‹ De la justice la révolution et dans l'église; (volume 2)Chapitre 42 sur 46 · SM · texte numérisé non relu

SM

gravé sur les marbres du Sioaî ou les granits des Alpes, vaudrait celui-là?

Et comment la Révolution nous conduii-elle à cette découverte? 0 vanité du mysticisme, folie de la transcendance! par la négation du droit divin, par le blasphème, si j'ose ainsi dire, du nom sacré, incommunicable de Dieo. Rétablissez dans la philosophie morale Thypothèse théologique, et toute moralité s*évanouit, le chaos s'étend sous nos pi^ds, plus de certitude, plus de liberté, plus de Justice, rien. Écartez de nouveau 1 hypothèse fatale, et la création, en même temps que la société, reparaît. L'athéisme méthodique, aurait dit Descartes, est lejiat lux de la philosophie.

Nous allons de prodige en prodige.

Fondée sur la Justice, consistant uniquement dans une exposition de la Justice, la philosophie de la Révolution est à. j^riori irréfutable. Je puis défier le dialecticien le plus subtil de trouver à cette cuirasse le moindre défaut, et, en attendant qu'il le trouve, lui signaler moi-même le côté par lequel sa critique, quelle qu'elle soit, tombera. Aucun homme ne peut nier la Justice : qu'il l'essaie, un concert de protestations va s'élever, de toutes les poitrines humaines, autour de lui.

Or, la Justice n^est rien, ou elle est nécessairement telle que je l'ai dite : c'est plus qu'une notion, un rapport, une spéculation économique, un procédé utilitaire; c'est un sentiment impérieux de l'âme, une puissance énergique, qui s'affirme, se veut, s'impose, ne souffre ni réclamation ni raillerie ; de toutes les facultés de l'être vivant la plus dominatrice, la plus nécessaire, à laquelle la nature a donné pour organe, non un appareil particulier comme à l'entendement, non pas même un individu comme à la liberté, mais un couple, une âme double, une existence en deux volontés et deux personnes.

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la discipline des passions; mais, comme celle de Descartes aussi, elle est toute métaphysique, consiste en une déduction du concept de substance ou de Dieu, ce qm conduit le philosophe à la négation dogmatique de la liberté, partant du droit. Maiebranche, le Spinoza chré* tien, voit tout en Dieu, trouve la certitude en Dieu. Or, comme le Dieu de Maiebranche est ou prétend être libre, quMl est législateur, prévoyant, sujet de la Justice, oo peut dire que Maiebranche fait de la symbolique sans le savoir, et que sa philosophie, comme le christianisme qu'elle sert, est une allégorie de Timmanence, une prophétie de la Révolution. Pascal, enfin, et les solitaires de Port-Royal , Bossuet, Fénelon, Leibnitz, Kant lui-même et Fichte, autant que Lessing et Jacobi, sont d* accord pour faire de Téthique le cœur et Tàme de la philosophie. Puis donc que, d*après tous les témoignages, la Justice est le véritable objet que poursuivent les philosophes; puisque c*est en elle que le vrai, l'utile, le beau, trouvent leur garantie et leur identité; puisqu'enHn, pour la saisir, nous avons dû la chercher dans Thumanité même et ses manifestations, abandonner pour cela les régions imagi* naires de T absolu, et nous en tenir à l'observation des phénomènes et de leurs lois^ saluons la Justice conmie la raison première et dernière de Tunivers, formule éternelle des choses, idée qui soutient toute Tidée, loi qui s'affirme elle-même et se démontre par cela seul qu elle s'affirme; appliquons-lui la déQnition donnée par Spinoza de sa chimère de substance : Per causam sut inteÛigoii cujus essentia involvit existentiam»

C^oncliuiloii.

J'ai fini. Monseigneur. Allons-nous maintenant rester ennemis, et, quand je vais prendre congé de vous, refoserez- vous de me donner à baiser votre anneau pastoral?

Va charité chrétienne vous défend de me haïr; et certes je ne demande pas non plus les cinquante mille têtes du clergé. La Révolution, quoi qu*on dise, est bonne personne. Aujourd'hui que, par Texposition de son principe, elle explique tout, réconcilie tout, partis, opinions, inté* rêis; aujourd'hui qu'elle apaise le régicide, met Tamour à la raison, synthétise la philosophie, et vous donne, par sa théorie de la sanction morale, Tcxemple d'une miséricorde plus que divine, TÉglise seule fera-t-eiie scission et se tiendra-t-elle hors de la communion de la France?

Peut-être regrettez-vous qu'ayant à révéler des choses si extraordinaires, je n'aie pas montré dans mon plaidoyer j^lus de gravité, plus de déférence pour la chose établie, plus d'érudition et de science; qu'au lieu d'une œuvre de doctrine, soumise à l'examen des autorités constituées, j'aie fait un livre pour la multitude indiscrète, et dont le^ style, le ton, l'allure, rappellent trop souvent la polémique du Peuple.

