ET LES HABITANTS DE CANNES
» Il a , sans aucun avis préalable , porté atteinte a une
> inscription magistrale et privée ; il a porté dommage à
> une souscription publique et locale ; il a porté outrage à » tous projets d'honneur international , à toutes les idées
^ auiquellei le& temps nottteaux tuiènl ifrât)ifé^ se plai-
> raient peut-'ètre* à s'assAeiei' déiotmais.
» fiés que leâ journaux de la lacalité ont fait connaître
V cette attention k ude inscription sacramentelle, de telles
» iftdignités eft titt si gtkve manqùetnent à Fbonneùr et à la
» vérité f il s'est manifesté de toafés pafts des sentiments
> de nationalité , de to^ité , sollicitant un redressement » exen^laire, afin que justice stjHî faHe serf tant de circons- » tafices si affligeaAtets pour les mis , si hunïjliantes et si
> fausses pour les autres.
» C'est devant 4a justifce indépendante et imps^liale, de- » vaut ies tribiinauic français que tOHis ces griefs seront ex-
> posés tftà temps convenable et q^tife répstratrons en seront » demandées avec fefiaeté et pei^sistance. Etc., etc. . . >
Il «"est q«e jmste et il ne saurais être étrange d'appréhender et de traduire en justice \et muAKipa^l le pl\is msd avisé et le {rins Éial Kppm de nets tempd et de ceâ lieui. R est vrai que cet autoritaire ahuri ne pouvait pas plus misd tomber qu'entre des mains chargées jadis de faire exéc\iter la loi et la dimptine f et de faire rendre compfe à chacun de ses méfaits et de ses méprises. D'ailleurs , en tout ceci , je ne pense pas qu'on ptfisâe iller plbâ droit et plus avant dans le cœur du public, t^àrtoùt ou cet autoritaire aura marqué soA passage et par (fù^elqnes ti'aitâ que de soient dans cette phase du gouvernement personnel , un jour, il sera arrêté, mis à nu et clotl'é âU pilori de la vindicte publique qui attend ceuï^là mêmes qui ont tant cherché à tout avilir à leur profit. A cet eiïet , il sera mis sous tes feux des juges les documents les moins irrécusables.
Quoi qtf il résulte des^ efforts que va tèrite'f rfetant la jus-
tiœ utf andeta jostièier, Témérité restera dais là niesure de ses droits et dans la mission qui lai incôiûbte' dëVant nn illustre étranger , derant le {yajr^'^ae ^éè^^éSëôtiôùà et str la terre hospitalière ofû il a voulu retfA^éledemief soupir:
De notre côté , nous gàrdéMfifè tÔWs féf précieux hétitâge que nous lègue le passé et que noui Mssent entrevoir le présent et l'avenir.
Ce n'est pas ici une de ces extrémités , une de ces chimères mal comprise» d'abord et souvent mal reçues en deçà du détroit. €'est au contraire et ce ne sera qu'un de ces reflets sympathiques de toutes les âmes généreuses répondant enfin aux voeux et aux besoins de la France , puisque la France après tout, dans le Midi comme dans le Nord, paraft si disposée à vouloir une justice hotyorée, une administration bdmoràMe, midgré lat défaillances passagères , les ambitions les plus tenaces et tous les mtalheurs qui s'ensuivent si naturellement.
8ar le tout, ne lassons point amoindrir le culte qte nous avons honoré et servi , que nous voulons voir honoré partout. Il encourage m contraire aux œttfvres viriles, aux combats de toutes sortes où il deft grandir. Telle était autrefois la chevalerie , et cette chevalerie qui n'est plus une institution, n'est pas éteinte : son ancien souvenir 'petX même être quelquefois invoqué dans les phis grarres sujets. Elle existe encore partout, dift-on de nos jours, où il y a une âme qui, possédée da désir de conserver et d'ennoblir l'objet de son gilte, puise, sans cesse, dans le sacerdoce de la justice , la force néeessaire et pousee le ivm magistrat à de miâles actions d'indépendance et d'honneur.
