CROUPE DE L*EUROPE OCCIDENTALE
Valenciennes et Douay, sur une longueur de plus de deux cents kilomètres. Ce bassin, dont la surface connue s'étend sur 250,000 hectares, est, à la fois, le plus vaste et le plus riche du continent; il forme, le long des terrains de transition, une bordure, remarquable par sa disposition littorale, et dont la largeur moyenne est de 8 à 12,000 mètres; il est composé de dépôts marins d'une grande homogénéité dans toute leur épaisseur et dans toute leur étendue.
Les phénomènes qui ont accidenté ce vaste bassin en ont relevé et comprimé les couches, de manière à déterminer plusieurs divisions naturelles. Ainsi, on distingue en Belgique deux bassins principaux qui commencent, l'un au levant, l'autre au couchant d'une gorge étroite et profonde, dans laquelle coule le ruisseau le Samson (province de Namur). Le bassin occidental , qui présente une largeur d'environ huit kilomètres à Mons, s'élargit à Charleroi, où il atteint son plus grand développement, et se continue ensuite, en se rétrécissant, par la vallée de laSambre et par Namur. Le bassin oriental, qui forme avec le précédent un angle d'environ 25 degrés, suit la vallée de la Meuse, en s'élargissant de plus en plus jusqu'au-delà de Liège. Il est fractionné, aux environs d'Aix-la-Chapelle, par les relèvements des terrains de transition inférieur, puis il disparait, vers Duren, sous les terrains modernes de la vallée du Rhin.
Des deux bassins belges, le premier, c'est-à-dire le bassin occidental, qui embrasse la province du Hainaut, est, sans contredit, le plus important. Il comprend une étendue de 100,000 hectares, et fournit à lui seul les trois quarts de
la production de la Belgique ; le second ne présente que 50,000 hectares.
Le bassin de Sarrebruck, situé sur le revers méridional du même massif de transition, est un bassin lacustre d'une grande étendue, mais dont la richesse est très variable et presque entièrement concentrée dans la partie de l'ouest, notamment dans la vallée de la Sarre. Aussi, une grande partie de ses produits est-elle versée en France, dans les départements de Test. Après avoir traversé la Sarre, le terrain houiller s'enfonce sous le territoire français ; on a constaté son existence sous les grès rouges de Stiring , Schœnecken, etc., mais on ne l'a pas encore exploité. Cette condition d'enfouissement du terrain houiller sous les terrains secondaires de l'ouest, et de situation littorale sur le revers du massif de transition, établit une symétrie remarquable entre la position géographique de ce bassin et celle du bassin belge.
Lorsqu'on étudie, sur une carte géologique, la position de ces deux bassins houillers, on est frappé de l'absence totale de tout autre bassin, sur des surfaces très considérables formées par le terrain de transition. Ainsi, la surface du Taunus, du Westenvald, de l'Eiffel, du Hundsdruck et dés Ardennes, ne nous offre aucun bassin intérieur, c'est-à-dire situé en dedans des zones littorales où nous avons signalé l'existence des bassins du nord et de Sarrebruck. Le même caractère se présente sur les vastes surfaces de transition qui forment la Bretagne ; aucun bassin houiller n'existe à l'intérieur du massif, et c'est seulement vers les zones limites
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qae nous trouvons : le petit bassin de Littry, dans le Calvados ; les petits bassins de Quimper, dans la partie sud de la Pointe-du-Finistère ; les bassins de Chantonnay et de Youvanty dans la Vendée ; enfin , une zone étroite et très allongée, qui forme le bassin anthraxifère de la Basse-Loire : cette zone, longue de plus de 60,000 mètres, large de deux à trois mille seulement, commence vers Doué, coupe la vallée de la Loire , à Chalonnes , sous un angle de 1 5"", et se prolonge jusqu'à Nort, au-delà de Nantes.
C'est encore autour du massif de transition, connu sous la dénomination de plateau central de la France, que nous trouvons les bassins houillers qui constituent sa principale richesse. Les plus importants par leur étendue, et par la puissance des couches combustibles, sont alignés sur la lisière orientale du plateau. Ainsi, les bassins d'Épinac et celui de Blanzy, dans Saône-et-Loire, sont en tête, au nord de la série, qui se continue, par le bassin de Saint-Etienne et Rive-de-Gier dans le département de la Loire, par celui d'Alais et de la Grand'-Combe dans le Gard, et, jusque dans rOérault, par les bassins de Roujan et de Greissessac. Sur le littoral ouest du massif, on trouve le bassin de TAveyron, et ceux de Brives et de Juillac.
