BASSIN DO GARD
Ilots en saillie, sor les périmètres de Kest et du sud. ta rapidité des inclinaisons da terrain houiller, lorsqu'il disparaît au-dessous des terrains secondaires de l'est et do sud , semble être une circonstance défavorable à ces der* nières recherches; mais ces inclinaisons ne peuvent se maintenir sur des distances très considérables, et il est probable que le terrain houiller ne tarde pas à se relevter par des pendages inverses. C'est ainsi que, depuis le Ma»dieu jusqu'à Cendras, ligne centrale qui semblerait devoir être recouverte par la plus grande épaisseur des terrains secondaires, te terrain houiller est, aa contraire, très rapproché de la surface par le pli en selle qui forme le trai& principal du mouvement des couches.
Les travaux des mines de la Grand'-Gombe, vers la Levade et Trescol, ont déjà constaté le prolongement du terrain houiller sous les dépôts supérieurs du trias, et la pour-' suite des couches houillères sous ces dépôts est entrée dans les prévisions de l'exploitation ' • La richesse considérable de cette région du bassin houiller, richesse dont nous avons précédemment indiqué les conditions (page 1 1 0), donne tn grand intérêt à ces recherches, et il n'est pas douteux que les régions deBessège et de Cendras, lorsqu'elles seront mieuïx. connues, ne présentent, au-dessous des dépôts secondaires, ; des champs d'exploration également avantageux.
En résumé, le bassin du Gard comprend plus de 8,000 hectares de terrain houiller découvert, et environ 16,000
* Mémoire sur la géologie et reooploitation des mines de la Grande- Combe^ par M. Gallon, ^^nnales des miii^, i^4S»
348 DÉPOTS H0U1LLBR8 aECOUVBRTS.
de terrain hooiller probable, sans que les limites de Textension souterraine puissent être posées sur aucun point du and et de Test. Parmi les portions découvertes, les territoires de la 6rand*-Combe, de Champclauson et de la Levade , renferment les plus grandes richesses ; les territoires de Bessège, et ceux de Cendras et Rochebelle, sans contenir des gttes aussi nombreux et aussi puissants, présentent cependant plus de dix couches reconnues; de telle sorte, qu'à elle seule, toute la partie intérieure des terrains compris entre ces divers points, forme une vaste réserve capable de perpétaer les extractions du bassin pendant des siècles.
Si nous quittons les bassins subordonnés au plateau central, pour examiner ceux qui se trouvent au nord-est, nous rencontrons d'abord le petit bassin de Ronchamps , situé dans la Haute-Saône, sur les derniers versants du massif des Vosges.
Ce bassin n'est révélé à la surface que par raffleurement d'une lisière très étroite, formée par un dépôt houil- 1er d'environ 40 mètres d'épaisseur. Cette lisière disparaît sous le grès rouge pénéen qui, sur ce point, se lie tellement aux dépôts houillers, que l'on ne saurait fixer exactement la séparation des deux terrains. Les exploitations, d'abord établies sur les affleurements, ne tardèrent pas à pénétrer sous les grès rouges, et à démontrer, d'une manière directe, la continuité sous-jacente du terrain bouiller; mais
BASSIN DB SARRBBRIJCK. 349
des failles assez nombreuses et difficiles à traverser limitèrent ces premières exploitations, et le bassin fut considéré comme à peu près épuisé.
Gel abandon peu motivé ne pouvait être accepté par ceux qui avaient étudié la disposition des lignes géologiques et Tallure des dépôts houillers; des recherches furent entreprises^ et des puits, foncés, il y a quelques années , au-delà des failles, ont retrouvé le terrain houiller et les couches encore plus développés qu'au point où elles avaient été laissées. Ainsi, la couche principale, qui avait été cotée à un mètre de puissance.moyenne, en a aujourd'hui deux; ce .qui ferait croire que les nouveaux puits n'ont même pas encore rencontré le centre du bassin,
BamIii de Aarrebmck.
