‹ De la logique d'Aristote (volume 2)Chapitre 26 sur 87 · Voir dans k aèëoftdé {«nief cH · texte numérisé non relu

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Dt l'aUTBEIITIGITB de l'OBCAKON. t- CHAP. ¥« 59

de corriger les fautes nombreuses qui le déparaient dans les éditions précédentes.

Cette déclaration si formelle d'Ammonius ne panit point avoir attiré Tsittention des commentateurs; et cette cinquième partie de l^erméheia a été généralement admise comme les quatre pre-' mières. Il est certain que la théorie de l'opposition vraie des propositions qu'elle renferme , est tout-à-fait indispensable; et comme Ammonius ne donnait aucun £iit décisif à l'appui de son assertion , on n'a point cru devoir s'y arrêter.

Le traité dept éppveiaç a été y comme les Catégories , Tobjet de nombreux commentaires '. Aspasius , Alexandre , l'avaient expliqué ; Galien ^, d'après son propre tétnoignàge, avait fait trois livres de commentaires pour l'éclaircir : enfin l'Herméneia se trouve mentionnée dans tous les catak^oes cités plus haut, et l'on peut remarquer qu'aucun ne varie sur le nombre des livres ; partout FHerméneia est composée d'un seul. On verra plus tard comment les commentateurs latins lui en ont donné deux \ Apulée , comme on l'a déjà dit 9 en a fait un extrait qui nous reste ^i

3^-4^ Les jdîuUjrtiques premiers et derniers.

Aucun doute sérieux ne paraît s^étre élevé sur

I* BcMoei opcnif p. 991*

a. Gâlien, Uifl vSt* i^tciv PcQlimv Tpcfn* «p. tt , p. 4S. 3. Voir dans cette première partie, èh. 6, pag. 6o. 4* Apdéè y opcn » p. 119 ft «qW.

56 piŒifisiLB PAsme.

l'authenticité des Analytiques. C'est la partie principale de la doctrine d'Aristote , celle à laquelle toutes les autres se rapportent; c'est la plus originale y et par conséquent la moins contestable. On a déjà vu plus haut ' que les Analytiques se trouvaient à Alexandrie, et que les interprètes" attiquesy appelés à se prononcer sur les quarante livres différents de cette théorie , n çn avaient admis que quatre : ce sont ceux que nous possédons , comme l'attestent une suite irrécusable de ^ témoignages , dont le plus ancien est le commentaire d'Alexandre d'Aphrodise sur le premier livre des Premiers Analytiques. ^

5^-6^ Les Topiques , les Réjutatians des sophistes.

L'authenticité des Topiques est prouvée pai l'ouvrage de Cicéron sur le m^me sujet, biec qu'il offre avec celui d'Aristote; des différences assez considérables; elles s'expliquent, du reste suffisamment: par \^ manière même dont l'orateui romain l'avait composé, écrivant de mémoire et au milieu des distractions d'une traversée ^ Quelques adversaires du péripatétisme , ai XVI® siècle, ont t||||P|oup insisté sur les diffé rences des Topi<^^^xle Cicéron et de ceux d' Acis tote. On appréciera plus loin la valeur de cet ai

s. Voir p).iu haut, pages 3; et 38.

a. Voir h lettre de Cicéron k Trébatiiu, ^ictol, lib. 9, «{lUt. 19,

0B L'ACTBBNTiaTÉ DJJS L ORGAXON. — - CHAP. ▼. 57

gument '. Les {Xsypi oof tçuiol se lient essentiellement aux Topiques , et Ton a déjà remarqué que la connexion était établie jusque dans la forme grammaticale, puisque ce second Traité commence par la conjonction ^è qui indique une liaison nécessaire avec ce qui précède. On peut £Mt bien n'attacher qu'une mince importance à ce rapprochement tout matériel , et qu'un copiste, un commentateur, aurait pu facilement établir de sa seule autorité ; mais il convient d'en donner une fort grande à la liaison logique de ces deux traités; car il est incontestable qu'en ce sens les Réfutations des sophistes sont la suite et le complément des Topiques.

Aucun doute n'a été soulevé par lès anciens commentateurs contre les Topiques et les Réfutations des sophistes. Seulement, ainsi que pour les Analytiques^ le nombre des livres varie dans les divers catalogues; mais ces différences, qui ont été exposées plu^ haut^, ne sont point de nature à compromettre l'authenticité de ces ouvrages.

CHAPITRï; SIXIEME.

De ranthenticitë de TOrguion d'après les Latins.

On conçoit sans peine que chez les Latins, les témoignages en &veur de l'authenticité de l'Orga-

1. Toir plofl loin dAnc eette première partie, ch. 7i pag, 64* ». Toir plus haur, pag. »S et anÎT.

9S P&XUlÈbE PAATIE.

non doiVehtêtre beaucoup moins nombreux, beaucoup moitié graves que chez les Grecs. Ceux qu on y rencdnti*e tie soût pas cependant sans itnpor- . tancé. On a vu que le plus ancien dans Tordre des temps est celui de Cicéroii : Apulée , comme Font prouvé quelques citations antérieures , vient dprèb Cicéron. Un peut indiquer encore, parmi tes otivrages parvenus juscju'à nous , Tanalyse fort etaclè et fbrt élégante des Catégories qu'on a attribuée, mais à tort, à saint Augustin, et qui n'a pas peu contribué à populariser, dans le moyén-âge et dans le sein de l'Église, Tétude de Ta logique d'Aristote. On peut placer encore vers cette époque plusieurs Commentateurs latins dont les ouvrages sont perdus, mais que mentionne Boêce^ : tel est Viclorinus qui avait traduit et probablement commenté l'Introduction de Porphyre. Boêcè nous a conservé la traduction de Victorinus en là commentant lui-même. Ce Vîctorinus est sans doute le même que Mârius Victorinus , auquel Cassiodore attribue un Traité spécial et fort complet sur les Syllogismes *. Végétius Prœtextatus , au rapport de Boéce ^, avait traduit en latin la paraphrase qu'avait faite Thémistius sui les Prcimiers et Derniers Anéily tiques. Un Albinus

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