‹ De la liberté et du gouvernementChapitre 1 sur 59 · G A MES CONCITOYENS · texte numérisé non relu

G A MES CONCITOYENS

sont encore éloignés, car de nos jours vaincre n'est rien, convaincre est tout.

Ce livre est le développement de la circulaire que j'ai eu l'honneur de vous adresser alors, et qui était conçue en ces termes :

La constitution actuelle a été jugée, par le pouvoir qui l'a promulguée, susceptible de modifications ; et la souveraineté de la nation forme la base de cette constitution.

Le vote que vous allez émettre aura donc une hante portée : si vous renvoyez au Corps législatif les mêmes députés, vous vous montrez satisfaits de l'état de choses présent; si, au contraire, vous votez pour des candidats indépendants, vous déclarez que l'heure vous semble venue où , selon la promesse faite à la nation , « la liberté doit couronner l'édifice. »

Je me présente à vos suffrages, Messieurs, étant de ceux qui pensent que cette heure a sonné, et que le contrôle de la gestion des affaires publiques doit être fait par des hommes indépendants.

(1er juin 1857.)

15,428 d'entre vous se sont déclarés satisfaits de l'état de choses actuel; 10,416 ont déclaré qu'ils ne l'étaient pas ; ou, en d'autres termes, la majorité a voté contre l'extension des libertés publiques, et la minorité pour cette extension. Ainsi, c'est au nom de cette minorité que je viens offrir des explications à cette majorité; et je me sers du seul organe indépendant de la pensée : le livre.

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