‹ De la logique d'Aristote (volume 2)Chapitre 13 sur 87 · I. Toir plos loio, ch. 1 1, «t a* part. 6* ]vt. des Top · texte numérisé non relu

I. Toir plos loio, ch. 1 1, «t a* part. 6* ]vt. des Top

i(^ VKBMîïSKg PARTIE.

des Arabes ; beaucoup plus récent que les deux qui précèdent, il est aussi beaucoup moins étendu, et n'est guère moins confus. On n'y trouve que titigt titres qu'on puisse rapporter à la logique; et parmi eux , il eh est quatre qui concordent parfaitement avec les nôtres: i® De Interpretâtione , qui dralecticae est secundus, i; a^ Analyticorum frîorum, a; 3^ Analyticorum postei;ioi*um , aj 4^ De Sophisticis EleUchis, i . Ainsi les Catégories n'y sont pas mentionnées , bien que l'Herméneia ioit donné pour le second livre de la dialectique ; de plus les Topiques s'y trouvent désignés sous le titre qu'ils ont dans Diogène : Topîcorum ad definitiones, Toirwcôv irpoc toùç é^pouç, mais en uH seul livre au lieu de deux. Quelques autres désignations, moins positives encore que celles-là, pourï-aient appartenir également aux Topiques; on y reviendra en traitant spécialement de cette partie de rOrganon.

Après ces trois catalogues qui prétendent à une énumération complète des ouvrages d'Aristote , il Convient d'examiner les trois autres qui n'ont point directement cet objet; mais dont l'importance n'est cependant pas moindre. On a déjà dit plus haut que ces classifications , admises à la fin du cinquième siècle dans les écoles péripatéticiennes, étaient sans doute fort antérieures à cette époque, et qu'elles remontaient jusqu'à la récensîon d'Andronicus de Rhodes, au temps dé Cicéron. Elles vont du reste toutes les trois nous offrir un caractère particulier.

DB h* AJJTBÈSmcai 0B t'OBOANON. — CHAP. DI. S-l

Dans son commentaire sur les Catégories, et dans ses prolégomènes, Ammonius passatit eti revue tous les ouvrages du Stagirite , les partage de diverses manières , dont Tune consiste à rëcon* naître dans cet ensemble : des travaux inachevés , des notes prises pour mémoire, rà ûxopLvvif^aTtxà, et des travaux qui ont reçu la dernière main to «vrrayitaTixa. Ceux-ci se divisent en trois clauses, Se^pTiTixà, TTpoucTucà, opyovtsca. Cette dernière, la seule qui noua intéresse , se subdivise elle-même en trois sections : i^ sur les principes de la méthode , les Catégories , FHerméneia , et les deux Uvres (ol iuo Xoyoi) des Premiers Analytiques (tGv icp^<iav ÀvotX.); a^ la méthode même, comme les Derniers Analytiques (Ciç'epa *AvaX.),les Topiques (ol t^icm), les Réfutations des sophistes, et la Rhétorique ( PuTùpixai Téjyat, ) , et selon quelques-ims la Poétique; 3** tous les autres ouvrages qui contribuent à nous faire connaître plus complètement la méthode, et entre autres la théorie des paralogîsmes '.

David TArménien, qui paraît contemporain ^Ammonius, et dont le commentaire traite les mêmes points , reprend les mêmes idées puisées aux écoles d'Athènes. Il classe les ôpYotvtxà au même rang, et y admet trois divisions analogues : i® Ta

I. On a eoBsem terapoleoftement Tordre même des interprètes. M. Slalir a pcat-étre en tort, dans son tableau , de placer les Premier» Aaalyt. avant I^erméneia , contre Tindication d*Ammomiu y Aristoi,t.ft,p.a54. •

irpô T^ç [^eOtôou xal rriç âiro^ei^ecdç , ce sont les Catégories , rHerméneia, les Premiers Analytiques; a^ Ta $à aùrnv tyIv pido^ov aTTO^ei^ecoç ^b$a<ncovTay ce sont les deux livres des Derniers Analytiques : David dit seulement toc ^6o 'Ava^uTixa, mais l'indication antérieure des Premiers Analytiques montre assez qu'il s'agit ici des derniers; 3° Ta û7ïro5uo(iieva aÙT^iv Tinv awo&fitÇtv , ce qui emploie la démonstration même , les Topiques (Ta Towwca) , la Rhétorique , les Réfutations des sophistes et la Poétique.

On voit qu'entre David et Ammonius , les différences sont fort légères et méritent à peine d'être remarquées.

L'énumération de Simplicius est presque pareille ^ mais elle est un peu moins complète ^ et l'ordre est autre. Après avoir placé les Organica au même rang, Çimplicius les divise : i^ irepi aÙT^ç vfïç â7co$£ixTi)c^ç (jLeOo&ou. Il ne désigne en particulier aucun ouvrage ; mais évidemment il s'agit des Derniers Analytiques consacrés tout entiers à la théorie de la démonstration ; o? irepl tôv irpo aÙT^ç T^ç aTToJetxTix-^ç jieOoiou, Premiers Analytiques, Her- ' méneia, Catégories; 3® Ttepl tûv tyiv âTro&eiÇtv utto- ^uo(i.evû)v , les Topiques (oi tottoi), les Réfutations des sophistes et la Rhétorique.