Le bassin de Sarrebruck, placé sur le versant méridional du massif de transition du Rhin, symétriquement au bassin belge qui longe le versant septentrional, est barré subite» ment, vers la frontière de France, par les terrains pénéens et triasiques. Ce bassin présente une- surface très accidentée; la partie nord-est, surtout , a été traversée et soulevée en une multitude de points par les roches trappéennes, tandis que , vers le sud-ouest , l'ensemble des collines s'abaisse vers la vallée de la Sarre, au-delà de laquelle les dépôts houillers disparaissent sous le grès des Vosges. Ajoutons que la région houillère du nord-est ne contient que des couches combustibles peu puissantes et de qualité médiocre, tandis que, dan» la contrée qui avoidne la Sarre^
'350 DÉPOTS ROUILLBRS BBC00TERT8.
la formatioD est à la fois pi as riche et plus développées En voyant le terrain hoailler plonger sous les grès vos-^ giens, au moment où il atteint son maximum de richesse^ l'idée de poursuivre ce terrain sous les terrains superposés <lnt naturellement se présenter aux exploitants. Cette idée est, en effet, aussi ancienne que celle qui détermina les recherches du bassin belge sous la craie, mais elle ne fut mise à exécution qu*en 1 81 5, lorsque la réunion de Sanrebruck à la Prusse eut privé nos départements de Test tdes exploitations qui les alimentaient, et même de toute partie visible du terrain houiller. A cette époque, M. de 4jr«rgan fit foncer un puits aux environs de Schoeneck, et mit tout d'abord en évidence la continuation sous-jacente du terrain houiller sur le territoire français* Une couche de houille fut niéme traversée par ce puits, mais elle était peu puissante et accidentée, et l'on renonça à pousser plus loin les travaux; ce n'est qu'en 1846 que M. de Gar- ^n les reprit, lorsque les nouveaux établissements métal^ Jurgiques, fondés aux environs de Forbach, eurent donné une importance encore plus grande aux consommations du pays.
Les limites frontières de la France, aux environs de For* bach (fig. 42), forment, dans la contrée prussienne , une saillie dans laquelle les chances sont évidemment les plus favorables, pour retrouver en profondeur les couches qui affleurent dans la vallée de la Sarre, au point où cette vallée entame le sol houiller. Le puits de Schœneck avait été foncé à l'extrémité de cette saillie et tout près de la
BASSIN DE SiRRKBRUCI.
ligne frontière; en 1846, le problème fut attaqué par deux wndages situés on peu plus en arrière de cette ligne. Le
premier fut placé en A près de la petite Bosselle ; il avait pour but de recouper en profondeur les couches exploitées à Geislautern, couches dont la direction est indiquée par la ligne ab, et dont l'inclinaison, de 30 à 40 degrés^ plonge sous le grès des Vosges. Ce premier sondage a d'abord tra* versé 47 mètres de grès et conglomérats rouges en couches à peu près horizontales, puis il a pénétré dans le terrain houiller composé d'altemauces de grès et de schistes incli-
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nées à 34 degrés. Ces alternances , d'abord on peu ron*geâires, devinrent noires en s'approfondissant, et prirent tout à fait le caractère houiller; à 122 mètres, on recoupa la houille. Cette houille forme quatre couches distinctes dans une épaisseur de 16 mètres : la première a l'^QS d'épaisseur; la seconde 0'',11; la troisième (r,20; la quatrième 0'',72. Le pendage est de 34 degrés vers le sud-est.
Le deuxième sondage, placé en B, près de Stiring, avait pour but de recouper les couches de Gersweiler, dont les affleurements et Tinclinaison sont indiqués en ed^ et dont le puits de Schœneck avait déjà révélé Texistence sous-ja* cente. Ce sondage a d'abord traversé 1 1 1 mètres de grès et conglomérats rouges, puis il a pénétré dans des alternances de grès houiliers inclinés à 44 degrés. A 221 mètres il recoupait des alternances de houille et de schistes sur une épaisseur de 1 0 mètres. La houille forme quatre couches distinctes ; la première de 2 mètres d'épaisseur ; la seconde de 1",05; la troisième de O^/fT; la quatrième de O^'^SO. Le pendage est au sud.
