‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec les plus de puissance (volume 2)Chapitre 33 sur 33 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De la liberté de l'industrie agricole.

11 s'agit ici, non des industries extractives qu'on a souvent confondues avec l'agriculture, mais de l'agriculture proprement^dite, de l'art qui crée des substances végétales et animales, 595.- — C'est à tort qu'on a voulu confondre l'art agricole avec les manufactures : ce qui les distingue, nonobstant la très juste observation de M. de Tracy, ibid. — Caractère spécial des produits de cet art , 595 ; — manière particulière dont il distribue ses agents, ibid. — Forme spéciale qu'il emploie, ibid. — 11 ne dispose pas de ses moyens aussi pleinement que les autres, et n'est pas producteur au même degré, 597. — Impossible donc de ne pas le considérer à part des manufactures ordinaires, 599. — Il ne diffère pas moins des arts précédemment analysés, par ses effets que par sa nature, ibid. — Le concours qu'il leur prête est immense sans doute, mais ses effets sont différents, parce que ses agents sont autrement influencés par la position où il les place et par la nature des forces qu'il emploie, ibid. — On ne peut dire de l'agriculture, ni qu'elle est le premier des arts, ni qu'elle est celui qui exerce sur ses agents J'influence la plus salutaire, 401. — File n'est particulièrement favorable ni à la santé, ni à l'intelligence, ni aux mœurs, ni aux bonnes relations, et pourquoi, 402. — L'isolement où elle tient naturellement ses agents est une circonstance peu favorable à leurs progrès, 405. — Ils ne montrent pas un esprit moins exclusif que les autres classes d'industriels, 504. — La nature des forces qu'ils emploient ne les influence pas plus que leur isolement d'une manière favorable , 403. — Ils sont moins dominés par les idées de causalité , ibid. — Esprit superstitieux qu'ils montrent, ibid. — Veut-on considérer l'agriculture dans ses éléments de force et de liberté d'action , on verra qu'elle est loin de se prêter aussi bien que les précédentes industries à l'appïica-

tion des moyens sur lesquels la puissance du travail se fonde, 406. — 11 n'est pas "d'art où la spéculation soit plus difficile et où elle ait été moins poussée, 407. — On ne peut douter que les soutfrances de cette industrie ne tiennent en grande partie à l'état imparfait où s'y trouve encore l'esprit de spéculation, 410. — 11 n'est pas d'art où la spéculation habilement dirigée dût être plus fructueuse, 412. — Les talents administratifs, plus difficiles ici qu'ailleurs, n'y sont pas moins nécessaires, 414. — À quoi il tient qu'ils y sont difficiles, ibid. — Ce qui les y rend particulièrement nécessaires, ibid. — Combien de causes y font sentir le besoin d'une bonne comptabilité , 416. — Il y faut donc, comme dans les autres industries, tous les genres d'aptitudes qui constituent le talent des affaires, encore bien que cette classe de moyens n'y soit pas, à beaucoup près, d'une aussi facile application , 118. — .Même chose à dire des moyens qui tiennent à l'art : ils y sont tout aussi nécessaires qu'ailleurs, et sensiblement moins perfectionne-;, ibid. — Ce qui est peu perfectionné surtout, c'est la partie théorique de l'art : ses moyens purement techniques sont plus avancés; faits nombreux a l'appui de cette observation, 419. — Extrême difficulté qu'il y a de ramener l'art à des principes fixes de théorie, 424. — On ne saurait prétendre sans doute que les sciences ne lui prêtent aucun secours, 423; — mais il ne peut les consulter avec fruit qu'à l'aide d'une grande expérience et d'un talent particulier pour les applications, ibid. — L'art agricole, qui n'est pas susceptible d'être exercé en fabrique, parait exiger aussi un talent de main-d'œuvre particulier, 426.

— Il s'appuie donc, à sa manière et dans les limites que sa nature comporte, sur tous les moyens qui tiennent à l'art, ibid. — La situation où il place ses agents peut être contraire au progrès de leurs mœurs , sans qu'il soit moins évident que le perfectionnement des mœurs est indispensable à ses succès, 427. — Nombre de bonnes habitudes privées qui lui seraient favorables, et dont certains inconvénients inséparables de sa nature préviennent le développement, ibid. — Retard qu'il apporte à la formation des habitudes sociales de ses agents, comme à celle de tous leurs autres moyens ; — liberté d'action qu'il puiserait dans le progrès de ces habitudes, 436. — Obstacles que lui oppose toute atteinte à la propriété du sol ou à celle des récoltes, 457.

— Combien le servent mal les prétentions exclusives de ses agents, et leur disposition à exclure du marché national toute concurrence extérieure, 439. — A quel point il a besoin que les habitudes de justice imposées à ses agents soient très généralisées et aient pris le caractère de dispositions sociales, 441. — Violences qu'il a eues à souffrir de la part de la société , et obstacles que lui ont opposé ces violences, 442.

— Ce qu'il reste à la société des dispositions qui la poussaient à ces excès, et ce qu'il en souffre encore , — détails et observations à ce sujet, 444 — Quel est le genre de protection que demande à la société l'agriculture, 455. — Des habitudes sociales assez perfectionnées pour que l'Etat sût renfermer son action dans ces limites ne suffiraient pas pour qu'elle fût exercée avec un plein succès, mais elles seraient un grand point, ibid. — Influence sur l'art des moyens réels, 434. — Peu favorable au développement des facultés personnelles , il ne l'est pas davantage à celui de ces moyens, qui lui sont pourtant indispensables, ibid. — Ce que peut pour l'agriculture le choix des emplacements, ibid. — C'est a tort que J.-B. Say déclare ce choix impossible, ibid. —

Il est à la fois possible et nécessaire, 455. — Question de savoir quelle étendue il convient de donner à l'atelier agricole : n'est pas susceptible de solutions à priori et dépend des circonstances, 456.— Ce qui décide du morcellement des terres et des cultures, ibid. — Règles admissibles sur les dimensions de l'atelier agricole, 458. — Difficultés que présente L'organisation de cet atelier, et combien néanmoins elle ajouterait à la puissance de l'art, 4tj0. — Difficulté qu'il y a pour l'art à remplacer le travail de l'homme par celui des machines , 462, — et combien il devient plus puissant néanmoins à mesure qu'il emploie des instruments plus perfectionnés, 465. — L'art agricole a encore ce désavantage que le travail ne se divise pas dans ses ateliers aussi heureusement que dans ceux de l'industrie manufacturière; et néanmoins nne bonne division du travail y est encore un moyen incontestable de succès et de liberté d'action, 464. — Combien, en somme, les fabriques agricoles différent des manufactures ordinaires; et combien tout à la fois l'art agricole est plus puissant à mesure que les moyens généraux du travail y sont plus perfectionnés, 466. — Pouvoir qu'il puise dans le concours de ces moyens réunis, et dans la somme capitale des moyens qu'il emploie, 467.

FIN Dr. f.A IARII ANALYTIQUE Dl TOME SECOND.

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