DIVISION DU BASSIN EN CONCESSIONS
qa'à Rive-de-6ier ; les mines commençaient à s'approfondir, et comme aucun concessionnaire n'avait un matériel suffisant pour épuiser ses eaux , les mines placées sur le fond de bateau, c'est-À-dire au point le plus bas des inclinaisons, étaient inondées par les eaux de toutes les concessions supérieures. Des procès s'engagèrent, procès inextricables, dont la solution se faisait attendre de telle sorte que les eaux, montant chaque année davantage, envahissaient, dans un désastre commun, les accusés et les accusateurs. Le mal se propageait, et Tadministration , qui avait regardé avec indifférence tant de misères industrielles, fut bien forcée de sortir de son apathie lorsque la production fut menacée. On reconnut alors les funestes effets du morcellement, et il fut constaté que ce bassin, le plus riche de la France, avait été déplorablement aménagé. L'administration fut obligée d'exposer elle-même tous les désordres de l'exploitation, et elle obtint des Chambres la loi de 1 838 , qui consacra le principe de l'association, et le rendit obligatoire pour parer aux inondations.
Dans cette période de 1 832 à 1 838, les discussions firent connaître l'état réel du bassin. C'est à peine si quelques exploitants s'étaient enrichis, parmi ceux qui possédaient les premières qualités; vingt-sept concessions étaient en médiocre bénéfice, et quarante-et-une étaient en perte. Si Ton eût réuni tout le bassin comme appartenant à un seul producteur, ce producteur aurait pu être considéré comme ruiné.