DE LA PRESSE
Ch APiTHB extrait des Réflexions sur les Constitutions et les Garanties. Pag. 14^ et suiv.
JLiES hommes ont deux moyens de manifester leur pensée 3 la parole et les écrits.
Il fut un temps où Pautorité croyoît devoir étendre sa surveillance sur la parole. En effet , si Ton considère qu^elle est Pinstrument indispensable de tous les complots , Tavant-tcoureur nécessaire de presque tous les crimes , le moyen de communication de toutes les intentions pervei^s , Ton conviendra qu'il seroit à désirer qu'on pût en circonscrire Pusage , de manière à faire disparoître ses inconvéniens , en lui laissant son utilité. Pourquoi donc a-t-on renoncé à tout effort pour arriver à ce but si désirable? C'est que Texpérience a démontré que les mesures propres ^ y parvenir étaient productives de maux plus grands que ceux auxquels on vouloit porter remède. Espionnage, corruption, délation, ca-
loînuies, abus de confiaace , trahirons, soupçons entre les parens^ dissensions entre les amis, ini« mitié entre les indifférens , achat des infidélités domestiques, vénalité, mensonge, parjure, arbitraire , tels étoient les élémens dont se com^ posoit Faction de Tautorité sur la parole. Uoa a senti que c'étpit acheter trop cher Tavantage de la surveillance. L'on a de plus appris que c'étoit
attacher de Timportance à ce qui ne devoit pas en avoir j qu'en enregistrant Pimprudence, on la rendoit hostilité ; qu'en arrêtant au vol àe$ paroles fugitives , on les faisoit suivre d^actions téméraires ; et qu'il valoit mieu3( , en sévissant coutre les délits que la parole pouvoit avoir causés, laisser s^évaporer d'aijleurs çp qui i^e produi^oit point de résultat,
En conséquence , à l'ei^ception de quelquçs circonstances trèsr-rares ,* de quelques époques évidemment désastreuses, pu de quelques Goxxr vernemens ombrageux , qui ne déguisejpit poiqt leur tyrannie , l'autorité a consacré une distinction, qui rend sa juridiction sur ^a parole pjijs douce et plus légitime, La manifestation d'ime opinion peut , dans un cas particulier, produire un effist tellement infaillible , qu'elle doive êtrç considérée comme une action. Alors, si cette action est coupable , la parole doit être punie.
Il en est de ntênié des écrits. Les écrits , côjiatïé 1h parole y comme les mouvemens les plus sim* pies , peuvent faire partie d'une action. Ils doi- •Vent être jugés comme partie de cette action , sî elle est criminelle. Mais s'ils ne font partie d'aucune action, ils doivent^, comme la parole, jouir d'un« entière liberté.
Ceci répond également à ces frénétiques y qui ^ de nos jours, vouloiént démontrer la nécessité d'abattre un certaip nombre de iètes qu'ils désignoient , et se justifioiént ensuite , en disant qu'ils ne faisoient qu'émettre leur opinion , et aux inquisiteurs qui voudroient se faire un titre de ce délire ) pour soumettre la manifestation de toute opinion à la juridiction de l'autorité*
Si vous admettez la nécessité de réprimer la manifestation des opinions, en tant qu'opinions, il faut que la partie publique agisse judiciairement , d'après des lois fixes , ou que vous établissiez des mesures prohibitives, qui vous dispensent des voies judiciaires.
Dans le premier cas , vos lois seront éludées. Rien de plus facile à une opinion que de se présenter sous des formes tellement variées i qu'aucune loi précise ne la puisse atteindre*
Les matérialistes ont reproduit souvent, contre la doctrine de l'esprit pur, une ol^ection qui
n'a perdu de sa force , que depuis quWe phi--^
losopfaie moins téméraire nous a fait reconnoître
Fimpossibilité où nous sommes de rien concevoir
sur ce que nous appelons matière y et sur ce que
nous nommons esprit. Kesprit pur, disoient-ils ,
ne peut agir sur la matièra On peut dire avec plus
y de raison, et sans se perdre dans une métaphysique
* subtile , qu'en fait de gouvernement , la matière
ne peut jamais agir sur Pesprit. Or, Tautorité,
comme autorité , n'a jamais que de la matière
i à son service. Les lois positives sont de la matière.^
t La pensée , et l'expression de la pensée , sont in-
^ saisissables pour elles*
Si , passant au second moyen , vous attribuez à Fautorité le droit de prohiber la manifestation des opinions , vous Pinvestissez du droit de déterminer leurs conséquences , de tirer des inductions, de raisonner, en un mot, et de mettre ses^ raisonnemens à la place des faits : c'est consacrer l'arbitraire dans toute sa latitude.