Les deux sondages de Bosselle et de Sliring embrassent un champ assez vaste pour suffire à une exploitation, et bien des puits en production dans le dé[ artement du Nord, n'ont pas une richesse supérieure à celle qu'auraient des puits foncés sur ces deux points. On voit d'ailleurs, d'après le plan ci-dessus, que la Sarre traverse le terrain houiller sur la rupture supérieure d'un pli en selle; sur la rive droite, les couches houillères plongent, en effet, au nord, et
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sur la rive gauche, elles plongent au sud. Quelle est Timportance du pendage sud, jusqu'à quelle distance de la frontière se prolonge-t-il ? Les couches qui, dans la direction du nord, à Hostenbach, Geislautem et Gersweiler, se superposent aux couches correspondantes à celles qui viennent d'être découvertes aux environs de Forbach, se superposent-elles aussi dans la direction du sud? Telles sont les questions que devront résoudre les travaux ultérieurs. Toujours est-il que Ton peut supposer une grande importance au prolongement occidental du bassin de Sarrebruck, car ce prolongement se trouve indiqué par Tallure du grès des Vosges, qui forme, suivant cette direction, une saillie de plus de 1 5 kilomètres dans les terrains supérieurs. Ce mouvement des couches, dirigé de Test, SS"* nord, à Touest, SS"" sud, est répété par les dépôts du trias, et coïncide précisément avec le grand axe du bassin de Sarrebruck.
Cette direction imprimée aux dépôts houillers, par le soulèvement du massif de transition, fut un trait si profondément tracé dans les reliefs et les vallées de Tépoque houillère, que les dépôts jurassiques et crétacés ont pu. seuls Teflacer sur le périmètre du grand bassin secon-. daire et tertiaire de Paris. Dans les terrains houillers deMons et Yalenciennes, plus de 50 kilomètres de continuation souterraine ont été reconnus sur le versant nord du massif, et, sans prétendre que celle du versant sud présente la même importance, il reste cependant acquis que cette région du grès des Vosges, placée sur le prolongement du bassûi de Sarrebruck, offre de belles chances aux explorateurs.
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Il y a plus d'an siècle que Tindustrie des mines a pénétré dans les terrains houillère du département du Nord, que recouvrent 70 à 1 50 mètres de terraiq crétacé, et c'est seulement depuis quelques années, qu'en rassemblant toutes les données géologiques fournies par les travaux, de recherche et d'exploitation, MM. DuTrénoy et Élie de Beaumont sont parvenus à indiquer les limites probables ' de ce bassin souterrain.
Ces limites, tracées sur la carte géologique de la France, ont été définies par l'étude des lignes indiquées par les dépôts qui forment l'encaissement du terrain houiller. Ces dépôts sont, au nord, le calcaire carbonifère, et, au sud, le poudingue rouge inférieur, dit poudingue de Bumot ; ils fbrment deux Usières saillantes, dont la diœction est bien déterminée, et qui ont été rencontrées par les puits et sondages toutes les fois que ces travaux sont tombés en dehors de la zone houillère. Mais ces limites, suffisantes sous le rapport géologique, sont encore trop vagues au point de vue des recherches pratiques, car celles-ci ont pour but de reconnaître , non-seulement l'étendue du terrain houiller, mais encore la position exacte des étages ou systèmes de couches riches en combustibles ; aussi, le tracé de ces lignes est-il un sujet incessant d'études et d'hypothèses.
Sur beaucoup de points, le calcaire carbonifère de la Belgique est immédiatement recouvert par des assises
* Çorte géologique de Fronce^ nescriplion, lorae I*% 1840.