Je comprends, Monseigneur, votre chagrin ; il est naturel, et plus que personne je déplore la fatalité, que seule, dans cette circonstance, il faut accuser. Je ne pouvais fiiire autre chose que ce que j'ai fait. D'abord, je ne suis pas savant, point érudit; vous l'avez dit vous-même, et personne plus que vous n'est en état d'en juger. Si j'étais sayant, je ferais ce que font les savants ; je m'occuperais exclusivement de ma science, et je finirais par entrer à l'Académie. Il n'y a que les ignorants qui fassent des révolutions. Puis, je ne suis pas seul en cause : c'est la tradition nationale que je défends, c'est toute une partie du peuple français, la plus considérable par le nombre, sinoD par l'éducaiion et la fortune, que je représente. Céax-d avaient le droit de m'entendre : n'est-ce pas d'eux, après tout, que je tiens mon mandat? Ils m'ont dit : c Noos avons assez des révélateurs, des initiateurs, des

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dieux incamés, des messies, des apAtres, des IhamnaF* larges et des pontifes ; nous ne sommes ni académioiflDS, ni professeurs, ni bibliothécaires : nous voulons des moralistes de notre bord et qui parlent comme nous. Toi qui as étudié, dis-nous ce qui en est, et ne t'en fais pas accroire. Que penses*tu? Narre. »

Et j*ai entrepris cette rude tâche. J*ai pris pour modèle le paysan du Danube parlant au sénat de Rome; je me suis mis en esprit devant l'Église, avec ma blouse d'ouvrier, mes sabots de paysan, ma plume de journaliste; et je n'ai plus songé qu'à frapper juste et fort. On ne traite qu'avec leê forts^ a dit M. Guizot. Vous ne connaissiespas notre force, Monseigneur; vous ne saviez pas quelle puissance de vie, de génie, est en nous. Ces Études^ tdles quelles, vous en donneront peut-être une idée.

Daignez donc, Monseigneur, entendre mes dernières paroles. Ne vous éloignez pas de nous : ce serait déshonorer l'Ëglise, et vous vous feriez cent fois plus de mal qu'à nous-mêmes.

1. Aussi haut que remontent les souvenirs du genre humain, soixante siècles par delà la guerre de Troie, d'après une tradition recueillie dans les temples par d'anciens écrivains, nous voyons la Religion servir de figure à la Justice; elle tient lieu de science morale, supplée par la poésie du culte ce que la Raison pratique des peuples est incapable de défmir, et cette figure, cette poésie, expression de la conscience primitive, est encore aujourd'hui et sera pendant bien des siècles après nous Tétude la plus attrayante du philosophe.

Qu'est-ce que celte adoration , relligio, d'un Être souverain, sinon une représentation de la Justice, c'est4-dire du respect de l'humanité? Dieu est tout à la fois, d'un côté, la nature humaine élevée à Tinfini et idéalisée ; de l'autre, le concept, nullement absurde bien qu'indémon-

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trable, d'un moi cosmique, comme qui dirait d'une Hu* manité universelle.

Que sont ces trinités divines que Ton voit se dégager de toutes les mythologies, sinon la premièi^ catégorisation de l'âme humaine, individuelle et collective, dans ses puissances fondamentales? La Révolution n'a pas manqué de la reproduire dans sa devise fameuse; aucune philosophie du dix-neuvième siècle n'a pu s'en détacher.

Vos anges ne sont-ils pas ces forces collectives que l'économie nous révèle, et dont l'équilibre fait l'objet du droit public et du droit des gens ?

Que vous dirai -je plus? Votre grâce n'est-elle pas cette faculté de l'idéal que la nature a mise en nous pour servir d'excitation perpétuelle à la Justice? Vos sacrements les initiations de la famille et de la société? Votre péché originel une parabole de l'état de nature, dont la civilisation nous affranchit tous les jours? Votre culte de la Vierge une allégorie du mariage? Votre résurrection le rafraîchissement incessant de l'espèce , dans laquelle se conservent éternellement les formes, les tempéraments, les c^actères, les idées et les affections des défunts? Plus l'humanité vieillit, plus il s'amasse d'amour en ses entrailles : quelle idée plus touchante pouvez-vous vous

faire 4e votre destinée, chrétien que la mort terrifie?

Votre enfer et votre paradis, enfin, ne les retrouvez-vous pas tout entiers dans la sanction, pénale ou rémunératrice, qui accompagne le vice et la vertu? Vous l'enseignez voni-mème dans votre théologie : la véritable peine du damné est la peine du dam ; par quel matérialisme y ajoutez-vous la peine du sens ?

