lorsqu'on les observe d'une des sommités de son encaissement granitique; sommités qui les dépassent souvent de 500 mètres et au-delà. Que l'on gravisse, par exemple, la montagne dite le Suc d'Esteil, et, du haut de cet observatoire, le sol houiller paraît presque plan, aussi bien que le sol tertiaire qui lui succède. L'œil, suivant alors les encaissements granitiques, confond dans un même bassin le sol houiller et le sol tertiaire, et reconnaît, en quelque sorte, les contours d'une dépression comblée par les dépôts sédimentaires des deux époques différentes.
Les dépôts tertiaires forment, à la hauteur de Yergonghon, une ligne transversale et continue sous laquelle