BASSIN DE YAL£RC1ENNES. 355
houillères riches en combustibles ; il n'en est pas ainsi sur la lisière septentrionale du bassin de Yalenciennes, où la formation houillère est ordinairement séparée du calcaire in* férieur, par l'interposition d'un étage schisteux qui ne con* tient que quelques petites couches d'anthracite sulfureux. Cet étage schisteux a été reconnu à Bruille près Saint- Amand, où deux couches d'anthracite furent exploitées, et à Château-rÂbbaye, où Tanthracite était même compris dans les alternances supérieures du calcaire carbonifère.
Cet étage schisteux, pauvre en couches combustibles, est surmonté d'un étage houiller bien caractérisé, abondant en empreintes végétales, et contenant vingt à trente couches de houille maigre , réparties dans une épaisseur de 600 à 800 mètres de dépôts.
L'étage des houilles maigres est le siège de nombreuses exploitations qui ont permis d'en déterminer l'allure, et la carte, PL X, précise cette allure sur une longueur assez considérable, parcourue, en grande partie, par les travaux des mines de Yieux-Condé , Hergnies, le Sartiau, Fresnes et Vicoigne.
Cette allure du faisceau principal des couches de houille maigre, qui forme du côté du nord la limite pratique du terrain houiller, présente plusieurs particularités intéressantes. On remarque d'abord la saillie formée par le terrain houiller depuis Vieux-Condé jusqu'à Hergnies ; cette saillie de 4,000 mètres indique évidenunent que !o basan houiller formait^ sur ce point, une sorte de golfe qui péné* li*ail dans une anfracluosité du calcaire carbonifère, et c'est
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pribcipalement dans ce golfe que fat déposé le système schisteux aothraxifère qui constitue le premier ^ge hooil- 1er. Ce premier étage tiouiller n'est, en effet, bien dé?»* loppéque dans la région de Bruille ; il s'amoindrit ensoitet à mesure qu'on s'avance du côté de l'ouest, et n*68t plus représenté à Marcbiennes, où l'étage des houilles maigres repose directement sur le calcaire carbonifère.
A mesure que l'on suit la direction de l'est à l'ouest, l'épaisseur des morts terrains, superposés au terrain houiller, augmente d'une manière sensible ; ainsi, tandis qu'ils n*ont que de 70 à 80 mètres dans la région de Vieux-Condé et de Fresnes, ils atteignent 1 28 mètres à Marcbiennes, et c'est à 135 mètres qu'un sondage a rencontré, à Yred, le terrain houiller. Un autre sondage, fait à Flines-les-Raches , a trouvé le calcaire carbonifère; de telle sorte, que la limite du bassin se place évidemment entre ces deux points, en se dirigeant vers Douai, par une ligne qui passe au nord du fort de Scarpe.
Sur toute cette longueur, l'étage inférieur des houilles jmaigres conserve une allure assez régulière. Ses couches, appuyées sur le calcaire carbonifère, plongent vers lA sud, sous des inclinaisons de 20 à 30 degrés, de manière à dessiner, par leur direction, les contours du bassin.
L'étage des houilles grasses occupe la lisière méridionale du bassin, et sa position est marquée par la succession des exploitations d'Anzin, Saint-Yaast, Denain et Abscon. {.'allure des couches qui forment cette seconde zone, parai*
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lèle à la première, est beaucoup plus accidentée, la com<^ pression suivant la lisière sud ayant été très énergique. Les couches, refoulées et reployées sur elle&-mômes, présentent des allures en zigzag formées par une succession de plis en selle et en fond de bateau.
Théoriquement, cette zone devrait être encaissée, vers le sud, par le relèvement des houilles maigres inférieures, puis par celui du calcaire carbonifère ; mais il n'en est pas ainsi, et, sur aucun point des travaux établis sur la lisière sud, on ne connaît Tétage des houilles maigres. A Lourches, près Douchy ; à Azincourt, au sud d'Aniche, on a reconnu les houilles grasses à quelques centaines de mètres des relèvements formés par les poudingues rouges de Bumot et le calcaire de Givet. Il n'y a donc aucune symétrie dans les coupes transversales du bassin : au nord, les houilles maigres occupent la plus grande partie de sa largeur, tandis qu'au sud le système des houilles grasses est immédiatement superposé aux terrains qui forment rencaissement.