Ge n'est pas à moi , philosophe de la Révolution , de rechercher comment pourrait s'accorder cette interpréta* tion allégorique du christianisme avec la foi réaliste et littérale de l'Église : ceci vous regarde exclusivement*

MaiR je disque, la Religion ayant élé pendant neuf mille ans le principe, la forme et la sanction de la Justice, elle a bien mérité de l'humanité : à moins d'une scission obstinée de votre part, la Révolution ne refusera pas à cette vieille Église une pension alimentaire.

II. La philosophie nous enseigne encore que le mysticisme est un élément indestructible de Tâme, une forme de la pensée qui se manifeste surtout dans les choses de la vie morale. Que de preuves nous en avons eues depuis la Révolution !... Or, autant qu'il est possible de se faire une raison en pareille matière, l'expérience prouve qu'en fait de mysticisme, la nouveauté vaut toujours moins que la tradition : plus on change,. plus on éprouve le besoin de changer ; le plus sûr, puisqu'on ne peut chasser tout à fait cette influence, puisque la conscience a toujours aimé à s'entourer de mystère et qu'il s'agit surtout aujourd'hui de sauver nos consciences, le plus sûr, dis-je, est de nous en tenir, à l'exemple de Socrate, de Cicéron et de César, à la foi de nos pères. Ai-je pu faire si bien, avec toute mon incrédulité, que l'image du Christ ne se glissât, chez moi, jusqu'au lit de ma femme? Des rigoristes de la démocratie, l'ayant su, m'en avertirent. J'ai répondu : Il y est, qu'il y reste. Les femmes sont toutes amoureuses du Christ; elles le pleurent aujourd'hui, comme elles pleuraient autrefois Adonis. Le

Christ, Adonis, c'est l'Humanité Ai-je pu empêcher

aussi le petit bonhomme Noël de faire visite à mes enfants le matin de sa fête , et Irois mois après de leur envoyer, de deux cents lieues, des œufs de Pâques 1 1l est bien difficile, demandez h Auguste Comte, de ne pas entourer la naissance, le mariage, les funérailles, de quelque cérémonial, qui, si nu qu'on le fasse, révèle à l'instant toute la religion. Laissons donc lé mysticisme, puisque, ni par force, ni par raison, nous ne saurions latteindre.

Assurons-nous de lui seulement, et, pour cela faire, changeons-y le moins possible.

111. Si le mysticisme est indestructible, il est un nom qui le résume, et que rien ne saurait effacer de la pensée des hommes : c'est le nom de Dieu. Irai-je sottement faire la guerre à ce concept dont je ne suis pas le maître, combattre par des arguments métaphysiques ce qui est le produit fatal de toute métaphysique, ou par des raisons tirées de Texpérience ce dont Texpérience elle-même me suggère la notion ultra-empirique, l'Absolu? Quelle puérilité! Ah! plutôt que de déshonorer notre philosophie par cette négation ridicule, pourquoi ne pas nous mettre tout à fait à Taise, en ajoutant un trait de plus à l'idée qui nous poursuit? Le Dieu de nos pères est un dieu de progrès, sans doute; les évolutions de l'âme humaine entrent dans le plan de sa Providence. Je crois voir l'Être des êtres sourire à mes efforts et me dire, comme ce vieux Romain que son fils, revêtu de la pourpre consulaire, obligeait à se lever devant lui : « Evohel courage, mon cher fils : tu es digne de moi , digne de porter le nom d'homme. C'est ainsi que je vous ai conçus dès l'éternité ; c'est comme cela que je vous veux tous. : loin que cette fierté m'offense, elle fait ma gloire. Va ^ enfant, dans ta majesté et dans ta force ; ne courbe le front devant aucune idole, fût-ce limage de ton père : à toi la main de Justice et le bâton de commandement. Specie iuâ et pulchrittuiine iuâ intendej prospéré procède et régna. »

lY. Comment oublierais-je, enfm, que la Révolution a posé parmi ses dogmes, à côté du progrès, la tolérance?

C'est parce qu'elle est tolérante que, tout en reprenant au clergé des biens mal acquis, elle lui a alloué un budget; parce qu'elle est tolérante, qu'étrangère elle-même à tout mysticisme elle a voulu faire l'Ëglise à son image en lui donnant une constitution / parç^ qu'elle est tolérante, que |U 34.

plus tard elle a consenti, en faveur de cette Église inalteil< lante, un concordat^ et qu'elle a reçu par deux fois son serment. La Révolution n'a pas voulu faire violence & la pensée religieuse, mutiler l'humanité. Gomme elle avait converti la royauté à son principe, elle a essayé de convertir aussi le sacerdoce : prêtres et monarques, elle s'est fait un honneur de vous prendre pour ses hérauts ; tous vous avez abjuré, à sa demande, le droit divin; tous, depuis 1769 et 1802, vous êtes révolutionnaires.

