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Puis la tache devient opaline, puis blanc d’argent, souvent d’un blanc laiteux éclatant, souvent aussi d'un d’un blanc nacré ; et la blancheur s’affirme à mesure que les plaques vieillissent davantage. .
Nous sommes alors arrivés à un deuxième stade de l’affection.
À ce moment la forme des plaques de leuco kératose, leurs dimensions, leur épaisseur sont des plus variables.
Ce sont souvent des laches plus ou moins arrondies, ovalaires, les unes petites, presque un piqueté, les autres lenticulaires, d’autres beaucoup pluslarges.
D’autres fois, au lieu de taches, nous avons des trainées, des bandes plus ou moins larges, plus ou moins longues, faisant quelquefois tout le tour du gland ou du prépuce.
Ces taches ou bandes peuvent être nettement limitées ; autour d’elles la muqueuse est le plus souvent irritée, enflammée, rouge, suintante.. Parfois au contraire elles sont diffuses ; elles se sont étendues, elles sont devenues confluentes, leurs bords s’atténuent progressivement jusqu'à se confondre avec la peau saine,
Mais en vieillissant ces plaques se modifient. Rarement elles restent minces, unies. Les unes, et c’est la minorité desquament, mais d’une façon peu intense, car l’enduit blanchâtre est très adhérent.
Presque toujours, il se creuse des sillons à la surface des plaques ; celles-ci se brident, deviennent
quadrillées ou mamelonnées, il se fait des rides
superficielles. Nous trouvons des craquelures, des fissures qui mettent à nu la muqueuse, qui peuvent s’enflammer, s’ulcérer, suppurer.
La coloration des plaques change dans nombre de cas ; et alors elles perdent leur blancheur éclatante ; elles prennent un aspect corné, leur surface devient chagrinée, rugueuse ; peut-être même, dans certains cas cette leucoplasie à forme cornée a-t-elle cet aspect particulier dès son apparition (obs. IX).
Quelquefois la plaque leucoplasique peut s’accompagner de saillies papillomateuses, c'est une véritable forme papillomateuse de la leucoplasie.
En vieillissant les plaques leucoplasiques perdent leur souplesse, s’indurent, deviennent parcheminées, résistantes. En même temps que les plaques s’altèrent à leur surface, la muqueuse sous-jacente se modifie ; elle est toujours rouge, un peu tuméfiée, et peu. à peu elle s’indure, se sclérose, se rétracte. Il se fait des brides cicatricielles qui, bien souvent, entraîneront du phimosis (obs. X).
Ainsi s’est constitué un troisième stade de la leucoplasie balano-préputiale.
Tels sont les principaux symptômes dRaNe de cette affection. Ÿ a-t-il des symptômes fonctionnels ? De: nos observations il résulte qu’un seul est vraiment à retenir ; nous en avons déjà parlé, c'est le ‘ prurit, inconstant, variable d'intensité, avons-nous dit, qui, presque toujours, précède l'apparition des plaques et qui les accompagne.
Parfois ily a des douleurs, la nuit surtout, mais
Meyer