La petite brûlante. . . Id i
f4. La petite ?eine du fond 0^,90
Ce système représente un nombre de couches peu ditSê* rent de celui des trois formations de Saint-Étienne, réunies dans une série de grès et de schistes analogues par leurs caractères et par la puissance de leur développemeat ; mais comment assimiler et classer des couches qui, prises isolément, n'ont plus aucun caractère commun ?
L'allure, non plus que la qualité des couches, ne fournissent aucune base à la comparaison qu'on a tenté de fakeé Comment reconnaître, par exemple, la troisième du Treuil dans la grande masse des Littes et de Montrambert qui ne se présente ni avec la même composition, ni avec aucune analogie de gisement et de relations avec les couches inférieures ou supérieures. La série des couches de la Ricamarie ne ressemble k celle* que nous présente la coupe transversale du bassin de Sainl-Étienne, ni parles caractères des couches, ni par leur ordre de superposition. Quant à la qualité des houilles, elle est en quelque sorte en dehors de toutes celles que nous avons citées. La grande masse nous offre le type des charbons à gaz, et cette qualité est tellement prononcée aux Littes et à Montrambert , que Ton y trouve des bancs intercalés de véritable canneUeoal^ et des passages minéralogiques très ménagés vers celte variété.
' KÉGIOM DE BAIHT-ÉTIBIIIIB. 395
Il est évident que les couches de la Chanvetière repré- ' sentent les couches de la formation supérieure, mais considérablement amaigries et d*nne qualité médiocre ; cela est naturel, car nous sommes ici à la fin de leur développement. Mais cette assimilation une fois admise, ne pouvonsnous considérer les couches du fond comme représentant la formation inférieure, de telle sorte que tout le dépôt serait représenté sur ce point, aussi bien qu'il Test sur les versants opposés de Mont-Saison et du Clnzel ? La vallée de la Beraudière se trouve en effet sur la lisière du bassin ; et, derrière la petite Ricamarie , nous voyons le terrain primitif se montrer brusquement, en imprimant aux cou* ches une forte inclinaison, et des perturbations qui ont été indiquées par la PI. I.
Si la formation houillère de la Ricamarie représente réellement toute Tépaisseur des formations houillères de Saint-Étienne, nous devrons trouver des analogies dans les dépôts inférieurs qui les supportent. Cherchons donc à établir des coupes qui nous permettent d'étudier Ces dépôts inférieurs : prenons-les au nord, c'est-à-dire au-delà de la Ghazotte, sur la ligne qui conduit à la Tour ; au sud-ouest, dans la direction de Roche-la-Molière ou de Firminy ; enfin . au nord-est, vers Saint-Chamond et Rive-de-6ier ; examinons ainsi tout le périmètre du bassin dans lequel ont été déposées les trois formations de Saint-Étienne, et nous serons frappés de la régularité des dépôts.
La lisière septentrionale du bassin de Saint-Étienne, au nord de la Ghazotte, nous présente, au-dessous des couchas