Après tout, Monseigneur, s'il y a blasphème, le péché est vôtre : quand la Révolution est venue affranchir la Justice de la religion, la morale de la théologie» qu'a-t-elle fait autre chose que de mettre en pratique les maximes de vos ascètes, disant que l'amour de Dieu se suffit à luimême, et tient lieu du reste ; qu'avec l'amour pur de Dieu il n'est besoin ni de culte, ni de sacrements, ni de récompenses? L'amour gratuit de Dieu, l'anéantissement en Dieu, est le principe par excellence de l'ascétisme : c'est le principe qui a donné naissance à la réforme de Bouddha; on le retrouve au fond de toutes les religions.

Par ces considérations, que j'abrège à dessein, afin de vous laisser le plaisir de les étendre, je propose une révision du Concordat dans le sens des neuf articles ciaprès ;

1. Réunion des deux pouvoirs^ spirituel et temporel^ dans la souveraineté française;

2. Enseignement par le clergé, dans les grands et petits séminaires^ dans les écoles et dans les églises, des principes de la Justice et de la morale, conformément à la doctrine de la Révolution;

3. Accomplissement par les ministres du culte de toutes cérémonies relatives aux naissances, mariages, funérailles, anniversaires nationaux, etc., sur la simple demande des citoyens, et sans qu'il soit besoin de fournir des billets de con-

•ion ou de faire profession de foi;

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4. Suppression des couvents des deux seies et de toute congrégation religieuse ;

5. Abolition des vœux perpétuels dans le clergé; en oonair quence, faculté pour tout ecclésiastique, après six années de service actif à dater de son ordination^ de quitter à volonté le ministère et de se marier, si mieux n'aime l'Église abolir dès à présent le célibat des prêtres, comme a fait la Réforme;

6. Restitution aux communes de toutes propriétés ecclésiastiques, et défense absolue à tout membre du clergé d'accepter pour le compte de l'Église aucune donation;

7. Défense aux prêtres, à peine de retrait d'emploi et d'amende, de se livrer à aucune opération de commerce , banque, industrie, librairie, souscriptions, érections de mo* numents, institutions, etc.;

8. Établissement d'une pénalité plus sévère pour tous les crimes et délits commis par des ecclésiastiques, notamment ceux qui regardent la pudeur ;

9. Abolition de l'autorité épiscopale et papale ; l'administration ecclésiastique réformée sur les principes du droit commun, et les jugements de l'ordinaire ressortissant au conseil d'État et à la cour de cassation.

Tel est, Monseigneur, le pacte nouveau que je vous propose, plus honorable pour vous et plus utile que celui de Chartemagne. Acceptez, je vous le conseille, et hâtezvous : n'attendez pas que la Révolution irritée vous dise, comme à Napoléon i'% comme à Charles X et à Louis- Philippe : Il est trop tard!

Soyez dans votre cœur ce qu'il vous plaira : je vous promets, si vous signez ce concordat, de ne plus contrister votre foi par des critiques devenues inutiles, de m*abstenir même de tout commentaire sur vos écritures. Qu'aurais-je à reprendre en vous, si vous consentiez à vous charger du spirituel de la Révolution? Aussi bien, ne voyez-vous pas que ma foi, sur les choses essentielles, ne differp en rien de la vôtre? Chrétien, déiste, antithéiste , je suis tout aussi religieux et presque dans les

mêmes termes que vous. Je ferai plus : pour célébrer cette fusion mémorable, je vous conduirai ma femme, dont TÉglise n'a pas béni le mariage, mes deux petites fllles, non encore baptisées ; tous ensemble nous nous jetterons à vos pieds; nous recevrons de votre main le sacrement, et je réciterai avec vous, d'un cœur fervent, sans restriction mentale et en me couvrant du signe de la croix, cette oraison magniftque par laquelle se termine l'office du soir, les jours de dimanche, dans nos églises bisontines :

Que la paix et la bénédiction du Dieu Tout-Puissant, Père, Fils et Saint-Esprit, Liberté, Justice, Amour, et que la visite des Anges, descende sur nous, Pax et benedictio Deiomnipoieniis, Patris^ei Filii, et Spiritûs sancti^etvisitatio angelica descendat super nos; sur cette cité française, et sur tous ceux qui vivent dans sa communion, sufer civitatem istam et omnes habitantes in eâ ; sur les fruits de la terre et sur ceux du ivdixM, super fructus terrœet bona cuncta ; sur les restes de nos frères qui reposent, ici et partout, dans la foi du Christ et de la Révolution, super corpora fidelium hïc et ubique in Chrisio requiescentia ; et qu'elle conserve dans la Justice leurs âmes confondues avec les nôtres, et animas eorum salvet et nostras.

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