‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec les plus de puissance (volume 2)Chapitre 10 sur 33 · LIN HE VIII, CU. I. APPLICATION DE CES MOYENS · texte numérisé non relu

LIN HE VIII, CU. I. APPLICATION DE CES MOYENS

C'est sous l'influence de la richesse que Venise sort du sein des eaux; que la Hollande se dégage de ses marais; que l'une et l'autre deviennent le siège des arts, de la littérature et de la science. On a vu dans les îles Britanniques le nombre et la supériorité des savants, des gens de lettres, des poètes, des artistes se proportionner constamment aux progrès de la richesse sociale, c'esl-a-dire aux moyens d'honorer et de récompenser leurs travaux ( ' ). »

Je puis ajouter qu'il n'y a nulle raison pour considérer les arts qui agissent sur les choses comme naturellement inférieurs a ceux qui s'oeccupent directement de l'éducation du genre humain. C'est de la conservation, du bonheur, de la dignité de notre espèce qu'il s'agit également pour tous. Approprier le monde extérieur aux besoins de l'homme n'a rien, en soi, de moins utile ni de moins noble que de façonner l'homme lui-même. Combien d'ailleurs ne faut-il pas que l'homme reçoive de façons pour devenir capable d'agir sur la nature avec intelligence et avec force? Il y a place ici pour le développement de toutes les facultés; et quand on ne ferait pas de son perfectionnement l'objet propre et direct de son existence; quand on voudrait attacher tous ses regards et toutes ses pensées à la terre, et n'assigner a sa vie d'autre but que d'accommoder ce bas monde a ses besoins, il ne pourrait négliger encore aucune des connaissances, aucune des vertus qu'il cultive.

Enfin, l'homme s'est occupé des choses avant de replier son activité sur lui-même. Les industries qui agissent sur la nature extérieure sont les premières qu'il a exercés, et c'est encore une raison pour que celles-ci soient les premières qui nous arrêtent.

0) M. Mac-Cullooh.

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