Outre ces bassins littoraux, le centre même du plateau central présente des bassins sporadiques intérieurs, formant des alignements dans certaines vallées. Depuis Mauriac et Bort dans le Cantal, jusqu'à Montluçon dans TAllier, nous voyons une de ces lignes formée par une douzaine de bassins circonscrits, mais importants par leur richesse en com-
bustibles; nous citerons principalement les bassins de Cornmentry et de Bezenet. La vallée de rAllier, depuis Brioude jusqu'à son confluent avec TAlagnon, est occupée par le bassin de Brassac, en partie recouvert par les terrains tertiaires, mais important par son étendue , ainsi que par le nombre et la puissance des couches combustibles.
Les terrains de transition des Panées et des Alpes ne présentent aucun dépôt houiller de quelque importance.
En résumé, si nous laissons de côté les petits bassins dont la production est faible et Tinfluence très circonscrite, nous voyons que la consommation des combustibles en France est alimentée par quelques bassins seulement, que nous pouvons appeler les bassins commerciaux. Ce sont : 1"* le grand bassin belge et sa prolongation souterraine sous les dépôts secondaires du département du Nord ; 2"* les bassins de Saône-et-Loire ; 3* celui de Saint-Etienne et Rive-de- Gier; 4* le bassin de la Grand'-Combe. Puis viennent, et en seconde ligne, les bassins intérieurs de TAveyron, de TAIlier et de la Haute-Loire, dont le développement est aujourd'hui entravé par la difficulté des voies de transport, mais que leur richesse peut faire considérer comme une importante réserve pour l'avenir.
Si nous cherchons à apprécier la puissance de production de ce premier groupe, formé par les bassins houillers de l'Europe occidentale , nous la trouvons ainsi répartie : la France, avec une richesse de 58 bassins, dont les surfaces réunies représentent plus de 300,000 hectares de terrains houillers, produit annuellement cinq millions de tonnes de
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bouille; la Belgique en produit autant avec une superficie houillère de 150,000 hectares seulement; enfin^ le bassin de Sarrebruck fournit environ 500,000 tonnes.
Cette production est en partie absorbée par la France, et cependant elle ne suffit pas à sa consommation qui est d'environ sept millions de tonnes/ réparties ainsi quMl suit:
ProdaclioQ de la France 5,000,000 tonnes.
Importations de la Belgique 4,350,000
Importations de l'Angleterre 612.000
Importations de Sarrebruck. . ' . . 230,000
Décomposons maintenant la production de la France, et nous trouverons que le bassin du Nord , prolongement de la zone belge, figure pour 1,200,000 tonnes; celui de la Loire pour 1,600,800; celui du Gard pour 500,000; et ceux de Saône-et-Loire pour 500,000. Après ces quatre bassins, viennent ceux de rAveyron et de rAllier qui produisent chacun 200,000 tonnes; dans tous les autres, la production tombe au-dessous de 100,000 tonnes.
Ces chiffres donnent l'importance relative des divers bassins houillers qui jouent un rôle important dans la production de la France; or, comme cette production a suivi constamment une marche ascendante, il est intéressant de suivre, dans chacun de ces bassins, Thistorique des travaux d'exploitation.
Dans les diverses contrées on les combustibles minéraux viennent afileurer au jour, comme dans le pays de Liège, les bassins de la Loire, de la Grand'-Combe, on peut admettre que la connaissance de la houille et de ses propriétés date
de Texistence même do la populatioD. La seule vue d'uu morceau de houille éveille Tidée d'un combustible, et il u'est pas douteux que les premiers habitants connurent l'emploi de ces minéraux. Mais leur mise en valeur, même pour des usages locaux et très bornés , ne fut probablement pas la conséquence immédiate de cette connaissance; à quoi bon, en effet , s'occuper de brûler les combustibles minéraux tant que les forêts purent fournir à profusion le bois et le charbon végétal, d'un emploi plus facile et plus agréable. Aujourd'hui même, ne voyons-nous pas les habitants de certaines contrées, où le bois est abondant, négliger complètement les combustibles minéraux qu'ils possèdent * .
Des exploitations organisées et réglementées, et par cela même laissant quelques traces dans la tradition et l'histoire, supposent le commerce qui exporte, ou des industries qui consomment ; elles supposent une population qui, après avoir avancé le défrichement du sol qu'elle habite, commence à apprécier les avantages des combustibles minéraux; aussi, voyons-nous les traditions placer les premières mines de houille exploitées , dans le premier pays qui fut industriel, dans les Flandres.
Ces traditions, les plus reculées des exploitations belges, font remonter au douzième siècle les premières tentatives d'exploitation. C'est, par exemple, vers 11 90, que dans le pays de Liège, on suppose l'existence du premier mineur.