C'est lorsqu'on veut nous éloigner de ces grandes vertus
qu'il faut rapprendre à ceux qui l'auraient déssf^pris qud est le but de nos constants efforts.
Malgré ces rencontres inopinées et tant de dégoûts particuliers, laissons ces natures humaines envers lesquelles il y a si peu à faire , et les révolutions de nos temps à Tégard desquelles il y aurait tant à faire. Revenons à notre tâche classique et exemplaire : essayons de la rendre aussi claire et aussi saisissante qu'elle l'est pour nous, aussi satisfaisante et honorable qu'elle doit l'être pour la mémoire d'un grand magistrat étranger et pour l'honneur d'un modeste magistrat français ; pour ce pays libre qui, dans son île, jouit des bienfaits de la justice , et pour cet autre pays qui , certes, n'est pas libre encore , mais qui aspire à l'être un jour par le seul effet de la justice elle-même.
Ce serait donc à Cannes , en bourg si fortuné sous tant de rapports, ce serait encore sur les bords riants de la plus belle plage de la Provence , à l'occasion de la justice exotique , qu'il y aurait à revenir sur un des meilleurs souvenirs de la justice française.
Ce serait là , à Cannes même , qu'un ministre de la ju»tice du ministère Thiers, l""' mars — 29 octobre 1840 , que M. Vivien , le plus intègre et le plus ferme des gardes des sceaux du règne constitutionnel , était venu ch^tfaer le calme et le seul remède à un corps épuisé de fatigue , à une belle âme épuisée de douleur, n ne s'éloignait de ces lieux que pour rendre le dernier soupir peu de temps après, ne voulant plus respirer que sous le toit paternel.
Si, dès lors, deux grandes images devaient ainsi retracer la gratitude et les meilleurs souvenirs d'un bourg reconnaissant envers la justice , n'était-il pas permis ^ au desservant
du même culte , d'aller jusqu'à double hommage public et pméy pléonasme qui ne pouyait être pris qu'en bonne part.
Plus tard et ailleurs il sera rapporté sur ces deux éminents personnages un même fait, un pareil trait et si parfaitement identique dans leur carrière magistrale , qu'il révèle ce caractère inaltérable de haute justice et de la plus grande indépendance. Ces qualités de rare vertu ne sont pas différentes dans quelque pays que ce soit. Mais lorsqu'un pays a pu les posséder , les contempler de leur vivant , ne doit - il pas être permis de les unir dans les mêmes sentiments de respect actuel et d'encouragement ultérieur ?
Lorsque le buste Brougham s'exécutait à Barbentane dans l'atelier du statuaire ayant coulé en bronze ce brave Grillon qui, près du lieu de sa naissance , orne aujourd'hui la plus grande place d'Avignon , nous étions à faire les préparatifs du buste Vivien. La famiUe de notre ancien chef de justice était consultée. On s'était adressé à cet habile artiste qui a exécuté les deux groupes les plus remarquables de Tare de triomphe de l'Etoile et qui lègue aussi à la postérité les traits les plus illustres de nos temps. Aux bustes de Thiers, Odilon Barrot , Vitet, Dupont (de l'Eure), Chateaubriand, Cavaignac , etc., etc., Etex plaçait en tête de ses œuvres ce buste même dont M. Thiers nous a gratifié.
Nous &à étions donc à la pose du buste Brougham, lorsque déjà tant de mauvais vouloir, de mauvaise grâce et tout ce qu'il y a de plus mauvais dans le plus mauvais autoritaire du jour et du lieu , a tant dénaturé le premier essai et tant alarmé sur tout le reste , que nous en sommes à gémir et k porter nos griefs devant la justice , nos doléances devant le public et nos espérances vers un meilleur avenir.
