‹ De la logique d'Aristote (volume 2)Chapitre 14 sur 87 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

De quelques preufes de raathenticité de rOi^non*

A coté des catalogues qui ont un objet tout spécial, on peut placer les citations des diverses parties de rOrganon qu'on retrouve dans Fantiquité. Ces citations isolées, ont d'autant plus d'importance qu'il est probable qu'elles ont toutes été faites directementy d'après l'ouvrage auquel elles s'appliquent ; et il serait impossible de soutenir que Diogène et ses imitateurs eussent sous les yeux tous les livres dont ils donnent la sèche nomenclature.

On sait par une multitude de témoignages irré-^ ensables que les premiers péripatéticiens , et Théopbraste entre autres, avaient fait des ouvrages logiques qui portaient le même titre que ceux d'Aristote , et traitaient des mêmes objets. Ainsi on retrouve, par exemple, dans les ouvrages de l'école péripatéticienne , qui suivit immédiatement Aristote, des Catégories, des Herméneia, des Analytiques premiers et derniers , (wp^repa xal Sçepoc) ^ des Topiques, des Réfutations des sophistes. Dans

i« Voir Stahr, ArUtot, »« p. 9$ et 91.

DM L'aUTHBNTICIT6 ht l'OBiGAlfON. — CHAP. IV. 57

fécole sloîcienne^qui s'occupa beaucoup de logique, mais qui ne fit que suivre les traces d'Aristote , on retrouve également des titres pareils. Cette concor* dance n'a pas certainement grand poids pour établir l'authenticité de l'Organon : toutefois on aurait tort de n'en tenir aucun compte.

De Théophraste à Cicéron , il ne reste aucune indication'directe des ouvrage&logiques d'Axistote. Cest que presque tous les travaux des Alexandrins ont péri. Toutefois il n'est guère [possible de doutar que la grande bibliothèque d'^exandrie ne pos* sédât dès cette époque tous les ouvrag*es du Stagirite y et en particulier tous ses ouvrages logiques. Cest ce que M. Stahr ' a cherché à prouver, et il parait avoir réussi. Un passage d' Ammonius ' nous aj^rend formellement que les Catégories et les Analytiques (premiers et derniers) se trouvaient à Alnandrie. a On assure , dit-il , que dans la grande «bibliothèque on trouva quarante livres des Anar « Ijtiques et deux des Catégories. Il fut décidé, par «les interprètes, que ce livre des Catégories que «nous possédons était bien celui d'Aristote, et « qu'il n'y en avait que quatre des Analytiques qui «fan appartinssent. » Simplicius , sans rapporter explicitement ce £ût, parait cependant l'avoir connu, et semble y faire allusion en disant qu il existait un autre livre des Catégories , attribué à

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