^ Je me bornerai k citer une petite contrée de la Toscane, dont le cheflieu est Rocca-Strada. On y connaît des couches d*un très beau lignite, et pourtant on en a toujours négligé Turage.
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que la tradition appelle encore le prudhomme houilleux^ le vieillard charbonnier ^ ou le forgeron de Plenevaux^ nom d'un petit village situé aux environs de Liège. Ce fut dans les quinzième et seizième siècles que les exploitations s'étendirent du pays de Liège au pays de Mons, et donnèrent lieu à un commerce notable : ce commerce se développa dans le courant du dix-septième et du dix-huitième siècle, de manière à appeler l'attention des économistes et des minéralogistes sur l'importance de la houille. Ceux qui étudièrent la matière de 1750 à 1780^ Buache, Morand, etc., ne signalaient cependant les combustibles minéraux que comme devant se substituer, dans les consommations domestiques, aux combustibles végétaux, qui devenaient de plus en plus chers, mais ils étaient bien loin de prévoir toute la puissance que la houille devait donner un jour à l'industrie.
M. Bidault, dans son ouvrage sur les houillères de Charleroy, cite un acte de l'an 1297, portant donation faite, par le comte de Namur au sieur de Resvcs, des territoires de Billy et Charleroy, en y comprenant les houillères, « leste quelles, est-il dit, le sieur de Resves, et ses hoirs, peut « faire prendi'e, lever et poursuivre aux cas, droits et cou- « tûmes que notre ti*ès amé piTC et sire les y avait et avoir « povait. » Cet acte de donation fait voir que les houillères existaient avant cette époque; mais elles devaient être de bien peu d'importance, car, plus de trois siècles après, un acte de 1665, réglant les droits des exploitants, atteste que les exploitations avaient toujours lieu à ciel ouvert;
01% de pareilles excavations devaient donner très peu de charbon, eu égard au peu de puissance des couches du pays de Charleroy et aux restrictions apportées à l'exploitation, qui, était-il dit, ne pouvait excaver qu'une taille de toise et demie.
Le puissant développement de Tindustrie houillère est donc tout à fait moderne. Nous en trouverons encore la preuve dans un écrit, qui date du dix -septième siècle, et qui pourra faire apprécier Tétat des exploitations dont la pro^ priété et la direction étaient abandonnées à des paysans :
« Les paysans aux houilles, écrivait Tintendant de la « province du Hainaut, en 1 697, ne sont pas assez riches « pour faire les frais de Tépuisement des eaux , cela fait « qu'ils ne travaillent que sur la première superficie. Il « serait à désirer que des personnes plus riches et plus in- « telligentes s'appliquassent, par des machines pareilles à « celles dont on se sert dans le pays de Licge, à tirer du ce même fossé tout ce qu'il peut y avoir de charbon. Il s'est « fait, depuis deux ans, une société d'ouvriers et de mar- « chauds , qui ont établi le travail sur ce pied , dans le « territoire de Wasmes, à deux lieues do Mons; l'entre- <c prise a nécessité une avance de vingt-cinq mille écus ; « le charbon est à soixante-quinze toises de profondeur; ce ils ont une machine, pour tirer l'eau, faite en petit comme ce celle de Mariv. »
C'est de 1 803 à 1 805 que les houillères belges se développèrent avec le plus d'activité, alors que le séjour des * aimées françaises sur les côtes du Nord imprimait une
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grande activité à la production. Enfin c'est depuis 1 81 5 que rindustrie du fer prit les proportions les plus vastes aux environs de Liège et de Gharleroy, pendant que les environs de Mons s'ouvraient, en France, de nombreux débouchés.
Si la Belgique fut le premier producteur de houille, on peut dire que la Fratce en fut le premier consommateur. C'est, en effet, pour envoyer des houilles à Rouen et à Pontoise que les premiers exploitants de l'Angleterre donnèrent signe d'existence commerciale; et l'activité industrielle des Flandres avait aussi, pour débouché principal, Paris et le nord de la France. Le commerce était assez important, en 1692, sur les ports Saint- Paul et de l'École, à Paris, pour qu'un édit fât rendu, qui imposait les houilles indigènes de 6 sous le baril, et les houilles étrangères de 30 sous. Cependant ce commerce n'était guère fait qu'au profit des basses classes ; car on lit dans Savarv -
a Le bois étant devenu très rare et très ^'her à Paris , en < 1 774, on amena quelques bateaux de charbon de pierre, « qui se débitèrent d'abord assez bien aux ports de Sainttf Paul et de l'École. Le peuple y courut en foule, et même « plusieurs bonnes maisons voulurent en essayer dans les c poêles et cheminées des antichambres; mais la malignité a de ses vapeurs et son odeur de soufre en dégoûtèrent a bientôt; et la vente des premiers bateaux n'ayant pas a réussi, les nouveaux marchands de charbon de pierre « cessèrent bientôt d'en faire venir pour la consommation « de Paris »
Cette opposition à l'emploi des houilles dans les foyers
domestiques est en quelque sorte restée dans nos mœurs, et nos exploitations se seraient développées bien lentement si elles n'avaient eu pour stimulant l'industrie du fer et les consommations manufacturières.