C'est ainsi que nous nous sommes trop <k>mpltt devant les vrais symboles de notre culte. En entrant à Cannes , le touriste saluait la grande tète du magistrat étirer qui y était venu chercher ce cabne , un des derniers besoins de rhomme public et laborieux. D saluait en sortant Me autre de ces tètes non moins dignes d6 respect. Et de f <£t à Touest de la petite et florissante cité; il n'eût peut * être pas été indifEérent de lire que c'était un lÉagistrat français qui » en taisant son nom , n'avait eii que la pensée de montrer sur une plage fortunée, ce trait d'union dont le même sentiment ne doit cesser de rapprodier les deux peuples, réellement appelés à assurer les meilleures destinées du monde par le seul empire de la justice.
Espérons qu'il n'en sera pas autrement : les pensées, les bonnes pensées restât lorsqu'on en laisse les traces, tandis que les œuvres d'art ne sont pas à l'abri des influences atmosphériques et de bieb d'autres.
En attendant , ne laissons rien dénaturer , rien retarder par la rencontre importune et le mauvais vouloir d'une autorité éphémère. Expliquons et démontrons à la justice comment doivent être réparées tant de méprises et tant d'inconvenances.
Quelque étrangeté qu'on veuille trouver en tout 6ed,rien cependant n'est plus simple ni plus régulier que de mettre à la charge d'un inconsidéré ses inc(m8Îdérations,k lachaiige d'un autoritaire ses abus d'autorité.
Dans nos temps modernes et nos affaires publiques, l'autorité n'est pas le seul élément que l'on doive faire entrer en ligne de compte. Les administrés ne sont pas tout à fait créés et mis au monde pour l'administration ; c'est V\
nistratioQ qui est faite et constituée par et pour les administrés.
Que les municipaux ne se croient plus être en sauf*Gonduit , à couvert , a tout abn , parce qu'ils auront manipulé l'élection et échoué partout, même à leur encontre» c(Mnme M. Héro. C'est une époque qui passera et qui passe comme les orages , pour indiquer que ces mauvais temps finissent et doivent finir» et qu'il faut saisir chaque occasion.
Plus l'occasion sera inattendue, grave et imposante» plus il faudra en profiter. En politique comme eil administration» en justice plus que partout ailleurs» serait*-ce chose justifiar ble à l'égard d'un ancien justicier de passer» de laisser pas* ser sous silence tant d'outrages envers un illustre étranger» envers le bienfaiteur d'un pays auquel il a donné le grand essor qui étonne. Serait-ce chose pardonnable que l'ami» le reconnaissant adepte d'un tel juriste » d'un si grand réformateur du droit » fût amené à se voir troublé dans un incognito» si étudié» qu'il aurait souhaité garder avec la plus sincère satisfaction ? Je l'ai écrit au survivant de cette illustre pairie. Le 19^Y?^il dernier » je disais à lord Brougham» lorsqu'il était à Rome : < A l'occasion du buste que j'ai &it placer à Cannes en l'honnei^ir du grand chancelier» votre illustre frère » j'éprouve le gnef personnel le plus pénible qui pût m'ètre infligé : c'est celui qui contraint à la nécessité de parler de soi.
» Alors qu'on a tant cherché a entourer de modestie un humble mais juste tribut de gratitude magistrale » que pouvait - il advenir de plus mortifiant que d'être forcé à dévoiler tout ce qui» au contraire» avait été imaginé pour voiler ce que devait exiger la pudeur du culte » de l'âge et de la vie entière.
» Si» dans cette occorrenee et dès le principe» tout a été 9 incompris et si mal tonduit en cité et en mairie cannoi- > ses » il faudra bien qu'un jour » chacun comprenne ce » qu'on a fait d'un côté et voulu faire» ce que d'autie part » et plus tard on a défait» refait et contrefait. »
En somme» rien n'était plus simple ni plus facile à comprendre.
