RECHERCHE SAN» INDICES DIRECTS
considérables, comparativement aux terrains de transition émergés.
Les massifs de transition auxquels sont subordonnés les bassins houillers connus, sont des surfaces convexn et montagneuses, qui dominaient les mers secondaires : ett France, leur superficie est d'environ 15 millions d'hectares; ils constituent donc les 2/7 de la surface totale. Les terrains houillers connus forment un total de 300,000 hectares, de sorte que leur proportion est 1/50, comparativement à la surface des terrains de transition convexes.
Est-il probable que les surfaces de transition concat>M, qui ont été recouvertes par les dépôts secondaires on tertiaires, aient été plus favorisées que les surfaces convexes? Aucune considération ne peut appuyer une pareille hypothèse, et nous en trouverons, au contraire, qui lui semblent tout à fait opposées.
Toutes ces surfaces concaves dont les soulèvements dtf Hundsruck et du Bocage vendéen avaient tracé \gè contours, devaient être, en effet, recouvertes par les merâ secondaires, c'est-à-dire par des eaux profondes : or, cett^ condition est tout à fait incompatible avec la formation
des dépôts houillers.
Nous avons vu que ces dépôts s'étaient généralement formés sur les régions littorales des massif^ émergés, et cé principe est le seul qui puisse guider utilement les recherches. Les massifs de transition actuels, tout en indiquant approximativejDQent, par leurs contours, les anciens rivages des mers pendant la période houillère, ne nous repréêen-
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tant pas ces rivages d'une manière exacte. Les anciennes lignes littorales ont été en partie rompues par les soulèvements et les affaissements des révolutions postérieures, et cesjnouvements ont pu déterminer Tenfouisscment complet de certains bassins houillers.
En suivant les contours du massif central, on trouve, par exemple, que le terrain houiller occupe au moins 1/10 de la zone littorale. Si donc, on place les recherches sur ces lignes littorales, on donne à ses travaux une base raisonnée quoiqu'encore bien incertaine, tandis que lorsqu'on se place au centre d'un grand bassin comme celui de Paris, on renonce au peu de chances de succès que Ton pouvait espérer.
. Ainsi, lorsqu'on poursuit le terrain houiller sous le territoire de Douai et dans la direction du Boulonnais, on explore le littoral souterrain qui fermait le grand bassin secondaire et tertiaire parisien, par la réunion du Hundsruck et du pays de Galles. Des recherches qui exploreraient, sous les territoires de Niort, Melle, Ruffec, Angouléme, etc., la ligne littorale qui devait réunir le Bocage vendéen au Limousin, auraient certainement des chances favorables.
La direction du Bocage vendéen est encore reproduite par le littoral de transition de la Normandie, depuis Isigny jusque vers Alençon, et il est à remarquer que le terrain houiller pointe à Littry ; cette ligne littorale a été en partie envahie par les dépôts jurassiques qui ont dû probablement recouvrir quelques bassins littoraux, de telle sorte que les environs d'Isigny, Bayeux, Gaen, Mortagne, forment encore
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une zone intéressante à explorer. On peut ainsi trouver, sur la surface de la France, plusieurs zones présumées être d'anciennes lignes littorales de la période houillère, recouvertes par les terrains secondaires et tertiaires ; mais il ne faut pas oublier que rencontrer le terrain houiller n'est pas encore rencontrer la houille, et, dans Tétat actuel des exploitations, l'intérêt doit se porter exclusivement sur la recherche des gttes situés dans les terrains houillers connus, ou indiqués par les indices géologiques.
Après ce que nous avons dit dans les chapitres préoé? dents sur le gisement de la houille , il nous reste à compléter les développements de ce sujet par des études détaillées faites sur des bassins déterminés; nous terminerons donc ce travail, en analysant les conditions du gisement de la houille dans les bassins qui présentent les conditions les plus variées. Ceux que nous choisirons pour types sont : 1^ le bassin de la Loire, dont la surfoce est entièrement découverte , et qui est en même temps le plus activement exploité de la France ; 2"" le bassin de Blanzy et du Greuzot (Saône-et-Loire), dans lequel les gttes atteignent le maximum de puissance, mais avec peu de continuité; 3" le bassin belge, dont les couches sont au contraire peu puissantes, mais nombreuses et continues.