‹ De la liberté de la presseChapitre 22 sur 112 · JOURNAL DE LA MEURTHE ET DES VOSGES · texte numérisé non relu

JOURNAL DE LA MEURTHE ET DES VOSGES

Nancy, 13 juillet 1852.

Nous/préfet de la Meurthe, ofiScier de la Légion d'honneur,

Considérant que de la fédaclion du Journal de la Meurthe et des Vosges ressort un système qui tend à affaiblir Taciion administrative et à enlever à Tadministration son crédit auprès des populations, crédit qui lui est nécessaire pour faire le bien;

Considérant que, dans un article du 13 de ce mois, commençant par ces mots : « Nous disons.... » et finissant par ceux-ci : « nous sera transmise, » l'administration est mise en cause à propos d'une nomination qu'elle n'a point faite, et qu'il en résulte un blâme dont elle ne doit aucun compte;

Considérant qu'à propos d'individualités on ne peut faire intervenir l'administration, qui a le devoir de veiller aux intérêts généraux et de les sauvegarder contre l'action dissolvante des partis ;

Considérant, en outre, que le Journal de la Meurthe ^t des Vosges est l'organe d'un comité tendapt à rétablir les influences funestes dont les institutions nouvelles ont voulu affranchir le pays,

Arrêtons :

Art. \ ®^ Aux termes de l'art. 32 du décret du i 7 février \ 852, un premier avertissement est donné au Jov/rnal de la Meurthe et des Vosges^ dans la personne de M. Lemachois, son rédacteur en chef et gérant.

Art. 2. Le commissaire central de police est chargé de Texécution du présent arrêté.

Nancy, le 25 juillet 1852.

Le préfet de la Meurthe,

De Sivry.

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