Une inscription» une seule inscription lapidaire disait tout et devait tout dire.
D était certainement inutile comme il doit l'être encore ici de répéter au survivant lord Brôugham : c Que la pensée qui a fait élever cet humble monument est plus et mieux que la pensée d'un magistrat français en l'honneur d'un magistrat anglais. L'illustration que s'est acquise lord Brôugham dans sa patrie , dans l'exercice de la justice» dans la pratique du droit » n'a besoin d'aucune démonstration publique et privée ; sa mémoire survivra au marbre et au bronze.
» Mais si cet illustre chancelier de la Grande-Bretagne n'exigerait aucune ovation contemporaine» si ses contemporains de France et ceux qui s'honorent» à Cannes» d'être devenus en quelque sorte ses compatriotes » ont besoin de faire éclater leur gratitude » que ne doit pas témoigner aussi un magistrat ayant à s'acquitter d'un devoir qui a bien une autre importance et qui est la dette la plus sacrée de toutes. »
Si de tous côtés on sait maintenant ce qu'il en est à notre égard» à l'égard de la famille et de ses adhérents» a l'égard des plus dignes compatriotes de lord Brôugham » il y aurait bien de la peine et il serait bien affligeant de retra-
cer ce qui a été pensé et écrit sur tout ce sujet. Néanmoins » toutes pièces à Tappui de ce qui est ici sommairement indiqué , il est impossible de se refuser à cette évidence:
l"" Que la première souscription pour l'érection de la statue à lord Brougham n'a pas suivi son élan primitif par indifférence et couardise du municipal qui s'était chargé officieusement et officiellement de sa réussite.
t" Que si c'est de cet allanguissement que sont survenus l'indifférence et môme l'oubli , il n'y avait plus lieu qu'à chercher un moyen de raviver les esprits et de chercher une autre voie pour élever le monument projeté.
S"" Que c'est sur ce& entrefaites qu'advint la pensée du buste comme ballon d'essai devant ranimer la souscription et faire élever la statue.
Ce projet ne fut pas seulement adopté par le maire de Cannes, mais M. Méro lui-même et en personne voulut désigner et choisit en effet l'emplacement où le buste serait placé.
Nous ne le souhaitions , nous-méme , qu'aux environs et aux abords de la villa Eléonora ; ce fut le maire lui-môme qui indiqua et signala l'emplacement d'honneur entre l'hôtel de ville et la mer et au milieu du plus bel emplacement. Nous nous sommes si peu douté de cette hypocrite générosité ; nous avions si peu pensé qu'il pouvait y avoir Ik le désir et le but d'arrêter la souscription et de supprimer la statue, qu'il fut relevé de notre part et personnellement réclamé quel serait plus tard l'emplacement ultérieurement consacré à la pose de la statue.
C9 liea fat désigné par le maire Méro iQHDéme atec tut d'^proiMW et de justesse, qu'aucun des assistants n*eat la iWÎqdT^ pensée de trahison et de perfidie municipales.
On sait le reste ; mais ce qu'on ne sait pas et ce qu'en ifpu4r^( .Wff^ 9^9rk& tant de longueurs , d'ennuis et de déflfifi^i^f o'^t^ que ce maire de Cannes n'a jamais écrit un mot di ^ui ffii lui demande aujourd'hui raison de son silence, de ses impolitesses et de tous les redressements qu'il est en droit d'exiger sur tant de griefs plus condamnables les uns que les autres, et sur les torts publics et privés qui sont non moins répréhensibles.
Dernièrement lord Oanricarde n4[)peU»(:}i i» haute «bambre que les magistrats urbains 1 h l'occasiou j^ Içurs fonctions, de leur négligence et. 49 l^ur ^PHri?» pouvaient être, le cas échéant, mis en accusation pour avoir iailli dans l'eiercice de leurs devoirs. À ce propos , il a remis en mémoire une décision intervenue à Bristol , en vertu de laquelle les lords-maires qui n'auraient rempli tous les devoirs qui leur sont imposés pussent être traduits devant la cour du b^ de la Reine.