Ainsi y le premier historique des consommations houillères de la France n'est autre que celui des premières exploitations du bassin belge.
Quant à l'exploitation des combustibles en France j il faut en suivre l'histoire, isolément, dans les principaux bassins. On voit chacun d'eux s'individualiser par les événements spéciaux qui y développèrent la production , tels que : les découvertes successives de la richesse minérale, la création des voies de transports, la fondation d'établissements métallurgiques destinés à consommer les produits sur place.
Bassin de Valenciennes. Dans aucune contrée houillère l'industrie des mines ne se présente aujourd'hui d'une manière aussi imposante que dans le département du Nord, à Anzin, Denain, Lourches, etc. : ces foyers de production souterraine sont indiqués, à la surface, par les hautes cheminées des machines d'épuisement et d'extraction que l'on découvre dans toutes les directions; par de vastes halde» incessamment encombrées de houille dont le triage, le mesurage et le transport, occupent de nombreux ouvriers; par les bois amoncelés qui vont soutenir les excavations, et y remplacer la houille incessamment dirigée vers les ports de chargement, ou les nombreux ateliers groupés autour des centres d'extraction. C'est surtout à Denain
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que cette activité de rextcrieur donne une grande idée des travaux du fond ; de longues lignes de fours à coke, de vastes embarcadères sur les bassins du canal, des réseaux ramifiés de chemins de fer, des usines nombreuses, et jusqu'aux lignes régulières de cette ville industrielle construite et alignée comme un camp, tout révèle une des créations les plus vastes et les plus originales de Tindustrie houillère.
La compagnie d'Anzin représente, en eflet, dans cette industrie y l'exemple de Tentrcprise la plus grande et la plus heureuse; seule, elle produit près du quart de TextractioQ totale des houilles en France, et pourtant, dans aucun autre bassin, Texploitation ne se trouve dans des conditions aussi diiiiciles et aussi compliquées. C'est que ce pays, comparé aux régions houillères, généralement accidentées et peu fertiles, est, au contraire, l'un des plus féconds du globe; les richesses agricoles en avaient d(\jà fait l'une des contrées les plus peuplées avant que l'industrie y eût ajouté la prodigieuse activité des mines et des usines de toute nature.
Les concessions houillères , accordées sur le bassin de Valenciennes, présentent une surface de 54,243 hectares. Dans toute cette étendue, le terrain houiller est recouvert par le terrain crétacé, surmonté quelquefois lui-même par des dépôts tertiaires. L'ensemble des couches superposées, dites morts terrains, a une épaisseur très variable; elle est à |)einc de trente à quarante mètres vers la frontière belge, mais elle augmente vers l'ouest jus(iu'aU'dolà de cent mètres ;
de telle sorte qu'on a pu constater, en suivant ainsi de Test à l'ouest la direction du bassin, que le terrain houiller s'enfonçait de plus en plus sous les dépôts postérieurs.
Telle est la pensée qui a guidé les premières recherches faites par le comte Desandrouin. Cet homme , auquel le département du Nord doit une grande partie de sa prospérité industrielle, avait constaté la direction E.-O. du terrain houiller et son enfoncement progressif sous les morts terrains ; fort de ces premières connaissances et de l'identité des conditions extérieures, il commença, en 1 71 G, les premiers travaux de recherche, et, en 1717, il avait découvert la houille sous le territoire de Fresne. Mais la présence de nappes d'eaux souterraines, très difficiles à contenir, opposait à ces recherches d'immenses difficultés; le premier puits de Fresne fut envahi par l'irruption d'une de ces nappes, et force fut de l'abandonner ; ce fut seulement en 1723 que l'on parvint à organiser, par de nouveaux travaux, l'exploitation de ces couches.
Cette première conquête était déjà immense, et pourtant ce n'était pas encore le succès , car la houille de ce territoire était maigre et ne convenait qu'à des usages de chaufournerie. Or on avait déjà distingué, en Belgique, la position relative des houilles maigres et des houilles grasses; on savait que les dernières étaient supérieures aux autres, et que, vu l'inclinaison de celles-ci, il fallait les chercher plus au sud. De nouvelles tentatives furent faites, et, en 1734, c'est-à-dire après dix-sept années d'efforts, après le fonceinent d'un nombre égal d'avaleresses ou puits de recherche,