LOI DE JUSTICE
Les extrêmes d'abord, incomplets, inféconds ; la sy^'
lèse en dernier lieu, seule rationnelle et moralr : hA\v A la marche invariable de Tesprit liumain. 1 ji rrvôlalion iraiV-elle changé cet ordre? La raison on Dieu pmrt'*araitrelle par d'antres lois que la nôlreT Votrr spirihitime ne va pas jusque là. Puis donc que la Providonoc a 3aln que la Justice se posât dans rihimanit/' on trois mpSy deux mouvements : premier moiiv(*mont. pas.Naffo e la loi d*égoî5me à la loi d'amour; deuxième mouve-> lent, passage de la loi d*amour à la loi dVirnIitè. nous 'avons rien de mieux à faire qu*à examiner i*nn apnXs autre ces deux termes, Ëgoîsme, Charité, dont la synlëse, annoncée par la Révolution, sera Jnstiee. Ah! Monseigneur, il est cruel d'être trahi par lo5 siens ; icmrtant on s*en console. L'homme ei;t sujet h passion, amitié fragile; après tout, la défeetion d*un fn^re, crun infant, d'une femme, de quelque affliction qu'elle navre econir, n'a rien qui étonne le philosophe. Mais cUv tralu )ar sa propre pensée, par sa religion, par sa foi, e'esl ee pi ^t intolérable ; et si j'étais que devons, savez-vons ^ que je ferais tout à l'heure? Je prendrais^ (H^nr n)oi le ^oseil que la femme de Job liji donnait sur son fumier : ^enedicDeOj et mordre/ J'enverrais promener mon hieu, ^ mourrais après.
Le mosaïsme, que la démocratie néo-chrétienne voudrait Ve passer pour un modèle de législation libéraln, p8y- '^(^sepeu; il penche môme, mais dans rexprossiou élément, vers le matérialisme. Pour THébrcu, Jéliovali ^^ Un feu qui brille dans le buisson et dévore les itfipicB. ^t à peine s*il est question d'âme et d'esprit ; rouach ^ le souffle; nepheschy qui corresponde anma^*}f^/y\^
DrcnJ quelquefois pour cadavre.
^ais ce que la langue est impuissante à exprliP'"'
législateur Ta mis dans les choses : le spiritualisme, qui fonde la caste, est tout aussi énergique' dans Moïse que chez les Brachmanes. C'est Brahma, disent les livres sacrés de Tlnde, qui créa de sa tête la caste sacerdotale; de sa poitrine, la caste noble ; de ses bras et de ses cuisses, les laboureurs et les marchands ; la poudre de ses pieds produisit les parias. L'équivalent de cette généalogie se retrouve dans le Pentateuque : le sacerdoce est consacré spécialement à Jéhovah, pour le service du culte ; la noblesse possède les terres , gouverne et juge ; le peuple et les esclaves travaillent et mendient. Où M. Ott a-t4I vu que < c'est dans les institutions de Moïse que la pro- « testation contre le régime des castes se manifeste avec « le plus d'éclat? »
Ce que j'en dis, du reste, n'est point à titre de reproche. Moïse fit à peu près ce que comportait son temps et sa race ; il serait parfaitement ridicule de lui en faire un grief. Tout ce que je veux est de montrer, par son exemple, comment de l'idée du spiritualisme naît la subaltemisation du travail, et de prendreTpôur ainsi dire, la religion sur le fait. *
De toutes les lois de Moïse, les premières par l'époque de leur promulgation et par l'importance de leur objet paraissent avoir été celles qui concernent la classe servile; et parmi ces lois, la plus considérable était le chômage hebdomadaire, sorte de trêve-Dieu, pendant laquelle les opérations du travail demeuraient généralement suspendues... '
A propos, n'est-ce pas sur votre demande, Monseigneur, qu'en 1852 la Cour de cassation, infirmant un arrêt de la Cour de Besançon, pourtant assez dévote, déclara qu'une loi de 1814 concernant l'observation du dimanche, tombfe en désuétude depuis plus d'un quart de siècle, n'élail point abrogée ? Eh bien! votre dimanche n'est q«'unmo*
nent de servitude renouvelé des Juifs ; et quand, pour is contraÎDdre à la pratique, vous invoquez la santé et droits du Iravailleur, vous ne faites en réalité que isacrer le privilège du maître et rinfériorité du merlaire.
l'ai autrefois, dans un discours rendu public, traité cette sstion du Dimanche. J'espérais pouvoir, avec Tapproion d'une académie, tourner au sens de la Justice cette titution d'esclave, devenue avec le temps et sous Tinence du clergé une cérémonie de pure religion. L'Église, i règne à l'Académie comme partout, m'a fait voir que m'étais trompé. Elle m'a rappelé au texte, et si j'ai ir aujourd'hui de revenir sur mes propositions, ce n'est » vous, du moins, qui nierez la parfaite exactitude de on nouveau commentaire. Il y a dix-huit ans, je propois de démocratiser le dimanche : vous avez repoussé on idée comme chimérique et contraire au vrai sens de Bible. Ne trouvez donc pas mauvais que je montre à ïtte heure ce que dit la Bible, et où vous prétendez nous unener avec elle.
Pour bien entendre la loi du Repos et tout ce qui con- Gme l'organisation religieuse de l'esclavage, il faut se ^porter à la législation du désert, telle qu'elle résulte des hapitres XX, XXI, XXII de l'Exode, et de l'interprétation l^'y fournissent le Lévitique , les Nombres et le Deuléonome.
