RELATIONS DES BA881MS AVEC LES LIGNES DE FAITE
piel, on entre dans cette plaine dont les ondulations disparaissent à côté du relief des roches de transition, il semble qu*on aborde le lit d'un lac récemment desséché. Cette an* cienne plaine houillère constitue aujourd'hui le bassin de réception des premières eaux du Guadiato.
Le contraste est loin d*étre toujours aussi frappant j et nous pouvons citer les surfaces houillères des bassins de Saint^ÉUenne et Rive*de-Gier, de Blanzy et du Creuzot, comme présentant des mouvements très prononcés. Toutefois, ces mouvements du sol houiller sont encore dominés, sur presque tout le littoral des bassins, par des sommités granitiques, d'un caractère plus abrupte ; en montant sur une de ces sommités, le géologue, aidé de cette connaissance intime des roches qui les lui fait reconnaître même à de grandes distances, distingue encore les encaissemens granitiques et schisteux des dépôts houillers.
Le bassin de la Loire, bien que très accidenté, nous présente encore quelques exemples de ces concordances des lignes géologiques avec celles de la configuration du soL Le soulèvement du Pilas a relevé brusquement les couches houillères sur toute la lisière sud-est, et, en suivant les contreforts qui encaissent le bassin , on trouve la lisière de contact toujours à peu près à la même altitude et pa^ rallèle aux crêtes encaissantes. Un de ces contreforts , plus saillant que les autres, coupe obliquement le bassin M détermine la ligne de faite des versants du Rhône -et de la Loire ; si Ton examine, du haut de chacun de ces versants, les vallées qfui sillonnent le sol houiller, on trouve MCOM
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des rapports frappants entre les directions de leurs thalwegs et celles des lignes qoi limitent le bassin. Ainsi, depuis La Gourle jasqne vers Tartaras, sur le versant du Rhône, la vallée du Gier coïncide précisément avec la ligne da fond de bateau, c'est-à-dire avec Fennoyage principal des couches houillères. Sur Tautre versant, une série de vallons qui se rendent directement à la Loire marquent en quelque sorte la direction du grand axe du bassin, devenu trop large pour que le ploiement en fond de bateau soit bien prononcé. La vallée de Firminy et d'Unieux, placée au pied des relèvements du sud-est , indique par* faitement cette direction.
Ainsi donc il y a souvent une certaine harmonie entre les directions des vallées actuelles, et celles des vallées anciennes dans lesquelles ont été formés les dépôts houillers, et cette coïncidence peut aider à tracer des limites aujourd'hui masquées par les dépôts postérieurs.
Ces concordances du relief du sol conduisent à en rechercher d'autres entre les lignes géologiques des dépôts houil- 1ers et celles des dépôts supérieurs qui les ont recouverts. En effet, si Ton retrouve des analogies fréquentes entre les vallées de l'époque houillère et' les vallées de l'époque actuelle, ces analogies ont dû exister d'une manière encore plus prononcée aux époques intermédiaires où les dépôts secondaires et tertiaires ont été formés.
Souvent les bassins houillers ainsi recouverts nous représentent les mêmes dépressions comblées à deux époques géologiques différentes. Il en résulte qu'il existe, entre les