COURRIER DU DIMANCHE
IS Juin 1850.
Nous, ministre de Tintérieur,
Va Tarticle 32 du décret organique sur la presse du 47 février 4852;,
Vu Tarticle publié par le journal le Courrier du Dimanche, en date du 42 juin, sous le titre Chronique parisienne ;
Considérant que cet article, en attaquant de la manière la plus odieuse un générai français mort glorieuseœeot sur le champ de bataille, outrage tout k la fois la reconnaissance nationale, la morale publique et notre héroïque armée ,
Arrêtons :
Art. 4®'. Un avertissement est donné au journal le Courrier du Dimanche^ dans la personne de M. A. Leymarie, directeur gérant responsable.
Art. 2. Le préfet de police est chargé de Texécution du présent arrêté.
Fait à Paris, le 43 juin 4859.
Le ministre de l'mtérieur.
Duc DE Padoue.
JOURNAL DU COMMERCE
Saint-Denis (Réunion), 24 août 1858.
Nous, gouverneur dé Tîle de la Réunion,
Vu Tarticle 42 de l'ordonnance du 21 août 1825;
Vu le décret du 20 février 1852, sur la presse aux colonies;
Vu la circulaire du directeur de l'intérieur en date du 13 novembre 1857, adressée aux éditeurs des divers journaux de la colonie;
Vu Tarticle publié par le Journal du Commerce dans son numéro du 24 août courant, commençant par ces mots : « La création du nouveau ministère de l'Algérie et des Colonies, » et se terminant par ces mots : « La défense des droits légitimes des nationaux dans les deux hémisphères;»
Vu Tarticle publié par le même journal dans son numéro du 27 août, commençant par ces mots : « On a vu par les extraits des journaux, » et se terminant par ces mots : « Plutôt du ressort de la chambre de commercô que de la presse ; »
Attendu que, dans certains passages de ces articles, le Journal du Commerce traite de questions dont la dis. cnssion a été interdite à la presse par la circulaire (v"^
dessus visée, et conformément aux instructions niinistérielles ; Sur le rapport du directeur de Tinlérieur, Avons arrêté et arrêtons :
Le Journal du Commerce est suspendu pour huit jours. ,
Saint- Denis, le 31 août 1858.
Le gouverneur de la Réunion,
» Baron Darrigau.
L'EGHO FORAN.
A septembre 1858.
Ce journal a reçu de M. le préfet du département d'Oran, L. Majorel, un premier avertissement dans la personne de M. Adolphe Perrier, son gérant, signataire ïun article du 4 septembre, intitulé : ÉdilUé, —. Un ptudetout*.
* Koiis n'avons pu nous procurer le texte officiel de Tarrèté.
LA GIRONDE
26 septembre 1858.
Nous, préfet de la Gironde,
Vu Tarticle 32 du décret organique sur la presse du 17 février 1852; * ^
Vu un article du journal la Gironde en date du 26 septembre, commençant par ces mots : « Le Journal des Débais s'occupe de la situation de la presse provin- :» ciale, » et finissant par ceux-ci : « Fussent en état de » blâmer ou d'approuver 1^ conduite de leurs représen- » tants; » ledit article signé André Lavertujon ;
Considérant que cet article, dans les passages qui appartiennent à la rédaction de la Gironde^ renferme une attaque directe, excessive, contre la législation de la presse ;
Considérant que présenter comme un instrument d'oppression et de tyrannie la loi vivante, et imprimer que : « La presse a, en guise de tampon dans les oreilles » ei de bâillon dans la bouche , le décret organique » de 1 852 ; qu'elle ne peut rien écouter ni redire sians la » licence de l'administration..., » ce n'est pas seulement excéder le droit de discussion en agitant ce qui doit rester en dehors de la controverse, c'est, de parti pris, insul—
ter à la loi, au gouvernement dont elle est Fœuvre et à Tadministration chargée de l'appliquer,
Arrêtons :
Un avertissement est donné au journal la Gironde en la personne de M. Gounouilhou, propriétaire gérant, et en celle de M. André Lavertujon, signataire de Tarticle.
Fait à Bordeaux, en l'hôtel de la préfecture, le 30 septembre 4858.
Le préfet de la Gironde,
E. DE Mentque.