On a expliqué cette irrégularité d'allure par l'existeuce d'une faille, reconnue à la hauteur d'Anzin et désignée sous la dénomination de faille au pli: celte faille aurait relevé le poudingue de Bumot de manière à barrer subitement les couches houillères. Mais cet accident, lors même qu'on admettrait son existence sur une longueur de 30 kilomètres, depuis Marly et Anzin jusqu'à Azincourt, ne suffirait pas pour rendre compte de la suppression du système des houilles maigres, système qui, sur la lisière nord, occupe
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one largeur saperficielle de 2,000 à 6,000 mètres. Remar* quons^y d'ailleurs, qu'il n'y a pas de différence réelle de niveau entre le terrain houiller et les terrains inférieurs qui forment son encaissement méridional; un sondage a touché le terrain houiller à 142 mètres de profondeur, vers Auberchicourt, tandis qu'à Emerchicourt un autre sondage trouvait, à 1 34 mètres, le calcaire de Givet inférieur. Une faille qui aurait coupé le terrain houiller de manière à déterminer le contact des terrains inférieurs au calcaire carbonifère avec les couches houillères supérieures, aurait eu toute l'importance d'un soulèvement de montagnes, et les dénudations postérieures n'auraient pu le niveler complètement.
Il est plus naturel de chercher l'explication de la structure du bassin dans les conditions mêmes du dépôt , et d'admettre que l'axe a été déplacé vers le sud : les couches supérieures, formant le système des houilles grasses, auraient été déposées précisément sur la lisière méridionale, de manière à recouvrir les affleurements des étages inférieurs, pendant que toute la zone du nord restait, au contraire, découverte sur une largeur considérable.' Cette hypothèse explique aussi comment l'encaissement naturel du bassin, formé par le calcaire carbonifère, a été luimême recouvert par les couches du système houiller supérieur, et comment ces couches ont pu s'avancer vers le sud jusqu'aux zones formées par les affleurements inférieurs du calcaire de Givet et du poudingue de Burnot.
Le bassin bel^e, depuis Liège jusqu'à la frontière de
BASSIN DE VALÉNCIENMES. 359
Fraoce, suit une direction nettement prononcée et qui se rapporte à celle du système du Hundsrnck, sur lequel il est appuyé; cette direction ne se continue pas sous le territoire de Yalenciennes ; elle sinfléchit sensiblement et devient est-ouest ; enfin , sous le territoire de Douai , elle incline vers le nord-ouest et se rapproche de la direction du Bocage vendéen; de telle sorte, qu'en la continuant, on marche vers les houillères d'Hardinghen, et de Ferques dans le Boulonnais.
Cette coarbure de la zone houillère est indiquée par la carte, PL X. Elle explique comment les recherches faiteft pendant si longtemps sous les territoires de Corbehem , de Cantin , et dans la direction d'Arras , sont restées infructueuses.
Nous avons dit comment les recherches entreprises plus au nord sous le territoire de TEscarpelle avaient réussi et trouvé, d*abord le terrain houiller, puis la houille à 1 50 mètres de profondeur. Ces recherches se poursuivent suivant la nouvelle direction indiquée; elles ont déjà démontré Texistence du terrain houiller sous le territoire de Cour* rière, et tout prouve que la direction se prolonge vers lé nord-ouest, et passe entre Lens et Carvin.
L'extension des travaux souterrains pourra seule détêr*miner la largeur de cette zone houillère, la disposition ré^ lalive des deux étages de houilles maigres et de hotlilléft grasses, et Timportance de la continuité de la toM en Ai^ rection ; mais , en comparant la composition dd tettttitl houiller belge à celle du terrain hooillM* firaiiçâift, on ptnÊ
360 DÉPOTS H0UILLEtR6 RECOUVERTS.
déjà pfésamer que cette continaité peut s'étendre assez loin vers le nord-ouest.
