‹ De la justice la révolution et dans l'église; (volume 2)Chapitre 21 sur 46 · SIS · texte numérisé non relu

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¥oir eoeore, mr cH édifiant sojct, les htotoirot do Wmi

et de Brantôme* W Contes de Boceare, de la rrlno d#

llaiarre el de La Fontaine, les dialogues UUns de VMù*

rier, les boirfbBaeries eoniogalcs de Rabelais, et tonte !•

Ktlératore amoarense, avant et depuis la Héforme, On |«

Btt trompe tort, on Ton se convaincra que sous l'inflneMiO

de la dévotion cfaiétîenne les roceors du mariafe ne f nm^l

«éritableneal entras qne celles dn concubinaft» evee li

bégnenlerîe de pins. Ccsl an dit sgpiièms sèMe ifna la

lisction ennoMnce, elqni en donne le sifnal f hUM'

gretle pour Molière antani qne pnnr rCflMu <M4i« NiaiM

11» a pour anian les frétimmê.

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vail de conversion ne se ralentisse. Travaillez à la vigne du Seigneur à tous les instants de votre vie; travaillez-y le jour, travaillez-y le soir, iravaillez-y la nuit, la nuit surtout, met très-chères sœurs : la nuit, c'est yotrb force !... »

I^ malheureux! Il assimilait dans sa pensée la condition du mari à celle du moine qui demande à son supérieur une permission de tolérance : Domine^ ut eam ai lupanar. Mais, plus sévère envers le mari que TabU envers ses moines, il exige des chères scsurs qu*au préalable elles s'assurent que les maris vont à confesse : pu de bill«t de confession, pas de tolérance.

Tout manque de respect envers soi-même entraine U perte du respect des autres : comment le mariage serait-i] sacré , quand la profanation a pour premiers auteurs les époux eux-mêmes?

C'est surtout depuis rétablissement du christianisme, et grâce au développement des mœurs chevaleresques, que Tadultère, un des plus grands crimes aux yeux des anciens, a perdu sa gravité et s*est multiplié d^une si déplorable manière. Je n'ai pas besoin d'en expliquer 11 raison : elle est toute dans ce mot fatal, le devoir. Dès lors que l'amour, dans son idéalité, a été séparé du mariage, et que, d'autre part, l'un des conjoints, par impuissance ou autrement, néglige son devoir, l'infidélité devient pour l'autre excusable, Si impos. De là le ridicule qui s'attache au mari trompé, le blâme réservé au jaloux, la réprobation qui tombe sur le vindicatif. Le cocuage devient le corollaire du mariage; sous ce rapport, on peut dire qu'il est d'institution catholique et apostolique. Il fait partie du pacte conjugal , il entre avec les mariés à l'église, il en revient avec eux, il s'assied à la table, il veille au foyer; c'est le dieu Lare qu'apporte, parmi sei bardes, toute épousée. Toute la littérature erotique e badine le chante ; les sages en prennent leur parti : i

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est le patron d*iine confrérie qui embrasse tous ceux sur lesquels l'Église a prononcé le confungo^ la doublure de l'Hyménée, son bon génie, sa fortune. Si le mari peut sfi nnter de quelque avantage, ce sera, tout au plus, d*une vaine et douteuse priorité.

J*ai connu un jeune marié qui, sur les exhortations de son confesseur et Vavis des commères, s*étant avisé de passer blanches les trois premières nuits de ses noces, Fat dans F intervalle coiffé par sa femme, dont un galant ftvait surpris le secret, et qui ne put soutenir le ridicule de sa position. N'eût-il pas mieux valu pour cet imbécile, pour sa femme^ pour l'avenir du jeune ménage, qu'il fit dès le premier jour une libation à la déesse Pertunda, au lien de méditer sur l'amour mystique et les gloires de l'Immaculée?

L'amour a son principe dans Torganisme et vit d'idéal : i ce double titre, il est soustrait au libre arbitre. Puis donc que la loyauté, riionnêieté, sont absentes du com^ merce permis, se trouveraient-elles par hasard dans la contrebande? Ces hommes à bonnes fortunes, ces femmes galantes, ces petites Qlles coquines, toute celte chevalerie errante, en pleine révolte contre la loi, comment est-elle dans ses amours clandestins? Sans doute nous retrouverons chez de libres amants cette vertu, cette honorabilité si rare entre époux légitimes. Nous avons vu le mariage, considérons le libertinage.

Le sentiment le plus ordinaire qu'éprouve le chrétien pour la femme qui, hors mariage, s'est donnée à lui, ^ un mépris indéfinissable doublé d'aversion; et ce mépris, cette aversion, la chrétienne les rend à son complice, dont elle n'attend ni estime ni miséricorde. La promesse ou le regret du mariage étant le prétexte, in U.

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