Avec de tels précédents et tant de droits que nous aurons k faire valoir, il n'en faut pas moins persister toujours davantage k exiger :
1* Que la justice déclare que c'est faussement , par une addition subreptice et perfide que l'inscription première transmise par le donateur et gravée sur le socle par le sculpteur lui-même , a été altérée , et qu'elle sera rétablie dans sa simplicité première sans qu'il en reste ni trace ni souvenir , et que même , s'il y a lieu (Je chai^ger le sodé , il çpit
dit et ordoooé qa'il devra être changé aux frais du maire lui-môme.
9<» Qua tous frais laits à cet effet ainsi que tous ceux qui ont été occasionnés pour la base et Tentourage du monu-* ment et dont M. Borély avait généreusement offert l'acquit* tement personnel , restent à la charge (jle M* Méro en personne ou en sa qualité de maire de Cannes.
3** Que s'il 7 a lieu de transférer ailleurs ce petit monument surmonté du buste sculpté par le statuaire Véray , les frais en seront également à la charge de M. Méro , maire actuel.
4"* Enfin que le susdit M. Méro , maire de Cannes , soit condamné à titre de dommages-intérêts pour avoir mal conduit et même arrêté la souscription votée pour une statue à lord Brougham, soit rigoureusement soumis aux frais et à ses risques personnels pour faire élever de ses propres fonds cette oeuvre digne de la ville de Cannes et de son bienfaiteur.
S^ Que ledit maire de Cannes soit astreint à rendre compte de la souscription première qui a été reçue.
G"* Que le montant de ces souscriptions soit restitué à ceux qui les ont primitivement effectuées.
T" Et que de même suite , il soit ordonné qu'une commission composée de cannois et d'étrangers soit instituée sous la présidence du juge de paix de Cannes , aux fins de procéder sans délai k tout ce que nécessitera le nouveau monument à élever en Thonneur de lord Brougham.
S"" Qu'en conséquence il soit annoncé et mis aux en-
chères ce plan de statue conforme au projet qui sera arrêté-
9"" Que lors de ce projet, de rexameu et de la discussion qu'il pourra amener , il soit autant que possible donné la préférence à Tauteur du buste qui, dans son premier essai, a mis autant de talent que de générosité.
lO"" Que M. Véray pourra mériter d'autant plus la préférence , qu'il cherche déjk à se distinguer lui - même par l'offre la plus généreuse.
11'' Qu'en conséquence d'avance et tout d'abord , M. Méro , personnellement ou comme maire , soit condamné à cet effet au paiement de 12,000 fr. pour les sculpture , livraison et pose d'une statue en pied de lord Brougham, dans le délai d'une année à compter de la signification du jugement à intervenir.
13* Que M. Méro soit condamné à tous frais du présent litige, sous la poursuite et surveillance de M. Borély ayant tous droits et prérogatives en réparation des atteintes portées à sa position , des outrages faits à son honneur, et de tous autres manquements graves commis envers ses qualités d'ancien magistrat et d'ami de lord Brougham.
Et sur tout ce qui précède et pourra s'ensuivre , M. Borély, pouvant appréhender l'impression et les effets de tous les sentiments qui l'affectent si naturellement et si péniblement , dans cette circonstance , n'a point à hésiter à s'entourer des lumières et des avis des corps et des jurisconsultes dont il devrait conserver les meilleurs sentiments.
La tempête a éclaté ; les plus grandes calamités nous ont atteints de toutes parts et ne cessent de se prolonger; mais rien n'a pu et ne pourra nous faire renoncer à en reyenir à la justice : nous réclamerons la décision exemplaire qui nous paraît si méritée.
Aléa jacta est.
Aix, mars 4874.