Vous ne sor,tirez jamais de ce cercle. Ces hommes auxquels vous confiez le droit de juger des opinions, ne sont*iIs pas aussi susceptibles que les autres, d'injustice ou du moins d'erreur ? On diroit que les verbes impersonnels ont trompé les écrivains politiques. Us ont cru dire quelque chose en disant : il faut réprimer les
Opinions des hommes ; il ne faut pas abandonner les honmies aux divagations de leur esprit ; on doit préserver la pensée des hommes des écarts où le sophisme poiproit Tentraîner. Mais ces mots 3 on doit j il faut ^ il ne faut pfta^ ne se rapportent-ils pas à des hommes? est-il gestion d^une espèce difiérente ? toutes ces phrases se réduisent à dire : des hommes doivent réprimer les opinions des hommes; des honunes doivent empêcher les hommes de se livrer aux divagations de leur esprit ; des honajcnes doivent préserver d^écarts dangereux la pensée des honmies. Les verbes impersonnels semblent nous avoir persuadé qu^il y avoit autre chose que des hom^ mes dans les instrumens do Tauforité.
, L'arbitraire que vausj,ermettez contre la pensée pourra donc étouffer les vérités les plus nécessaires , ausi bien que réprimer les erreurs les plus funestes.
Toute opinion pourra être empêchée ou punie* Vous donnez à Tautorité toute faculté de mal faire ^ pourvu qu^elle ait soin de mal raisonner.
Lorsqu'on ne considère qu'un côté des questions morales et politiques ^ il est facile de tracer un tableau terrible de Tabus de nos facultés; mais lorsqu'on envisage ces questions sous tous les points de vue , le tableau des malheurs qu'oc-
càisîbnne le pouvoir , en restreignant ces faculcultés , n'est certes pas moins effrayant;
La théorie de ^autorité se compose dé denx termes de comparaison, utilité du but , nature des moyens. Si Ton ne fait entrer en ligne de compte que le premier de ces termes , on se trompe , car on oublie la pression nue ces moyens exercent /les obstacles qu'ils rencontrent j le danger et le malheur de la lutte , et enfin Teffet même de la victoire , si on la remporte.
En mettant de côté toutes ces choses , On peut faire un grand étalage des avantages que Ton espère. Tant que Ton décrit ces avantages , on trouve le but merveilleux et le système inattaquable ; mais si ce but est impossible à atteindre , ou si Fou ne peut y arriver que par des moyens qui fassent un mal plus grand que le bien auquel on aspire , on aura prodigué en vain beaucoup d'éloquence , on se sera soumis gratuitement à beaucoup de vexation^.
Quel est , en effet , le résultat de toutes les atteintes portées à la liberté des écrits ? d'exaspérer les écrivains qui ont le sentiment de l'indépendance , inséparable du talent, de les forcer à recourir à des allusions qui deviennent amères , parce qu'elles sont indirectes ,^ de nécessiter la circulation de productions clandestines et d'au-
tant plus dangereuses 5. d^lîmënter r^vidltë dti Ipublic pour les anecdotes ^ les personnalités , les principes séditieuse ^ de donner à la calomnie Fair toujours intéressant du cçnrage , afin d'attaeher une .importance: excessive aux ouvrages qui spnf défendus. Qn confond toujours les libelles avec la liberté de la presse ^ et c^est Tesclavage de la presse qui produit les libelles et •quia^urç leur succès* Ce sont ces précautions minutieuses contre lés écrits 4 cdmibe contre des phalanges ennemies^ ce sont ces précautions qui ^ en Jeur attribuant une influence imaginaire^ gros- ^ssent leur influence réelle* Lorsque lès bommes voient des codes entiers de lois (prohibitives et dès ^rmées d^inquj^teurs 3 . ils doivent supposer bien redoutables les attaques ainsi repôussées* FuisquVn se donne, t^nt de peine pour/ écarter de nous ces écrits > doivent-ils se dire.^ Fimpression qu^ils prodniroient seroit bfen profonde, ils portent sans doute avec eux: une. évidence bien irrésistible !