Une remarque qui frappe tout d'abord , c'est la concordance de ces trois catalogues : il s^agit certainement ici d'une division admise dans l'École , sanctionnée par de graves autorités , et dont il n'est pas permis de s'écarter.

DB VAVTBKSTUnri M L'OBGANON. «- CHAP. lO. 55

Une seconde remarque plus importante, c'est qaece triple catalogue de TOrganon, ou pour mieux dire tôv opyovixûv , ^'est autre que celui que nous possédons. On peut dire, il est vrai, que ni Ammonius, ni David» ni Simplicius, n'ont prétendu donner un catalogue complet des ouvrages lo-, giques , comme Diogène et l'Anonyme , et d'après eux les Arabes : mais on peut répondre qu'il serait aftnftins fort singulier que , comprenant dans l'Organon des ouvrages qui ne s'y rapportent que de très loin, comme la Rhétorique et la Poétique , ils n'y eussent point fait entrer, à plus forte raison , tous les autres livres dont le titre seul , dans Dio^

gène et ses imitateurs, suffit à indiquer la nature logique et la place incontestable, par exemple les

luXkorfiaiui d et les iDXkoyvcfim P'.

On peut donc admettre, et probablement sans aucune crainte d'erreur, qu'au temps d'Ammonius, à peu près à la fin du cinquième siècle , l'Or* ganon était composé comme il Test de nos jours , c'est-à-dire de six parties, capitales ; et que , par suite de théories particulières sur la division générale de la philosophie , l'École joignait à ces six parties deux autres ouvrages que nous possédons aussi, la Rhétorique et la Poétique, mais que nous classons différemment.

Reste toujours, il est vrai, à expliquer le catalogue de Diogène , qui ofire ici , comme pour le reste des ouvrages aristolétiques , tant et de si I. 3

51 i>k£iitMfe pâHtie.

graves difficultés. On tâchera d'en levei- quelquei unes y en montrant comment plusieurs des titr< donnés par Piogèrie , pour ceiii d*ôUvràges di tincts , ne désîghént probablement que dm pai'ti d^ouvrages tels que nous les avons maintenant. • Ce qu'il importe surtout de remarquer ici , c*€ que ces deux espèces de catalogues, dont Fui procède dé céliii de Dîogène , et Tautré de cel d'Âmmônius, n'ont que très peu de points de co tact, et viennent de sources différentes. Le cal logiie de l'école péripatéticienne me semble à toi égards préférable à celui d'un compilateur, qui pris de toutes mains et sans beaucoup de discert ment. Dans l'École , au contraire , de grands tr vaux de critique avaient été entrepris dept Andronicus et Adraste d'Aphrodîse, sur les œuvr du maître. On avait cherché à en obtenir des éc tioiïs plus correctes , à les disposer dans un me leur ordre, aies éclaircir de toute manière. Amm nius, David, Simplicius, sont les représentai directs et authentiques de ces profondes invès gâtions. Piogène ne peut prévaloir contre de tell autorités ; il est certain , par l'inspection, seule ( son catalogue , qu'il n'a point profité de la classi cation d' Andronicus, qui cependant, comme le c Porphyre * , avait divisé les ouvrages d'Aristo en parties distinctes , et avait réuni , sous un méc chef, les matières analogues, éiç 7rpaY[i.aTeîac Siel

t. Porphyre, ne de Plotin, ch. 34-

m t'AtTBBNTIClTÉ PB L'OKGAfTON. — CHAP. lU. M

tàç wuiet^ hm6io€%^ tU tcdyth cuf^aydtrfA^ ! on SSAt i|U9

ces parties diverses composaient iq irpayiiiaTeàt Xeyyi^if^ Il xfttfyuoLTtU ifiixMj etc. Diogène n'a pas profité davantage des travaux d'Àdraste d'Aphrodise sur Fordre des ouvrages d'Aristote.

On a peilsé qilê tHogène s'étaît sër^ J^oiir composer son catalogue de celui de la bibliothèque d'Alexandrie: ceci semble peu ^obable si Yoh s'arrête d'un côté à la confiision de ce travail , et si, de Faotre, on $e rappelle la scrupuleuse exactitude , le soin fellgietit des grammairiens d'Alexandrie j fondateurs du Canop littéraire. Cette conjecture eu* pendant settouve appuyée, bien qu'indirectement, parunpassage de David l'Arménien 'i qui assure que Ptolémée Philadelphe avait &it xm catalogue des ou-^ vrages d'Aristote ^ oà ils étaietit portés à mille* H est évid^it qtfe ce travail était fort erroné, et c'est peot-etre eelui«làque Diogène aura suivi. Quelques imes des remarques qui vont suivre rendront encore plus certaine , et par conséquent moins excnsahle, la négligence de Diogène Laêrce. On y insiste ici d'autant plus, que c'est sur son catalogue que les adversaires du péripatétisme, auXYI^siècle, se sont appuyés principalement pour révoquer en doute la presque totalité des ouvrages aristotéliqnes, et qu'ils se sont attachée à ces documenta

1. Ucrid prolcg. «ox catég. Manoscr. fgSg, cfa. x. tin peo plus Ion, dap. a, DaTÎd répète la même aasertion; nuda, cette foia, il ■'appm de rantorité d'Androtticaa , et n«D fklaf de «eUe de Ptol^ée.

96 rànojto JPA&TII.

imparCaits comme aux seuls qui méritassent de Ëdre autorité*

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