ADDITION
JLiORSQUE j'écrîvoîs mes observations sur le» TesfrîctîoDS mises en Angleterre à la liberté de la presse^ restrictions en faveur desquelles on a cité Blackstone 3 je n^avpis pas sous les yeux les commentaires de cet écrivain anglais. M^ les étant procurés , j'ai trouvé que le sens de roriginal étoit contraire à celui qui semble ré^. sultei^ de la citation. En conséquence^ je crois 4Îevoir rétablîr la note de Blackstone. Pour Pintelligence de la note, je la ferai précéder de quelques phrases du texte, « La liberté de la presse , » dit Blackstone, liv. IV, ch. 11, p. i5i,esl » vraiment essentielle à la nature d^un état libre: » maïs elle consiste à ne pas mettre de restricy> tions antérieure^ aux publications , et non à » les exempter de poursuites criminelles, quand y> la publication a eu lieu • • • • . Soumettre la » presse aux restrictions d'un censeur , comme 0OTL le faisait autrefois, avant et après la révo- S) lution ( de 1688 ), c'est soumettre toute liberté » d'^opinion aux préjugés d'un seul homme, ef » le rendre le juge arbitraire et infaillible de 2) toute controverse sur les sciences, la religion v et le gouvernement Le seul argument
jo platisible employé jusqu'ici pour restreindre » la juste liberté de la presse , argument qui » consiste à dire que des restrictions sont né- » cessaires pour en prévenir les abus , perd toutèr' * » sa force ^ lorsque par un exercice convenable » de la loi, il est démontré qu'on ne peut pas a> abuser dé la presse sans encourir un ctâtimefat «mérité, tandis que la presse ne peut jamais » .servir à aucun bon usage^ quand elle est sous »^Ia puiss^nc^ d^un inspecteur. )>
Les phrases <pe j'ai retranchées nW rapport ' qu'à la néeessité, de punii^ les délits de la presse^ après qu'ils ont: été: commis : oi:, comme tout le monde est d'accord sur ce point, il m'a semblé superflu de rapporter ces phrases. Voici maintenant la note' traduite fidèlement.
Cl L'art de l'imprimerie, peu après son intro- 3>.ductiQn, fut regardé, en Angleterre, ainsi ^\ qu'ailleurs, comme une affaire d'état , soumise « à la puissance de la couronne. Son usage fut » en conséquence réglé par des proclamations, » prohibitions,, chartes de privilèges et licenc^ » jçyaies^ ejf enfin par les décrets de la Cham- » bre étoiléa, qui Umitoient le nombre des imy> primeurs et des presses, et âéfendoient toutes » mouvelles publications ^ans V approbation » préalable de censeurs [liceiisers]. ^' la des*