‹ De la houilleChapitre 94 sur 116 · ÉTUDES 8UR LB BASSIN DE LA LOIKB · texte numérisé non relu

ÉTUDES 8UR LB BASSIN DE LA LOIKB

cessions, à peu près toutes réglées vers 1824, et les exploitations s'organisèrent avec des moyens généralement médiocres, mais assez rapidement toutefois, grftce à la facilité des travaux et aux avantages que présentait la disposition de certaines parties du bassin. Sur beaucoup de points, les couches s'offraient, en effet, à une faible profondeur, avec une grande régularité et une qualité telle, que les houilles de maréchalerie, ainsi que cdles destinées à la fabrication du coke, s'exportaient jusqu'à Paris.

n résulta de cette facilité d'exploitation que les extractions eurent bientôt dépassé le chiffre dés consonunaiions normales, et dès lors les vices du morcellement exagéré furent mis en évidence. Dans l'impossibilité de vendre tous les produits extraits, on laissa cette charge à chaque intéressé : le charbon était remis à chacun d'eux, aussi bien qu^aux propriétaires de la surface, auxquels on avait ouvert des parcs spéciaux sur chaque halde ; certains travaux étaient donnés à l'entreprise aux ouvriers, et on leur livrait en payement le charbon qu'ils extrayaient, en les jetant eux aussi dans l'arène de la concurrence. C'est alors que l'antagonisme, atteignant sa dernière limite, avilit les prix et détermina une misère si profonde et si générale, que la pensée de l'association germa dans tous les esprits et fut bientôt la question qui domina toutes les autres.

Ce fut vers 1 832 que cette plaie déplorable fut mise en évidence, par l'inondation progressive de la plus grande partie des mines de Rive-de-Gier.

Les concessions n'étaient nulle part aussi restreintes

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