‹ De la houilleChapitre 84 sur 116 · ÉTUDES SUR LB BASBIII DB LA LOIBB · texte numérisé non relu

ÉTUDES SUR LB BASBIII DB LA LOIBB

houillères, on grand développement de conglomérats et pondingaes. Ces conglomérats et pondingoes, composés de granités, gneiss, micachistes, en fragments roulés, peu ou point agrégés, sont séparés des conglomérats à blocs anguleux qui terminent le bassin total, par des alternances de grès, de schistes et de gores noirs, dans lesquels on a fait des recherches, notamment vers Bayard. Ces recherches n'ont pas été heureuses sous le rapport de remploitation, mais elles ont démontré Texistence d'un système de grès fins et de schistes carbonifères placé entre les deux conglomérats. Or, ce système est , suivant nous, celui de Rive-de-Gier, situé au-dessus des gros conglomérats miguleux de la base, et au-dessous du conglomérat rauli^ sur lequel reposent les formations de Saint-Étienne.

En détaillant les couches dont cette lisière nord du bas* sin présente les affleurements , nous ferons encore une remarque importante. Les conglomérats inférieurs sont sujets à être très ferrugineux, et, vers la Fouillouse, les blocs sont cimentés par une pâte rouge, argilo-sableuse, qui semble empruntée au minerai de fer de la Tour. Audessus des poudingues à gros éléments qui forment la base des dépôts de Saint-É tienne, on remarque également des couches de poudingues et grès rouges ; mais ce caractère, au lieu d*étre accidentel comme dans les conglomérats de la base, est assez constant pour qu'on puisse s'en servir comme d'un horizon géognostique marquant les points on la formation de Saint-Etienne se sépare de celle de Rive-de- Gier.

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En effet, la fin de la série des couches de grès et de schistes dans laquelle se trouvent comprises les vingt-deux couches de houille de la Ricamarie, est indiquée par un développement considérable de grès rouges ou bariolés, qui sont considérés comme la base de la formation ; toutes les fois que les travaux de recherche ont atteint les grès rouges, on les arrête comme devant être désormais infructueux. Ces grès reposent sur le primitif, et marquent la fin des couches houillères, vers les coteaux qui dominent la plaine de Yillebœnf, ainsi que près du Chambon.

Ces grès ont 20 à 30 mètres d'épaisseur, et sont très nettement caractérisés. Aussi, bien qu'on retrouve d'autres grès et conglomérats rouges à la base du système de Rivede-Gier, on ne peut guère les confondre avec ceux du Chambon, qui sont tellement ferrugineux, et contiennent des parUes si complètement imprégnées, qu'on les a considérées un instant comme pouvant servir de minerais. Cette grande quantité de fer répandue dans une certaine épaisseur de la formation annonce que les actions sédi*> mentaires furent, à une certaine époque, modifiées par des sources ferrugineuses abondantes et énergiques qui pénétrèrent tout le dépôt. Des actions analogues ont pu exister à d'autres moments de la période houillère, mais elles furent locales, tandis qu'il y a, dans cet étage, un caractère de généralité, qui peut aujourd'hui servir de plan de repère à l'étude des dépôts.

Après avoir établi qu'il existe une assise de grès rouge, inférieure à la formation houillère de Saint-E tienne et

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reposant sur le terrain primitif en plusiears points de la lisière du bassin, nous arrivons à poser cette question importante : existe-t-il des dépôts houillers inférieurs aux grès rouges, et ces dépôts renferment-ils des couches de houille ?

Pour résoudre cette question, il faut étudier les terrains qui constituent le sol, depuis les grès rouges du Ghambon jusqu'à Fraisse et au Pertuiset, où se montre le primitif. Dans toute cette partie, on voit, après les grès ronges, affleura une succession de dépôts qui ont le même pendage, c*est-èdire qui plongent vers Saint-Étienne, et sont par conséquent évidemment inférieurs aux grès rouges ; ces dépôts se composent des grès et des schistes houillers, dans lesqu^ sont comprises : l*" la grande couche de Firminy, couche de houille de 1 5 mètres de puissance, exploitée à ciel ouvert an Breuil, et, à la Malafolie, par travaux souterrains; 2** deux jcouches inférieures, de 2 à 3 mètres de puissance; 3** enfin, vers le village de Fraisse, au lieu dit les Planches, trois couches de charbons raffort, de 1 à 3 mètres de puissance, auxquelles succèdent bientôt les derniers grès houillers, puis le sol primitif.

Il serait bien extraordinaire que Tanalogie de cette série de couches, avec la série de Rive<*de-Gier, ne fût que Teffet du hasard. En effet, le système des couches de Rivede-Gier, coupé suivant Taxe du bassin, nous offre aussi une grande couche de 10 à 18 mètres de puissance de bonne houille grasse, à laquelle succèdent les deux bâtardes, puis les couches de la Bourrue et de la Gentille.

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Ainsi doncy puisqu^aux deux extrémités opposées de l'axe, le bassin de SaintrÉtienne finit de la même manière, on est bien autorisé à penser que la grande couche du Breuil, ses deux bâtardes et les rafforts des Planches, correspondent à la série des couches de Rive-de*Gier?

Celte opinion, conclue par analogie, se trouve confirmée par ces considérations : 1 "" que le bassin de Rive-de^ier, ou plutôt que le système des couches exploitées dans cette partie du bassin de la Loire, est inférieur au syst^e des couches exploitées à Saint-Etienne et à la Ricamarie; 2"" que les grès rouges signalés dans la partie occidentale comme servant de limite aux deux formations, se retrouvent précisément entre la Grand'-Croix et Saint-Chamond, dans une position analogue à celle des grès du Ghambon, avec des caractères identiques, et séparant comme eux le systtoe de Saint-Étienne (représenté ici par les couches exploitées à Saint-Chamond, à Rigodin et au Fay) du système inférieur (représenté par la grande masse exploitée à la Gourle).

Les couches inférieures à la grande masse seraient plus puissantes à l'extrémité occidentale du bassin qu'à Textr^ité orientale; mais cela n'a rien qui surprenne si l'on considère que le terrain houiller est plus large et plus développé dans cette partie, que dans la partie orientale. On peut cependant opposer à l'équivalence que nous admettons ici diverses objections que nous allons discuter.

L'analogie de gisement, signalée entre le système de Rive-

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