L'AMI DE LA PATRIE
Glermont-Feirand, 11 août 1852.
Nous, préfet du Puy-de-Dôme, Vu l'article publié dans le journal l'Ami de la Patrie, du H août courant, commençant par ces mots : « On re-
marque généralement, » et finissant par ceux-ci : « Qu'il est beau de faire des ingrats ; -»
Vu le décret du H février 1852;
Considérant que cet article, et notamment le paragraphe commençant par ces mots : « Nous avons répondu, j> et finissant par ceux-ci :«« Que de la pitié, » contiennent des expressions injurieuses et sortent des bornes que doit s'imposer, dans sa polémique, tout journal sérieux;
Considérant que le nom de l'administration a été mêlé d'une manière au moins peu convenable à des discus* sions auxquelles elle était étrangère.
Arrêtons :
Art. 1 «^ Un premier avertissement est donné au journal Y Ami de la Patrie, du 1 1 août courant, en la personne du sieur Edmond Neveu, son rédacteur gérant.
Art. 2. M. le commissaire en chef de police est chargé de la notification du présent arrêté, qui sera imprimé en lêté du premier numéro Y Ami de la Patrie.
Fait à Clermont-Ferrand, le 11 août 1852.
Le préfet du Puy-de-Dôme,
Crevegoeur.