Une réflexion m^a toujours frappé* ;£ru(>po$ons
tme société antérieure à Fiiivention; du langage,
^ et suppléant à ce moyen de communication ra«
pide et facile par des moyens p^ins faciles et
plus lents. La découverte, du lang^ige. auroit pro-
. iluit dax)3 cette sociétd iine explosion subite. L'on
mnroît vu des périls gigaotes^pies dan» ces scnxsr encore nouveaux > et bien des esprits pmdens et sages , de graves magistrats ^ «de vieux administrateurs auroîent.regretté le bon ten^ cTun paisible et complet siloice ; .ma& kt surprise et la frayeur se seroîent usées graduellemeni Le langage seroit devenu un moyen borné dans ses.
effets ; une défiance salutaire^ fruit dePex{iérieneè, auroit préservé les auditeurs d^un, entra^emenf irréfléchi ; tout enfin seroit rentré dana Tordre, avec, cette difiërence ^ que les communications sociales ^ et par conséquent le perfectionnemenf de tons les arts ^ la rectification de toutes les idées 9 auroîent conservé un moyen de plus.*
n en sera de même de la presse^ partout ot^ rautorité j }Qs(e et modérée , ne se mettra pas en lutte avec eUe. Le Gouvernement anglais ne fut point ébranlé par les célèbres lettres de Jumus» En Prusse y sous: le règne le plus brillant de cettemonarobiev 1^ bbértéde la presse fut illimitée. Frédéric y durant quarante-six années^ ne dé^ ploya jaioais' son autorité contre aucun écrivain > c(mtre a^eun décrit ^ -et la tranquillité de son règne ne fut poiilt trouMée, bien qu'il fut agité- ' par de» guerres terribles , et qu'il luttât confre l'Europe lignée. C'est que la liberté répand du calme dans l'âme ^ de k raison dans l'écrit dos
fiommes qui jouissmil sans inquiétude de ce bien inestimable. Ce qui le prouve, c'est qu'apyès la* mort de Fi^édéric, les Ministres de son successeur* ayant adopté la conduite opposée , une fermentation générale se fit bientôt sentir. Les écrivains se niirënt en lutte contre l'autorité. Ils furent |xrotégë$ par les tribunaux; et si les nuages qui: s^élevèrent sur cet honson , jadis si paisible , ne formèrent pas une tempête, c'est que lesrestric-» tions mêmes qu'on tenta d'imposer à la manifestàtioti de hi pensée, se ressentoient de iasagesise da grand ï'rédéric , dont l'ombre magnanime sembloit encore veiller sur la Prusse. L'on rendoit hommage à la liberté des opinions dans le préambule des édits destinés à les réprimer, et* des mesures prohibitives éitoient adoucies par la tradition de la liberté.
Ce ne fut point la liberté de la presse qui causa le bouleversement de 1 789 ; la cause iminédiâte de ce bouleversement fut, comme onr lésait, le désordre des finances; et^i, depuis cent éinqua&tè ans , la liberté de la presse eût existé *ëh R:âhce, ainsi qu'ed Angleterre, elle auroit mis un terme à des g)ierres ruineuses , et une limite à des vices dispendieux. Ce ne fut point la* liberté de la presse qni enflamma l'indignation populaire contré les détentions illégales
et lès lettrés de cachet; au catit^aira ^ si la liberté de la presse eût existé sous le dernier règiie , oa auroit su combien ce / '^gne étoit doux et modéré ; rimaginatiou n^auroit pas été frappée par des suppositions efirayantes ^ dont la vraisemblance n'étoit fortifiée que^u mystère qui les entou^ roit. Les Gouvérnemens ne savent pas le mal qu^ils se font en se réservant le privil^0*exclimf de parler et d^écrire sur leurs propreer actes : on ne croit rien de ce qu^affirme une autorité qui ne permet pas qu^on lui réponde ; on éroit rtout ce qui s^affîrme contre une aytqrité qui ne tolère point d^examen.
