‹ De la lithotritie périnéale, ou, Nouvelle manière d'opérer les calculeuxChapitre 7 sur 14 · DE LA LITH0TR1TIE PÉRINÉALE · texte numérisé non relu

DE LA LITH0TR1TIE PÉRINÉALE

d'une grosse tenette; aussi je conçois qu’on abandonne difficilement cette pratique pour celle bien autrement laborieuse et peu séduisante de l’extraction successive de nombreux fragments.

Je viens d’indiquer ici une des raisons pour lesquelles la lithoclastie a rencontré jusqu’ici peu de partisans, mais il existe une autre cause bien plus sérieuse de la défaveur dans laquelle se trouve encore une manœuvre d’ailleurs si utile.

Ceux qui ont essayé de broyer les pierres par le périnée ont tous été frappés des difficultés que rencontre cette petite opération, bien simple en apparence. Les obstacles sont si réels pour ceux qui en ont l’expérience, que bien des fois j'ai, pour ma part, soupçonné des chirurgiens qui acceptaient en principe la lithoclastie pour les très-grosses pierres, de parler de cette opération plutôt théoriquement, et comme des personnes qui ne l’avaient jamais exécutée.

La lithoclastie par une plaie périnéale, qu’il s'agisse de la taille ou à plus forte raison de mon opération, qu’il faille broyer la pierre au travers d’un col incisé ou d’un col seulement dilaté, la lithoclastie par le périnée, dis-je, est une manœuvre difficile par ellcmènie ; elle est laborieuse, surtout à cause de l’insuffisance des instruments qui sont à la disposition des chirurgiens.

La lithoclastie est une question très-difficile, d'une

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MANUEL OPERATOIRE

grande importance : la solution de ce problème intéresse l’avenir et de la taille et de la lithotritie périnéale.

La lithoclastie périnéale est tout entière à faire; je dirai ici ce que j’en sais, d’après mes expérimentations multipliées sur le cadavre, et surtout d’après ma pratique.

Voyons, d’abord, en quoi consiste l’arsenal dont dispose la chirurgie.

Nous l’avons déjà dit, les anciens lithotomistes depuis Ammonius, ont plus ou moins poursuivi l'idée de fragmenter la pierre dans la vessie, comme un bon moyen de faciliter l’opération de la taille. Quelques-uns ont rejeté absolument cette pratique, le plus grand nombre ne l’a acceptée que comme une sorte de pis-aller dans les cas de pierres extrêmement volumineuses. Toujours est-il que nous rencontrons, dans l’arsenal ancien, des instruments qui étaient destinés à fragmenter les calculs de la vessie en passant par la plaie de la taille.

Celse a nettement conseillé le morcellement des pierres, mais nous ne connaissons pas l’instrument dont on se servait au temps du lithotomiste Ammonius.

Jean des Romains et son élève Marianus blâment la lithoclastie, quoique cette manœuvre fit partie du grand appareil.

Si l’on en juge d’après la réprobation formulée par

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