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CHAPITRE VII

TRAITEMENT DE LA LEUCOPLASIE BALANO-PRÉPUTIALE

La plaque de leucoplasie, avons-nous dit, évolue souvent vers l'épithélioma ; il faut donc s’efforcer d'en empêcher l'apparition ehez le syphilitique, et ‘une fois constituée, elle doit être l’objet de soins minutieux.

Nous suivrons pour l'exposé du traitement le plan adopté par M. le professeur Gaucher (1).

1° JU faut, chez les one prévenir l’apparition de la leucoplasie.

On recommandera au malade, surtout s’il ne décalotte pas à l’état normal, de se tenir très propres le gland et le prépuce, de se laver fréquemment surtout avec des solutions alcalines, enfin de prendre des boissons abondantes pour diluer son urine. En un

mot il faut supprimer toutes les irritations locales

= 1. Arch. de méd. expérim. et d’anat. palh., n° 4, 1900,

D qui sont la cause déterminante de la leucoplasie. 2° 11 faut soigner la leucoplasie dès qu’elle est apparue.

a) Il faudra naturellement continuer les soins hygiéniques.

b) Il faudra instituer Le traitement antisyphilitique. On donnera le mercure soit en pilules, soit en injections quotidiennes de sels solubles ; on prescrira de préférence le benzoate de mercure.

Mais jamais il ne faudra donner d’iodure de potassium, car l’iodure précipite l'évolution de l’épithélioma.

Prescrit dès le début des lésions, le traitement spécifique pourra donner des résultats ; on verra la leucoplasie s'arrêter dans son extension et mème rétrocéder ; mais il faut bien dire que dans la plu: part des cas le mercure n'aura pas grande action sur des lésions trop anciennes, néanmoins il faut le prescrire, car il peut retarder l’évolution des lésions.

c) Mais surtout on aura recours au traitement modificateur local. M. Gaucher ne pense pas qu'il faille, comme l'ont préconisé Le Dentu et Perrin, pratiquer la destruction chirugicale des plaques. La meilleure méthode est la suivante :

Si la plaque n’est pas ulcérée, faire tous les jours des attouchements avecune solution aqueuse au 1/50 de bichromate de potasse, suivant la méthode de Watraszewski, de Varsovie ; il ne faut pas frotter les plaques pour ne pas les irriter et il faut

enlever l’excès de caustique.

RE

S'il y a des fissures, il faut les cautériser prudemment à l’acide chromique; si elles sont profondes, on emploiera le galvano-cautère.

S'il y a des saillies papillomateuses ou des bourgeons épithéliaux, on les enlèvera au galvano-cautère en plusieurs fois.

Enfin n’oublions pas de dire que dans un de nos cas les rayons X semblent avoir donné de bons résultats (obs. VI), Chez ce malade les plaques ont disparu après une trentaine de séances de radiothérapie et il ne restait presque rien de la leucoplasie primitive.

Dans tous les cas la leucoplasie balano-préputiale doit rester sous la surveillance étroite du médecin. Celui-ci devra se tenir prêt à intervenir à la moin-

dre menace d’épithélioma.

Len

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