Ce ne fui point enfin la liberté de la presse qui entraîna les désordres et le délire d^une ré-^ volution malheureuse; c'est la longue privation de la liberté de la presse qui avoît rendu lé vulgaire des Français ignotant et crédij^, ^ parlà même inquiet et couvent féroce. Dans tout ce. qu'on nonupe les crimes de la liberté y je ne re-peonnois que Téducation de rarbitraire. •
Dans les grandes associations de nps temps mo-^r. demes ^ la liberté de la pr63se étant le jseul moyen de publicité ^ est, par - là même, quelles que soient les ^ formés du Qouvernemient > Tunique sauve-garde des citoyens. CoUàtin ppUvQit é^xposer i sur k place publique de Rome ,, lé <îorps
de Ludi^ee^ ef tout. le peuple éfoît insfraît d^ r0i:rbragft.qu^îl avoîl reçu; le débiteuy^Plébéïei^ p0QVQit BiQDfr w jb ses frères d[^armçi& indues > les blei^wes que lui avait iiifligées le Fatricîea avi<}Q> son créancier usuraire. Mais de nos jours Tiiiamensîté des empires met obstacle à oeiaod^ d&: réclaAiiation j Iqs ih^u^oes partielles restent to^^iirs înoonnues à la presse tot^Ué des h^biv^ taps de nos va^te^ contrées^ SilesGoiîiYernemen& éphâmères qui ont fjrranni^é la France > OAt at* tiré 3Ui:^eux la haine^ publique 9 c^e&t moins par ce^^il^ ont fait> que par ce qu^ils ont avoué : iU 919 v^toient de leurs injustices ; ils les procla^ içoient danç leurs journau:^. Buonaparte est venu^ et y est ifiontré d^abpr^ plus prudent et plus ha-» I4le;,.itni^)is ^a loQg-^tçmpa opprimiés. dans le si- Ii»iice3 et long - temps; aussi Topinion» qui n^é-^ toit &Bpp/èijd que par. à^ bruit& sourds ^ interroisipua 1^. mal constatés ;( est reiitée incertaine^ indécise ei flottante;.
En effet ^ toutes les barrières, civiles y poUtiqueSj^ j^udiciairea, deviennent illusoires sa^ la liberté delà presse. Buonaparte a souvent violé Tindé-. pend^nf e des tribunaux ; mai3 ce délit restolt Ciouvert d'un voile. Les formes étoient suppri- Qftéps ( mais, la seule garantie des formes , n'estce pa&la publicité \ y innocence étoit ploi^ée dan5>
les fer^ : teàisf mile réclapMÎtidn niavertissant les citoyens dû dàïiget qui les m<Maeoit tous: éga* leinent, les cffdiôts retenoieiït iftipuiiénMittetirs victmies :à la faveur êo^ Bïeftoe umyerseL ha. re* préséûtiafîèn natît?i4aleétoît mutilée^, ais^éme^ ca^ lomhîée : triais rimprimerie tfétant qti'tih &)i^tr«H • ment du pouvoir , Teiopire entier reféfifi»so4t ^e ces -calomnie*^ sans qtie te vérité froovât vifn^ voix' qui pût' s'élever en sat fàvenr. " ■ • -