L'auteuf de la loi, Jéhovàh, après une déclaration de ^'^cipes devenue célèbre sous le nom de Dccalogue, et '^t le Sabbat forme le troisième article, traite d'abord ^ assez longuement du droit des esclaves, tant étrangers ^hébreux; puis successivement, et avec une méthode ^i n'a pas été assez remarquée, des personnes libres, des
propriélés, du mariage, de la police, de la justice finalement des rapports de la nation avec ses voisines
On se demande comment, parlant à une race oi^ii leuse, dont il s*agissait avant tout de constituer la na nalité au 'milieu de trente peuplades pêle-mêlées, H* débute, comme si c'était pour lui le point capital, régler le droit de la deniière classe du peuple, domesUq à vie ou à temps, colons, mercenaires, esclaves. La Bi n*a qu'un mot pour toutes ces nuances, éébedy hom de peine, homme qui travaille pour sa nourriture, en b servus. D'où vient, chez le législateur, cette attent singulière?
Permettez-moi, Monseigneur, d'entrer 4ci dans qu que détail : le fait en vaut la peine, et les traditions TÉglise, son esprit, ses monuments, sont si peu coni d'elle-même, que vous me saurez gré de cette dissertati< qui d'ailleurs ne sera pas longue.
Comme tous les habitants du désert, les Israélit Benû Israël , formaient une société aristocratique sei blable en tout à celle qu'a si bien décrite M. le gêné Dauraas, dans son intéressant ouvrage sur les Mceun coutumes de V Algérie. Son récit peut servir de comme taire au livre des Nombres, où, sous forme de recew ment^ se trouve fidèlement décrite la constitution socii des Hébreux.
Du reste, quand j'assimile Tétat des Israélites dans désert à celui des Arabes, je n'entends pas dira pour (M qu'ils fussent eux-mêmes de sang arabe, ou si l'on aii mieux de souche sémitique : à cet égard, je fais tout mes réserves. Le point de départ de la colonie abrah mide; son but avoué, but essentiellement agricole sédentaire ; la promptitude avec laquelle ce but fut alteî
BOUS Josaé; le faisntËâsoDÊ^ «riisBH: ih s. — niMir- r convenu iB nmiflibftssaijr mi vataum « 'hiuotL:*tradiikMudk; soa u^san i/* 'icssmif iiiiLi<i.»- -i ^ *^. danœ à la cons&nuui'n Tums^n^ini^ i. rïf-««uii»uu»r'- .3a type juif et «ia 7«7«« y^iifz â r-j>ut^j ir-:- jaKSii&t*a: blonde des dievesxs. ^i>-r^ li: ^l >*.:£i j.ci i-*- irijL ^ d'aubres me semnênoL ikfU'h-r u:*- -::.nft zaj.^'«-r-ii2^ nique. Inasçmxbist u^ '««^i-tï n*^. . ':^»r* :;. .^i#'.hu»^ dans le Canada, rr.ifu iniSiiA'. a iir ^ u;." ^i >.. # •^-;j. > Palestine, la fi^in«=mÉ* =;iàx':ju' -i: ^ ^ — ^ .«^avr-j ^ raced'AbralttK pcx ja onç-'j^ >. se u tL-.^.i^ .^.r»- .•.-'?£( i^ voit rien qa'an KHL i'wi'-tîi ^^-^iî-v-^- -- .- .j. ti.tuupar les indîgèaiB. HtJ: r^-. u-. î«j .:.iLi^L li^ ^«j;* «u ^ BHEurs el à la rt^ÇiLc ;l :jr:'?er -;-. * i*-. .u o. <•!< k retour de Baii«>.«T*r r~^ ^ t'^ri^m- tjnrji'Oitii u*.- ^igé, maÎDteaa&t ?4;:r- liWf^ ^•^ê^.iz*^- .1 i*.ni'»f dire nationales, à^ v. -.ou* iiiu* > i^^ :« < • c ï- »■
Quoi qu^il €11 y.<: >r .' :»-i^iijr > .«. ::d:'.»i . -?- - ,dentque son pr«E^ jr-.':r.j;*'. • K •■■>• -.<;:.-. L^ ■ ".•«ri OQ Arabe? on ne &«it : b crji -u' i i -r.c:!' ,ki 'ji vj.d*Abraham) ne soa::ea itur t :u- ci «tii-r Ouj;»- lO--*- -.ucelles du désert. Ce$K it 'iiii^ir.u;! 1 a'd> «^ij- Vi •:« tipplique aux enfanU d'IrTu*.-. : >'.*l ii''i*i/.i! ;* j.i*.. ; i* i«* ^ pas au delà.
L'élément de celte soc-it-lé esl la UjhU:, 0/.^^ \ul;'al«, ^^Ktortum), comme nous ôinon*^ i»- (eu. L C'^t J'iial'ttaUon de Findividu Israël île, avec sa feuiine ou h^ï^ tellJrll<;^, <tt enfants» ses esclaves, etc.
Au*dessus de la lente vient la nriaii^on ou faïuille, h^'Un-u 'ftt aé, c'est-à-dire maison de jÀ-re VulgaUi, domuB, hfnilia)^ correspondant au douar algérien.
* Tout chef de famille, dit M. le géu^'ral Dauiiiat^, proprii';- ^ de terres^ qui réunit autour de sa lente <:elles de ws cofaotSyde ses proches parents ou alliés, de r's f<*riiiierK, «'tr.,