En effet, si Ton veut baser une hypothèse sur la longueur du bassin, le mieux est de chercher à déterminer le centre des dépôts. Or, en comparant entre elles toutes les coupes transversales faites en Belgique et en France, on est conduit à placer ce point central à Mons, qui se trouve en inéme temps au sommet de la courbe décrite par la direction générale des couches.
La coupe transversale ci-jointe, faite à Touest de Mons, indique le mouvement de Tallure des couches. Cette allure,
Sud. Nord.
Fig. 43. — Coupe vertieale en trafen da bavin de Mons.
comparée à celle du terrain de Yalenciennes, présente des analogies et des différences. Les analogies résultent, d'abord de la régularité du pendage nord, tandis que, vers le sud, le relèvement des couches est très brusque et très accidenté, et, ensuite, de la position normale des houilles maigres qui constituent un système inférieur surmonté par les systèmes de houilles grasses et gazeuses. Les différences consistent, d'abord en ce que la coupe est complètement normale, c'est-à-dire qu'elle présente, au sud comme au
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nord, la succession graduelle et imbriquée des divers étages, et, en second lieu, en ce que la série de ces étages, caractérisés par des houilles différentes, est beaucoup plus complète à Mons qu'à Yalenciennes. On remarque surtout la superposition du système des charbons flenus, système puissant, qui forme une espèce de bassin central superposé à tous les autres, et qui ne se prolonge ni à Touest jusqu'en France, ni à Test jusqu'à Charleroi.
Ajoutons, qu'à Mons, la zone houillère atteint son maximum de largeur (plus de 12,000 mètres), et que les couches de houille y sont en plus grand nombre qu'à l'est vers Charleroi, et à l'ouest vers Yalenciennes (on en compte 116, tandis que, dans les autres localités, elles ne sont qu'au nombre de 85 et 70). Enfin, les couches sont aussi plus puissantes à Mons que sur tout autre point du bassin, et la série des qualités y est beaucoup plus complète.
Cet ensemble de caractères est décisif, et désigne évidemment la région occidentale de Mons comme la partie centrale du bassin. Or, de Mons à l'extrémité du terrain houillerde Liège, il y a plus de 1 00 kilomètres, et la même longueur, portée symétriquement du côté de l'ouest, conduirait près des terrains houillers du Boulonnais, où la zone pourrait bien se terminer, comme aux environs d'Aix-la-Chapelle, par une série de petits bassins sporadiques.
Tel est l'état de la question des recherches dans le département du Nord ; on voit que, de tous nos bassins houillers, celui de Yalenciennes et Douai, qui comprend d^à
362 DÉFOTS HOUILLCES lECOCtEÈTS.
60,000 hectares de temiiis honillers sontenrains , est encore celai qui offre le champ le plus vaste aux hypodièses et aux recherches.
n n*y a encore qn*iin petit nombre de bassins qni soient sériensement poursuivis et exploités an-dessom des terrains secondaires on tertiaires ; mais la pensée des recherches est arrivée i ce point de maturité, qne Texécation en est inmiinente dans la plupart des bassins que nous avons mentionnés. Il est même plnsieurs localités où Ton se préoccupe de chercher le terrain houiller sous lés terrains secondaires, sans avoir aucun indice direct de son existence. A Rouen, entre autres, on a décidé qu*un sondage serait entrepris pour traverser la craie et les terrains jurassiques, de manière à reconnaître si le terrain houiller ne se trouverait pas au-dessous. Une recherche ainsi faite à priori ne peut être qu'une entreprise très hasardeuse; mais il est de certains points où un succès serait d'une telle importance, qu'il peut être rationnel d'en courir les chances, quelque peu favorables qu'elles paraissent.
Pour apprécier les probabilités d'une semblable recherche, il faut d'abord comparer les proportions qui existent entre les surfaces de transition restées à découvert et les dépôts houillers qui leur sont superposés; puis chercher, d'après ce que nous savons de l'origine des dépôts houillers, si les terrains de transition recouverts peuvent présenter des proportions de dépôts houillers plus ou moins