' Le (îèuvernemenf aefaréi's^rk sans dotËte^ 801^3 tons» lès rapports, cropposél dé? celnî dëBtiotoaî-parte 5 mais si resclâvage dé' lla^ presse ne- p#trt avoir , soùs nn prince sage ef iîiôd^ré , lés* meniez încony éniens-qiie sous un tHsiirpatënr tyrannique , il en a (i'atiti^s et pour le iPtidce et^powrlà: ff'a^ tion. fjn comprimant lai pen^ des olft^nfe ^ mides ef scrupuleux j, éri érivjifôtinaatdKîtetédtes* les réclaniafîons , FaUtorité is^dntonre èiJôKiïiéiiie . de ténèbres, elfe laisse «nWë«i^ les alm« , leîte^ consacre le despotisme de ses- agéns les pltis- su-^ balternéî3 ; car Pabsence de is[ l\hetté deHpteise a tfe danger, que lès diéppsjtaijfes 3a^irjfeOT«^deîa: pui^ance^ je Veux dfré les imînîsfres, peuvent souvent ignorer lôs attentàfs-de détail qiiiée com-^. mettent Ç quelquefois aussr cette' ignoifance- èsf Commode); Là liberté de la presse remédie à eè$ (]pux înopnvèûiens ; elle 'ëçlàipe Tant oritë qtiafad
ieétà'ér 't6lonfdifëniënflfe8'y«tac; ^ :• . : -
* î>*k01èur$'/qtiàiAf èn^ix:^<%^a«^'t[yiîrd'hui des lûê^urës contre' 92f 19>^tè dé fo|»^66^V«» cadbiie' l'éita^dô rSim)j)é^;'eHe''iif''és* ]pla*'âfliéi«tfe,et 1» Pràiicd'h*estpliiSj, 'Ctttaïm€l le' Ja|y<)tfy-ttga« tte àû*un Jscep'trô '3c/ iPèr pii^re d« fîoM dtiBïttierce' avec te fésfe'du ni6iidë:'T ^4-fl «tftiïio»f«â d'«arpêcûer ^uHiu perù^ié^ cÂMèùx' ité'ï*ç«h»e ce <ïtte des|peùpleâ indiis^téiétlx s/iirij^e8ièi«tt'l tte M p'dirtéç r* ' H^* ïê^' tâi^éî' iafoieiM pëéiwtes , plus la çlinbsité seréit'è^cftë'éffet PMMatfîfe î»g«ttietBe :. Tune é^ouveroit 'é8n ' sffiîtiferft' dà«é fe'tfiffecttlté , l'autrefdàn? lé 'pWfil.'-'']Sé:sâîf-oïi ti**' «iéO»« que lés prohîbÏÏi8fis's^Saà['une p^^ bande ? Pour étoufTer la liberté de laf^^sse ^ il a fallu que Buonaparte uiît un mur d'airain entre nous et PAngleterre ^ qu'il réunît la Hollande , qu'il enchaînât la^^uisse. et Tltalie^^^qu'il fît fusiller des libraires et des imprimeurs en Allemagne. Ces mesures ne sont pas à l'usage d'un Gouvernement équitable. Montesquieu a dit qu'il falloit au despotisme des déserts pour frontières :
' Buonaparte n'a pu gêner la pensée 5 en France , qu'^n entourant cette belle contrée de déserts
' intellectuels.
Les principes qui doivent diriger un Gouver-
\nrie m cette gneslion impu r ian ie »> «mi nnplei et clairs ; qae les auteurs soient responsables de leurs écrits^ quand ik sout publies^ ocunme tout hcmme Test de ses paroles, qnan4 eUessQut prononcées ; de ses acti«His> quand elles sont eosumises^ L^orateur qui prédmroit le vol ^ le meurtre ou le pillage, seroit puni de ses disccmrs ; oa^ vouf n'imagineriez pas. de défend]:^ à tons les citoyens de parler, de peur qi^e Vun d'entre eux ne prêchât le vol ou le meurtre^ L'homme qpi abuseroit de la faculté de marcher pour forcer la porte de ses voisins, ue seroit pasï ^dmis à réckainer la liberté de la promenade j^ mais vous ne feriez pas de loi pour qne personne, n'allât dani^ lei rues , de penr^^^on n'entrât dans.
les Tnpî^/m«-