ÉTUDES SUE LE BASSIN DE LA LOIRE
la lisière sud, et notamment près du village d'Izieui: , et peuvent être suivis sur une très grande longueur. Le régime régulier de Tallure est interrompu par un grand nombre de failles perpendiculaires à la direction, et par quelques plis qui déterminent des variations de pendages ; mais, dans ses conditions générales, il concorde parfoitement avec Tallure des couches de Rive-de-Gier et de Saint-Étienne.
En résumé, les conditions de structure et de composition de toutes les parties du bassin houiller de la Loire nous paraissent se réunir pour nous autoriser à conclure :
Que ce bassin résulte de la superposition de deux formations distinctes : 1 ^ la formation inférieure ou de Rive-de* Gier, comprenant environ 400 mètres d'épaisseur de dépôts, vers la base desquels se trouvent quatre à cinq cou-* cbes de houille, dont les épaisseurs réunies sont, de 8 à 25 mètres ; 2" la formation supérieure ou de Saint-Étienne, qui embrasse une épaisseur de 800 à 1 ,200 mètres de dépôts, dans lesquels se trouvent vingt-deux à vingt-quatre couches de houille, dont les épaisseurs réunies sont de 47 à 58 mètres. Cette formation supérieure constitue le sol depuis Saint-Ghamond et Terre-Noire jusqu'à Montrambert et Roche-la-Molière, sur une longueur d'environ 20,000 mètres, suivant Taxe du bassin. La formation inférieure est à découvert depuis Tartaras jusqu'à la Gourle et la Grand- Croix , points où elle disparaît sous les grès rouges qui supportent la formation supérieure; elle reparaît à l'autre extrémité de l'axe du bassin, à Firminy, Unieux et Fraisée^
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les affleurements coorent suivant la direction générale du bassin y mais en formant un crochet assez prononcé qui a conduit quelques observateurs à les considérer comme constituant un petit bassin spécial, supérieur aux couches de Saint-Étienne. M. de Reuss a, le premier, démontré que Tallure des couches rentrait dans les conditions générales de Tallure du bassin , bien qu'elles eussent été ployées horizontalement en un point de leur parcours, de manière à présenter Tapparence d'un fond de bateau particulier (Fig. 41, p. 298).
Ce fait accidentel expliqué, il est facile de reconnaître que la direction générale des couches de Saint-Chamond est parallèle à Taxe du bassin, depuis les exploitations du Fay, jusqu'à la Yarizelle et Ricolin ; c'est-à-dire que ces affleurements se développent au-dessus des grès rouges, et s'arrêtent seulement à la grande vallée de Langonand, qui est déterminée par une faille, et au-delà de laquelle se trouvent les couches de la Calaminière et du Moncel. Le pendage des couches est vers l'axe du bassin, de telle sorte que ces couches appartiennent au relèvement nord du bassin de Saint-Étienne ; l'allure générale observée à Rive-de-6ier et à Saint-Étienne se représente donc ici, car nous retrouvons le relèvement sud en sens opposé, vers Saint-Martin en Coallieux : là, plusieurs affleurements qui n'ont jamais été explorés, ont été constatés par des excavations; leur pendage est rapide et en sens inverse des couches de Saint-Chamond. Ces affleurements sont inférieurs aux grès rouges, lesquels sont visibles sur toute
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plus oa moins fortes ; ces inclinaisons sont, le plus souvent, simples , et présentent la forme de fond de bateau , mais quelquefois elles sont complexes et déterminent plusieurs fonds de bateau accolés. En second lieu, des failles nombreuses, parallèles et perpendiculaires au grand axe, ont découpé les dépôts, et produit des dénivellations et des rejets considérables. Ces failles ont été généralement postérieures aux ploiements, et, comme ceux-ci avaient eu pour effet de rendre les plans des couches concaves, et que les soulèvements ont créé à la superficie du sol des surfaces convexes, il est résulté cette disposition, si souvent remarquée à Saint-Étienne, des inclinaisons en sens opposé de celles des versants.
Telles sont nos conclusions théoriques; les conséquences pratiques peuvent en être ainsi formulées : les surfaces recouvertes par la formation supérieure de Saint-Étienne, sous lesquelles se développe la formation inférieure de Rive-de-Gier, comprennent un minimum de 8,000 hectares. En évaluant à 1 0 mètres seulement d'épaisseur moyenne les couches de houille comprises dans cette formation inférieure, on aurait environ un milliard de tonnes réservées aux recherches et aux exploitations de Tavenir, et tout à fait en dehors des richesses connues et exploitées aujourd'hui.
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Il est difficile d'étudier le gisement de la houille dans un bassin houiller sans s'occuper en même temps des condi tiens générales des exploitations, et par conséquent de la