IV
j’avais créés, pour adopter le premier le brise-pierre articulé de M. Jacobsou ; et plus lard, obéissant toujours à ma conviction, délaisser cet instrument que j’avais perfectionné, pour le percuteur de M. Heurteloup, dont le premier encore j’ai fait en France l’application. J’ai payé enfin à M. Civiale un juste tribut d’éloge pour l’immense influence qu’ont eue sur les destinées de la lithotritie les premières opérations qu’il a pratiquées.
Il est vrai que je n’ai point dissimulé ce que je pense de la spoliation des travaux intellectuels ; soit qu’elle se montre audacieusement usurpatrice, ou qu’elle se glisse dans l’ombre et se substitue par des changemens insignifians de forme aux véritables inventeurs. Je me suis toujours fait une loi de dire pour moi comme pour les autres ce que je crois être la vérité : sans doute ce n’est là que le rigoureux accomplissement d'un devoir, et pourtant l’Académie des sciences n’a pas trouvé la chose tellement commune qu’elle n’ait jugé convenable de m'accorder des éloges pour ne m’en être pas écarté. (Rapport des prix 1851.) Ces éloges, je continuerai, j’espère, à les mériter, persuadé que ce qui est droit et utile doit repousser le mensonge pour auxiliaire.
Lorsque je commençai, il y a deux ans, dans les journaux de médecine la publication des mémoires dont les extraits forment une partie de cet ouvrage, mon intention était seulement d’éclaircir divers points de la lithotritie et non d’écrire un traité de celte méthode; c est ce qui fait que je n’ai point inséré ces feuilles dans 1 ordre le plus convenable ; commandé par la pagination de ce qui déjà était imprimé, je me suis vu obligé d’intervertir les cha->
pitres ; j’espère cependant que le décousu résultant de cette circonstance pour lequel je réclame l’indulgence du lecteur, ne sera point un empêchement à l’intelligence du livre.
Si j’ai cité les noms des malades dont l’histoire est relatée dans ce livre, je l’ai fait pour répondre à certaines personnes qui croient malheureusement devoir demander cette garantie de la véracité de leurs confrères; c’est une obligation à laquelle j’ai dû obéir.
Cet ouvrage est la première partie d’une série de mémoires que je me propose de publier sur les maladies des
voies urmaires.