LIV. VIII, CH. II. DE LA LIB. DES IND. EXTRACTIVES
Nous ne tirions pas de nos houillères, en 1815, 9 millions de quintaux métriques de houille, et en 1820 cette quantité s'élevait a près de 1 1 millions, et en 1825 à près de 15, et en 1850 a plus de 18, et en 1855 à plus de 25, et en 1859 à près de 50 ('). Encore, que sont ces accroissements en comparaison de ceux que prenaient en même temps, dans un pays voisin et plus avancé que le nôtre, les mêmes branches de l'industrie minérale! De 1825 à 1840, en dix-sept ans, la production du fer s'est élevée en Angleterre de 4 millions et demi à 14 millions de quintaux métriques (*)-, et celle de la houille, en cinq ans, de 1855 à 1840, s'est élevée de 192 à 560 millions de quintaux (3). Il serait aisé de multiplier les rappochements de ce genre. On en trouverait peu d'aussi frappants; mais on n'en trouverait pas, on n'en trouverait qu'un bien petit nombre qui contredissent mon observation. Les faits tendent uniformément à démontreretilsdémontrent avec éclat que les forces de l'industrie minérale s'accroissent par le progrès de toutes les autres.
(') Y. les Comptes rendus de l'administration des mines de 1853 à 1840.
(*) F., pour le premier terme de comparaison, un document, emprunté àM. Mac Culloch, par C. G.Simon. Observ. recueillies en Angleterre, t II, p. 510, et pour le second terme, ce que j'ai dit plus haut, p. 123.
H V. plus haut, même page.